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Date : 14 septembre 2005
par  Giselle Penat

Accueil > Bloc infos  > Cancer du poumon

Cancer du Poumon

d’après La Ligue contre le Cancer (2005)

Article principal complété en DECEMBRE 2009

INFORMATIONS PUBLIEES DANS LE JOURNAL NICE-MATIN

Progrès thérapeutiques. Certains cancers du poumon peuvent désormais bénéficier de traitements ciblés selon le type de mutations génétiques identifiées.

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Cancer du poumon

POUMON

Ce cancer est en progression constante en France (20 000 cas en 1995 - 40 000 d’ici 20 à30 ans), et dans le monde les cancers du poumon sont aujourd’hui la première cause de mortalité par cancer. La consommation de tabac est le principal facteur de développement de la maladie. Aussi la prévention (lutte contre le tabagisme) constitue la meilleure des armes contre ce cancer.

DEUX TYPES DE CANCERS DU POUMON :

Leur origine est soit une cellule cancéreuse qui s’est développé à partir des bronches (on parle alors de cancer primitif du poumon), soit une métastase issue d’un autre organe malade.

Il existe deux familles distinctes de cancers du poumon, caractérisées par l’aspect morphologique des cellules malignes qui les constituent.

  1. les cancers "petites cellules" (PC) ou "grains d’avoine" représentent 20% des cas recensés.
  1. les cancers "non à petites cellules"(NAPC) constituent une entité hétérogène comprenant différents types de cellules. Ils représentent 80% des cas recensés. Leur évolution est plus lente.

LES CAUSES DES CANCERS DES POUMONS :


*les risques du tabac

La consommation de tabac est un facteur déterminant dans le développement des cancers du poumon.

La proportion de ces cancers directement causés par le tabac est de 65% chez la femme et 85% chez l’homme.

La durée (nombre d’année pendant laquelle on a fumé) est plus déterminante que l’intensité (nombre de cigarettes consommées par jour).

Ainsi les risques sont plus importants chez un fumeur "moyen" pratiquant depuis 30 ans que chez un gros fumeur pratiquant depuis 10 ans.

Quel que soit le nombre d’année depuis lesquelles il a arrêté, un ancien fumeur demeure plus exposé qu’un individu n’ayant jamais fumé. Vingt ans après l’arrêt, le risque est encore 4 fois plus important que pour un individu n’ayant jamais fumé.

Le tabagisme passif : c’est à dire pour une personne ne fumant pas, l’inhalation régulière de tabac au contact d’un fumeur (bureau, domicile) multiplie les risque de développement de la maladie.

Ainsi un "tabagisme passif" augmente de 35% le risque de développer la maladie par rapport à un non fumeur n’ayant pas de fumeur dans son environnement.

L’impact du tabagisme passif est d’autant plus important que l’individu subissant la fumée d’autrui est jeune (enfant de parents fumeurs).

A Savoir : Le développement du tabagisme féminin provoque depuis quelques années un accroissement du nombre de cas dans la population féminine.

La tabagie étant de plus en plus précoce, les cancers du poumon touchent des individus toujours plus jeunes (40-65 ans).

Autres facteurs de risque : On estime à 10% la proportion des cancers du poumon liés à la pratique d’une activité professionnelle. Le nombre de cas est supérieur à la moyenne chez les professionnels en contact avec de l’amiante, l’arsenic, le nickel, le chrome, les goudrons, le radon (mines d’uranium), la peinture etc... Dans une moindre mesure c’est le cas également de la pollution ambiante pour les habitants d’une grande ville.

La combinaison des facteurs de risques (tabac + activité professionnelle à risque) multiplie la probabilité de développement de la maladie.

COMMENT LES RECONNAÎTRE ?

Les symptômes susceptibles de révéler un cancer du poumon sont multiples et de nature très différente.

Qu’ils apparaissent comme des troubles "normaux" causés par la consommation de tabac ou qu’ils se manifestent dans des parties du corps éloignés des bronches, ils ne sont pas toujours identifiés par les malades comme des signes de cancer.

De manière générale, les affections chroniques du fumeur, mais aussi d’autres symptômes indirects, constituent des signaux d’alarme. Dans tous les cas il faut immédiatement consulter un médecin.

SIGNES DIRECTS

  • infections pulmonaires récurrentes
  • pleurésie
  • essouflement
  • toux chroniques, crachat de sang
  • modification de la voix (enrouement)
  • douleurs au niveau du thorax ou des épaules, irradiant dans le cou ou un bras


SIGNES INDIRECTS

  • altération de l’état général (fatigue, anémie, fièvre, amaigrissement)
  • oedèmes dans la partie supérieure du corps (visage, cou)
  • déformation des doigts et des ongles
  • ganglions dans la partie basse du cou, ou dans les salières (creux derrière les claviciles)

Enfin le dépistage de métastates au ceveau, au foie, ou dans les os peut également révéler l’existence d’un cancer du poumon primitif.

DIAGNOSTIC

L’établissement d’un diagnostic recquiert une série d’examens. Ceux ci permettent de définir avec précision la nature et le stade de l’’ffectoin, et de ce fait, le traitement le mieux adapté.

La première étape est la radiographie du thorax, de face et de profil. Une tâche sombre et irrégulière, un voile (provoqué par l’aération insuffisante du poumon) ou un épanchement pleural (présence d’un liquide opaque dans la plèvre, à la base du poumon) sont révélateurs d’une affection cancéreuse et inciteront le médecin à poursuivre ses investigations.

Plus précis que la radiographie, le scanner permet, dans un second temps, d’observer des lésions de plus petites tailles et d’examiner des zones invisibles à la radio, telles que le haut du poumon ou le médiastin, situé entre les deux poumons et masqué par l’aorte.

Enfin la fibroscopie bronchique offre la possibilité d’explorer les bronches au moyen d’un fin tuyau muni muni d’une minicaméra vidéo. L’introduction d’une petite pince permet de prélever une partie de la tumeur pour l’analyser en laboratoire.

à la fibroscopie bronchique n’est pas douloureuse, elle peut s’effectuer sous anésthésie locale.

Le patient doit impérativement s’abstenir de fumer durant les 24 heures précédant l’intervention. Il doit être à jeun depuis 4 heures.

COMMENT LES TRAITER ?

Le traitement d’un cancer du poumon dépend de la nature et du stade d’évolution de la maladie. Globalement on peut distinguer le traitement des cancers "NAPC" et celui des "PC"

- le traitement des cancers NAPC

La chirurgie est le traitement le plus efficace pour ce type d’affection, mais n’est pas toujours possible. En effet, sa mise en œuvre dépend dépend de l’aptitude physiologique du patient à supporter une intervention chirurgicale ainsi que de la possibilité pour le chirurgien de retirer l’ensemble de la tumeur.

Avant de prendre la décision d’opérer, le médecin étudie l’état de santé général du malade : présente-t-il des problèmes cardiaques ?

Ses capacités respiratoires sont-elles suffisantes pour supporter l’ablation de tout ou partie d’un poumon ? Il faut noter que l"âge physiologique" du malade est indépendant de son âge réel.

Certains patients de 70 ou 80 ans présentent un excellent état de santé général et supporteront sans difficulté une intervention chirurgicale.

Par ailleurs le spécialiste effectue un certain nombre d’examens afin de voir si la tumeur peut être entièrement retirée : il s’agit de la localiser précisément (certaines localisations sont plus difficlement accessibles que d’autres) et de dépister la présence éventuelle de métastatses à proximité ou dans d’autres parties du corps, telles que l’abdomen, le cerveau ou les os. Si l’état général du malade et le développement de a tumeur le permettent, une opération est effectuée par un chirurgien spécalisé.

L’intervention est la plus "économique" possible : il s’agit de retirer l’ensemble de la tumeur avec le lobe attenant, tout en préservant la plus grande partie du poumon. Si l’extension de la maladie l’exige, l’intervention peut être précédée de quelques scéances de chimiothérapie.Après l’opération, le médecin peut également prescrire des scéances de radiothérapie ou de chimiothérapie en fonction du stade constaté de la maladie.Si la tumeur ne peut être entièrement retirée, une chimiothérapie sera proposée, associée parallèlement, ou dans un second temps, à une radiothérapie. Si le patient est dans un bon état général mais présente plusieurs métastases, la chimiothérapie est le traitement le mieux adapté.

Si le malade est très affaibli, le médecin prescrit un traitement symptomatique.

  • les traitements symptomatiques

au cours des dernières années, les traitements des symptômes (traitements palliatifs) des cancers du poumon ont connu d’importantes avancées, notament dans le domaine de la douleur, et de l’insuffisance respiratoire. Les médecins disposent aujourd’hui de sédatifs ainsi que de moyens très sophistiqués permettant par exemple la désobtruction des bronches par laser ou la mise en place de prothèses dans les bronches ou la trachée.

Par ailleurs de nouvelles substances permettent de lutter contre la perte d’appétit parfois consécutive à la maladie. Enfin, le cacer du poumon s’accompagnant dans la majorité des cas d’autres lésions ( métastases cérébrales, osseuses etc...) les traitements symptomatiques actuels prennent en compte la maladie dans toutes ses dimensions.

- le traitement des cancers PC (petites cellules)

A la différence des cancers NAPC, les cancers PC sont toujours taités de manière médicale.

S’ils ne font pas l’objet d’intervention chirurgicale, ce n’est pas parcequ’ils sont "plus graves" mais simplement parce que leurs cellules se comportent différemment. En effet, 70 à 80% des cancers PC réagissent positivement à la chimiothérapie mais ont tendance à récidiver dans un délai variable.

Pour prévenir la récidive, la radiothérapie peut être employée dans le traitement des formes localisées de cancers PC.

Par ailleurs les traitements par irradiation du cerveau sont préconisés pour prévenir les métastases cérébrales.

  • chaque année l’arsenal thérapeutique s’enrichit de nouvelles drogues plus actives ou moins toxiques à efficacité égale.

LE SUIVI POST TRAITEMENT

Après une opération, il est conseillé d’effectuer une surveillance régulière par scanner et/ou par fibroscopie. Dans le cas d’un cancer PC ou d’un cancer NAPC non opérable, les examens seront plus fréquents.

COMMENT LES PREVENIR ?

Le coût élevé des procédures de dépistage et la fréquence à laquelle devraient y être soumis les individus "à risque" rendent difficile la mise en place d’un système de dépistage efficace. Aujourd’hui 5% seulement des cas de cancer du poumon sont détectés précocement à l’occasion de radiographie de "routine". Prévenir les cancers du poumon c’est donc avant tout éviter de s’y exposer, en proscrivant les pratiques qui les favorisent, comme la consommation de tabac.

Ce document est issu de la brochure de "la ligue contre le cancer" "les cancers du poumon" rédigée avec l’aide du Docteur Pierre Ruffié.

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DECEMBRE 2009

ARTICLE PARU DANS LE JOURNAL NICE-MATIN

Nancy CATTAN

Progrès thérapeutiques. Certains cancers du poumon peuvent désormais bénéficier de traitements ciblés selon le type de mutations génétiques identifiées.

La directive de l’Institut national du Cancer (InCa) est claire : tous les centres hospitaliers universitaires et les centres de lutte contre le Cancer devront désormais se mettre en ordre de marche pour rechercher des mutations génétiques chez les patients atteints par un cancer du poumon.

A l’origine de cette directive, une observation capitale : la présence, au cœur de certaines tumeurs pulmonaires, d’altérations génétiques en cause dans le développement du cancer. « Cette observation a permis d’envisager la mise en œuvre de thérapies ciblées, capables d’atteindre précisément ces “défauts génétiques” et de ralentir la progression tumorale », relate le Pr Paul Hofman, responsable du Laboratoire de pathologie clinique et expérimentale de l’hôpital Pasteur de Nice.

Ces traitements « personnalisés » ou « à la carte » sont disponibles depuis peu de temps. Et la bonne nouvelle, c’est qu’ils semblent améliorer le pronostic de la maladie : « Il est prématuré de dresser des conclusions définitives, faute de données suffisantes. Mais on dénombre, quatre ans après les premiers essais avec ces nouvelles thérapies, un certain nombre de malades toujours vivants alors que leur espérance de vie n’excédait pas quelques mois avec la chimiothérapie classique. »
Même chez les patients qui n’obtiennent malheureusement pas de gain en termes de survie, « ces thérapies ciblées augmentent nettement le confort de vie », selon le praticien.

Thérapies ciblées réservées aux stades tardifs de cancer

Le préalable à la mise en œuvre de ces traitements est la détection des différentes mutations grâce à un séquenceur. Le Laboratoire de pathologie clinique et expérimentale du CHU de Nice vient de s’équiper d’un matériel hautement performant, en termes de sensibilité, un pyroséquenceur : « Grâce à ce type d’appareil, la probabilité de passer “à côté” d’une mutation devient quasi nulle », se réjouit le Pr Paul Hofman. Les principales mutations aujourd’hui recherchées dans les biopsies pulmonaires ou les pièces opératoires sont celles du récepteur d’un facteur de croissance bien connu (EGFR), et plus récemment de KRAS, déjà recherchée dans les cancers du côlon : « D’autres mutations restent à découvrir et leur détection pourra permettre dans un avenir plus ou moins proche de laisser espérer de nouvelles thérapeutiques », précise le pathologiste.

Les traitements ciblés sont réservés aux stades tardifs de cancers du poumon – les stades précoces bénéficiant d’une seule chirurgie sans chimiothérapie. Sont concernés les patients non opérables, ceux qui ont des ganglions atteints, découverts après l’intervention chirurgicale et enfin ceux qui présentent des métastases après une première opération. Lorsque l’analyse génétique de la tumeur révèle chez ces personnes la présence de l’une des mutations bien identifiées à ce jour – un quart des cas – une thérapie ciblée peut être proposée.
« Je suis convaincu que dans l’avenir, lorsque l’on aura encore progressé dans la recherche de mutations, tous les patients auront accès à ces nouvelles thérapeutiques personnalisées, note le Pr Paul Hofman. Et il n’est pas impossible que l’on transforme alors un des cancers les plus meurtriers aujourd’hui, avec 25 % de survie à 5 ans tous stades confondus, en une maladie chronique, comme c’est déjà le cas pour certaines leucémies ».

ncattan@nicematin.fr

Réactions à l'article :
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  • Cancer du Poumon
    12 novembre 2008, par Fillette

    Bonjour, il y a un mois, on a diagnostiqué un adénocarcinome à ma maman. La tumeur est située dans le lobe inférieur du poumon gauche. Elle a 5 métastases cérébrales vues à l’irm(+ certainement des petites qui ne sont pas encore visibles). Elle a eu 5 séances de rayons pour essayer de nécroser ses métastases. Ils doivent lui refaire un irm cérébral d’ici 1mois et demi pour voir si les rayons ont été efficaces ou non.
    Elle a également des ganglions au niveau du médiastin(ce qui est très mauvais signe), mais pour l’instant, les os ni d’autres organes ne sont touchés. Elle commence la chimiothérapie demain( carboplatine+alimta) à compter d’une cure toutes les 3 semaines. 4 cures sont prévues avant d’évaluer "l’efficacité".
    Ma maman est très lucide sur sa maladie, et sais qu’elle ne connaitra certainement pas l’année 2010. Elle essaye donc de mener à bien les projets qu’elle s’était fixés avant d’apprendre le diagnostic, et de profiter un maximum de la vie. Sa réaction face à la maladie m’aide beaucoup. En effet, le fait qu’elle ne regrette rien, qu’elle n’ait pas peur de mourir, et qu’elle réagisse comme ca m’aide à accepter que c’est comme ca et pas autrement, et que (comme elle dit), la mort n’est qu’une question de date (si c’est pas maintenant, c’est pas plus mal, mais si c’est tout de suite, et bien, allons y.). Je peux paraitre horrible à dire ce genre de choses, mais je commence à comprendre ce qu’elle pense, même si ca ne soulage pas pour autant toute la souffrance qu’on peut ressentir dans des périodes si difficiles.
    Je suis toute jeune et j’ai du mal à imaginer que je ferai ma vie sans ma maman, qu’elle ne me verra jamais mariée, qu’elle ne connaitra jamais mes enfants, qu’elle ne sera plus là le jour ou j’obtiendrai mon diplome... La vie est tellement mal fichue !
    Une chose est sure, je vais me battre pour rendre ses derniers mois le moins difficile possible, et je me battrai pour qu’elle soit heureuse jusqu’au bout !
    Je souhaite bien du courage à tous les malades et leur entourage... Et profitez tant que vous pouvez pour ne jamais avoir de regrets.

    • Cancer du Poumon
      16 novembre 2008, par Giselle Penat

      Bonjour,

      Je partage votre point de vue : mettre tout en oeuvre, déplacer des montagnes pour nos malades en fin de vie et leur apporter non seulement le confort physique maximum, mais le confort moral en partageant leur chemin dans un véritable accompagnement. Et nous le pouvons. Vivre chaque instant pleinement.

      "Alors que la mort est si proche, que la tristesse et la souffrance dominent, il peut encore y avoir de la vie, de la joie, des mouvements d’âme d’une profondeur et d’une intensité parfois encore jamais vécues".
      Marie de Hennezel - La mort intime, ceux qui vont mourir nous apprennent à vivre -

      Je vous renvoie aussi à mon message posté dans la rubrique du cancer de l’amiante.

      ... A chaque jour suffit sa peine, et là il ne faut pas anticiper : il faut oublier de nous projeter, vivre seulement chaque jour comme il se présente. Ne pas imaginer le pire, garder toujours cette médiane et prodiguer tout l’amour dont nous sommes capables aux nôtres, vivre chaque moment avec eux le plus intensément possible. Ce n’est pas facile et cela demande en fait un gros travail sur soi et une adaptation permanente ainsi qu’une remise en question, marcher toujours selon le pas du malade, ne pas précéder la maladie. Ne pas vivre forcément un deuil prématuré ou anticipé. Vivre ce qui est donné de toutes nos forces, aimer les nôtres et le leur dire.

      Dans la vie, il est des expériences qui se vivent mais qui restent intransmissibles. Tous les mots que l’on peut utiliser ne sont que bien pauvres, face à ce que l’on ressent, ce que l’on vit donc. Face à cette vie, si les mots sont pauvres, les forces peuvent également manquer. Et pourtant, tant qu’il y a vie, il y a espoir, et tout espoir induit sourire. Chacun a besoin de sourire, pour lui-même comme pour celles et ceux, les Autres, qui ont besoin de recevoir des messages par sourires interposés. La vie à laquelle on s’accroche, d’autant plus fort qu’on a peur qu’elle nous échappe, pour nous comme pour les autres, cette vie qu’on a pu donner et qu’on ne maîtrise en rien, EN RIEN ! Là aussi est la dureté de la vie, dans ces expériences subies. Pourtant, reconnaissons qu’elles recèlent des forces insoupçonnées, immenses, au moment où justement il s’agit, plus qu’à tout autre moment, de ne pas céder, comme si l’on était seul à supporter l’édifice. C’est en partie vrai, considérant que, placé au centre de son propre monde, on se doit de tenir ce que l’on a à tenir, et chaque parcelle de vie en fait partie. Mais (car toutes les situations il y a des « mais ») nous ne sommes que des humains, des HUMAINS. Le « que » précédent est superflu : nous sommes des humains, et ce n’est pas rien. La vie avance, sans que l’on sache toujours où elle nous entraîne. A chaque virage est une surprise, certaines dont on se passerait, d’autres qu’on ne regrette pas. Notre force d’HUMAIN réside dans cette capacité à sans cesse regarder devant tout en vivant avec son passé. Telle est la vie, celle des HUMAINS, notre vie. Ces mots ne sont rien, sinon … quelques mots, seulement des mots. Ils se veulent simples, des mots de vie.

      En fait notre rôle est avant tout de donner au malade l’opportunité de laisser une image, une trace de soi. C’est un signe que nous accompagnants de l’ombre pouvons réussir à leur donner cette dignité, à les aider à accepter cette image d’eux-mêmes. L’image du corps a été dépassée pour atteindre une perception positive de soi. Le regard que l’on porte sur eux est à cet égard déterminant, il les aide à retrouver cette sensation d’intégrité et de bien être. Et c’est important. La mort reste une écharde douloureuse plantée au cœur de notre humanité, un redoutable point d’interrogation , surtout quand elle véhiculée par le cancer.

      Comme je l’ai souvent écrit : Dans le cas où les traitements visant à guérir le malade ne sont pas efficaces, il ne faut pas baisser les bras pour autant. Mais il est primordial d’assurer le confort du malade : physique mais aussi moral. Confort physique : c’est soulager la douleur et tous les symptômes qu’il peut présenter, et c’est le rôle du médecin traitant. Confort moral : c’est être présent, témoigner de son affection, de son amour. Répondre à ses questions, quelles qu’elles soient. Essayez aussi de lui parler d’autre chose que la maladie : de ce qui l’intéresse, l’amuse. Racontez lui des anecdotes personnelles... Bref, tout en partageant son chemin, donnez lui un peu d’espace de vie.

      En fait, il nous faut toujours adapter notre pas sur celui du malade. C’est cela accompagner.

      Comme l’a si bien écrit, J.F.Deniau, atteint lui même du cancer qu’il a combattu ou disons avec lequel il a vécu durant de longues années "La volonté d’espoir quand il n’y a pas d’espoir s’appelle l’espérance." Son secret fut oui ce plus beau du monde : l’espérance.

      "La vie est dure et difficile mais c’est quand même une belle journée" s’exclamait régulièrement Lou Salomé, petite princesse des Médicalistes, du haut de ses 4 ans, alors qu’elle subissait les traitements les plus difficiles qui soient. "C’est formidable la vie", disait-elle souvent aussi .. alors je pense souvent à notre petite Lou-Salomé ainsi qu’à tous nos enfants, partis avant d’avoir tout dit, qui nous ont laissé de si belles leçons de vie et de courage .. De quoi demain sera fait, personne ne le sait .. alors vivons pleinement le jour qui se présente.

      La maladie grave est confrontation : à soi, aux autres, à l’incertitude, à la décision, à la souffrance et parfois la proximité de la mort. Une confrontation qui renvoie parfois à la solitude et plus encore à notre condition humaine. Cette expérience expose, déroute, inquiète, questionne. Elle révèle et accentue les vulnérabilités : rien ne saurait nous y préparer. La personne malade en vient parfois à douter de tout, de ses valeurs et attachements, des choix possibles, de son devenir ainsi que de celui de ses proches, de sa vie relationnelle, de son existence même. Il en va de même pour les proches qui vivent dans l’angoisse et craignent une récidive avec métastases, une aggravation de l’état du malade et sa fin précipitée.

      Sachez rendre oui le banal extraordinaire et faites de chaque jour un jour particulier. Comme l’a si bien dit le Dr.Leo Buscaglia (auteur & conférencier américain) :

      « Une seule rose peut être mon jardin... un seul ami, mon univers. »

      « Nous sous-estimons souvent le pouvoir d’un contact, d’un sourire, d’un mot gentil, d’une oreille attentive, d’un compliment sincère, ou d’une moindre attention ; ils ont tous le pouvoir de changer une vie. »

      « L’amour vit l’instant présent, ne se retourne pas sur le passé ni ne s’inquiète de l’avenir. L’amour c’est maintenant ! »

      « Vivez chacun de vos jours comme si c’était le dernier ; vous finirez bien par avoir raison. »

      « Une existence sans amour, quoique l’on possède par ailleurs, est une vie vide, sans but. »

      Et n’oubliez pas que personne, aucun médecin ne peut faire de prédiction chiffrée. Alors, ne vous focalisez pas sur les échéances, qui n’ont aucun sens. Mais accompagnez les vôtres dans cette épreuve : accompagner, cela veut dire marcher du même pas, sans chercher à trop se poser des questions comme "combien de temps ?" "pourquoi elle ?", "pourquoi lui ?" "pourquoi moi ?", "pourquoi nous ?", "pourquoi maintenant ?" etc -

      les pourquoi et les comment n’ont souvent pas de réponse. N’en cherchez pas et vivez chaque jour avec intensité, prodiguez de l’amour, de l’affection, de la tendresse à vos malades. La chimio du coeur prévaut sur tout traitement.

      Tout cancer comporte de l’inconnu, de l’incertitude. Ce que sera demain, personne ne le sait, face à la maladie qui nous fait passer, et parfois dans une même journée du pire au meilleur et du meilleur au pire. Le proche doit en être conscient ; mais surtout essayez de comprendre ce que ressentent vos malades, quelles sont leurs angoisses, leurs peurs, leurs questions. Et rappelez vous que votre présence leur est irremplaçable, une présence pas obligatoirement physique mais affective.

      Bien sûr c’est toujours injuste ..trop injuste de voir souffrir les siens de la sorte et de se sentir si impuissants, coupables aussi de ne rien pouvoir faire .. Le cancer nous est aussi insupportable car il met brutalement fin à nos rêves inavoués d’immortalité .. et nous ramène subitement, sans ménagement à notre condition d’être humain que nous oublions souvent .. il nous renvoie à notre propre mort tout simplement et nous ne sommes que des êtres de passage ... et pour certains ce passage va être terriblement raccourci .. le cancer nous oblige à un peu plus d’honnêteté, de sincérité, d’humanité, à revoir notre copie aussi dans beaucoup de domaines .. de spiritualité certainement ..

      Continuez d’écouter la petite voix du coeur et restez toujours aussi présente auprès de votre maman. Elle le sent et le sait aussi.

      Très cordialement

      Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer Deuil Soutien - co-gestionnaire de la liste droits sociaux et santé)

      http://cancer-familles.medicalistes.org

      Je soutiens Médicalistes : http://www.medicalistes.org/spip/article35.html

      http://www.donationlousalome.org/


  • Cancer du Poumon
    24 mai 2008, par karine b

    Bonjour,
    mon père est actuellement atteint d’un cancer au poumon gauche additionné à un oedème cancéreux au cerveau. Il combine actuellement chimiothérapie et radiothérapie : il est très fatigué et semble parfaois absent. Y at-il un espoir, en sachant qu ’il a 68 ans, qu’il a fumé durant 40 ans et qu’il est atteitn d’une bronchite chronique ?
    Merci de me répondre.

    • Cancer du Poumon
      27 mai 2008, par Giselle Penat

      Bonjour,

      Difficile de donner un diagnostic et ce n’est pas notre rôle ni notre objectif ici, encore moins de faire des pronostics de vie.

      Le cancer est la maladie de l’incertitude. Personne ne sait comment un patient va réagir aux traitements ; les médecins connaissent oui les grandes lignes de la maladie mais ne savent jamais avec une certitude de 100% comment les tumeurs peuvent évoluer, ni dans un sens, ni dans l’autre d’ailleurs.

      Je sais combien le verdict des médecins est difficile. Le seul conseil que je peux donner si je puis dire, car le mot conseil n’ a pas sa place ici, c’est que chaque instant compte. Ne vous focalisez pas sur le diagnostic ni le pronostic, le temps passe vite, et la mort nous frappe quand nous ne nous y attendons pas. Carpe diem. Vivez tous les instants qui se présentent pleinement, sans peur du lendemain, apprenez à aller à l’essentiel de la vie. C’est l’enseignement du cancer d’ailleurs.

      Dans le cas où les traitements visant à guérir le malade ne sont pas efficaces, il ne faut pas baisser les bras pour autant. Mais il est primordial d’assurer le confort du malade : physique mais aussi moral.
      Confort physique : c’est soulager la douleur et tous les symptômes qu’il peut présenter, et c’est le rôle du médecin traitant.
      Confort moral : c’est être présent, témoigner de son affection, de son amour. Répondre à ses questions, quelles qu’elles soient. Essayez aussi de lui parler d’autre chose que la maladie : de ce qui l’intéresse, l’amuse. Racontez lui des anecdotes personnelles...
      Bref, tout en partageant son chemin, donnez lui un peu d’espace de vie.

      Comme l’a si bien écrit, J.F.Deniau, atteint lui même du cancer qu’il a combattu durant de longues années "La volonté d’espoir quand il n’y a pas d’espoir s’appelle l’espérance." Son secret fut oui ce plus beau du monde : l’espérance.

      "La vie est dure et difficile mais c’est quand même une belle journée" s’exclamait régulièrement Lou Salomé, petite princesse des Médicalistes, du haut de ses 4 ans, alors qu’elle subissait les traitements les plus difficiles qui soient. "C’est formidable la vie", disait-elle souvent aussi ..
      alors je pense souvent à notre petite Lou-Salomé ainsi qu’à tous nos enfants, partis avant d’avoir tout dit, qui nous ont laissé de si belles leçons de vie et de courage ..

      De quoi demain sera fait, personne ne le sait .. alors vivons pleinement le jour qui se présente ..

      Cordialement

      Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer-Deuil-Soutien)


  • Cancer du Poumon
    21 septembre 2007, par angelique

    bonjour, moi je voudrai dire que mon papa aussi avit une tumeur au poumon, et lorsqu il a fait un scanner, ils ont vu une tache au cerveau. je suis trés inquiéte, il doit passé un irm bientot, j éspére que se sera rien de grave, je suis si inquiéte. s il vous plait rassuré moi amicalement

    • Cancer du Poumon
      22 septembre 2007, par Giselle Penat

      Bonjour Angélique,

      Difficile de répondre à ta question, car seule l’équipe soignante, qui a tous les résultats des examens en mains, est à même de donner à ta famille toutes les explications. Nous ne sommes pas médecins et ne pouvons en aucun cas faire de diagnostic. Et même si nous étions de la profession, nous ne nous risquerions pas de poser de diagnostic à distance.

      Nous ne pouvons que nous appuyer sur des expériences personnelles, notre vécu. Chaque cas est bien différent.
      Il faut être réaliste : nous savons hélas que le cancer du poumon peut se métastaser au cerveau, mais ce n’est pas non plus une généralité.
      Le cancer est la maladie de l’incertitude. Il faut vivre avec cette épée de Damoclès sur la tête, telle est la loi pure et dure de la maladie. Personne ne peut nous garantir l’évolution d’un cancer quel qu’il soit. Il n’y a aucune garantie, pas de réponse à 100%.

      La notion d’incertitude est une notion fondamentale et structurante du rapport au cancer puisqu’elle est au cœur même de l’expérience de cette maladie de longue durée. L’incertitude fait partie intégrante du quotidien des malades du cancer et perturbe l’ensemble de leur vie sociale : l’expérience de la maladie ne se limite pas à la sphère médicale, elle est au centre de tous les rapports sociaux du malade. L’apparition d’une telle pathologie "maladie grave" sépare incontestablement un « avant » d’un « après ». La maladie est vécue au départ comme une « perte de soi ».

      La maladie grave est confrontation : à soi, aux autres, à l’incertitude, la décision, la souffrance et parfois la proximité de la mort. Une confrontation qui renvoie parfois à la solitude et plus encore à notre condition humaine. Cette expérience expose, déroute, inquiète, questionne. Elle révèle et accentue les vulnérabilités : rien ne saurait nous y préparer. La personne malade en vient parfois à douter de tout, de ses valeurs et attachements, des choix possibles, de son devenir ainsi que de celui de ses proches, de sa vie relationnelle, de son existence même.
      Il en va de même pour les proches qui vivent dans l’angoisse et craignent une récidive avec métastases.

      Aime ton papa très fort, sois là pour lui, donne lui toute ton affection et ta tendresse. C’est là le meilleur traitement, la chimio du coeur.
      Vivre chaque jour intensément en évitant de se poser trop de questions, même si cela n’est pas facile.
      Tu peux venir en parler en t’inscrivant à notre groupe de soutien et d’entraide CANCER FAMILLES.

      Cordialement
      Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer Deuil Soutien - co-gestionnaire de la liste droits sociaux et santé)
      http://cancer-familles.medicalistes.org
      Je soutiens Médicalistes : http://www.medicalistes.org/spip/article35.html
      http://www.donationlousalome.org/

    • Cancer du Poumon
      25 septembre 2007

      Coucou Angelique,
      Un petit mot pour essayer de te rassurer un peu.Ma maman est également atteinte d’un cancer primitif du poumon et depuis la fin de sa chimio, métastases cérébrales...
      Cependant, si c’est pareil pour ton papa, il faut que tu gardes espoir moi, ça dure depuis le mois de fevrier et dans mon cas c’est pas si catastrophique.Je m’explique ma maman ne peut plus faire de chimios mais elle est sous Tarceva et ça marche "du feu de Dieu". Ses métastases ont fortement régressées et elle prévoit meme un petit voyage en Espagne...
      Bien sur, c’est plus tout a fait la meme, elle est souvent dans son monde, hésite parfois un peu avant de prendre la parole mais j’ai l’impression que ca va pas trop-trop mal.
      Sais-tu, si ton papa a en effet des metastases cérébrales, quels traitements les médecins-oncologues prevoient ?
      Gros bisous et bon courage à tous.
      Cel

      • Cancer du Poumon
        8 juillet 2008, par Vuachere

        Prise de Tarceva
        Bonj Brig, Je suis atteint d’un cancer de poumon (NAPC) au stade III. Après un chimio (Taxatère + Platine) et un radio (28 séances), il a passé au stade IV (métastase fois et colonne). Une 2è radio (5 séances sur la colonne) puis une chimio combinée (Alimta + Avastin) est en cours (3è cycle). Mon problème est que l’essouflement et l’enroulement devient de plus en plus grave. J’estime qu’actuellement il me reste que 2% d’énergie par rapport du normal. Ma question : dans le cas de votre maman, est ce qu’elle a pris tarceva avec une chimio ? si oui quel type de chimio. Est ce qu’on faire Alimta+Avastin et Tarceva en même temp ?
        Merci d’avance, Nicholas

    • Cancer du Poumon
      2 octobre 2007, par brig

      bonjour
      je viens d’apprendre que des metastases évoluaient dans mon corps demain je vias en rdv pour une chimio et une radiotherapie
      qui peux me donner courage ?


  • Cancer du Poumon
    13 septembre 2007, par mocko

    Ma belle-mere vient de deceder d’un cancer de la plevre appele adenocarcinome. S’agit-il d’un autre mot pour mésotheliome (cancer de l’amiante) ? Il est difficile de faire la distinction. En Belgique, nous disposons depuis peu d’un fonds pour ce genre de maladie (professionnelle ou non) mais le diagnostic doit etre précis : mésothéliome.

    Le problème est que le protocole vient d’Espagne où ma belle-mère a été soignée dans un premier temps, il n’est pas très précis à ce sujet et il est difficile de contacter les médecins (ce sont des hopitaux publics et les medecins sont en consultation la journée)

    Merci pour votre aide

    Thérèse (Belgique)


  • Cancer du Poumon
    5 juin 2007, par carole thibault

    Bonjour Naima. Si je comprends bien, votre mari a un cancer (éliminé) au poumon et maintenant avec métastase au cerveau. C’est semblable à ce que j’ai moi-même vécue et peux vous confirmez que la science médicale est très efficace. A titre d’info, j’ai subit 2 opérations au cerveau (et une au poumon) pour enlever une tumeur secondaire qui justement avait été créée par le cancer principale situé au poumon. Il semble que ce phénomème poumon-cerveau soit assez courant...mais pas irréversible ! Vous savez, lorsque qu’un neurochirurgien opère au cerveau il le fait pendant que le patient est éveillé. (Notre cerveau ne rescent pas la douleur, aucun nerf de douleur) Le médecin peut alors aller chercher la tumeur et s’assurer de ne pas affecter le reste du cerveau en nous posant des questions pendant l’opération. Parcontre, il existe plusieurs type de tumeur et elles ne sont pas toutes "facile" à enlever. Des traitements de radiothéripie doivent suivre pour éliminer complètement des métastases restantes...et bien sûr, on perd nos cheveux...mais ça repousse !Même si cette maladie est terrible, je crois que le mieux que vous pouvez faire est d’être présente le plus souvent possible à ses côtés et l’entourer de tout l’amour que vous avez pour lui. Dans mon cas, se sont mes enfants (encore bébé) qui m’ont aidé. Après 4 années de chimio, je peux vous affirmez que c’est possible de s’en sortir sans conséquences graves pour le corps. Il s’agit d’avoir la volonté de se battre et ne pas désespéré. Trouver les bons médecins et s’entourer d’amour. Sans vouloir en faire la promotion, j’ai écris justement un livre sur mon expérience qui se titre "On est bien, hein maman ?" sous les éditions Francine Breton (www.efb.net) et qui vous donnera certainement une preuve sur l’importance de croire en notre guérison. Il se veut un message d’espoir. J’espère sincèrement que votre mari s’en sortira, car OUI, aujourd’hui tout est possible !

    Carole Thibault


  • Cancer du Poumon
    4 juin 2007, par Selmane

    bonjour,je m’apelle Naima ,mon epoux est atteint d’un cancer du poumon.Les medecin ont pratiquer une ablation du poumon droit,nous avons crue a une guerrison mais malheureusement ont nous dit qu’il a des metastases sur le cerveau et avec sa chimio il doit faire des seances de radioterhapie.Mais les medecins ne veulent pas se prononcés,et je ne c’est pas a quoi m’attendre.Alors j’aimerai savoir si des personnes ont vecu a peu pres la meme chose .J’aimerai de la franchise de votre part.C’est tres douloureux de ne pas savoir.Nous avons trois petite filles et elles me posent beaucoup de questions.merci de m’aider.bon courage a tous.

    • Cancer du Poumon
      5 juin 2007, par Giselle Penat

      Bonjour Naïma,

      Difficile de répondre à vos questions.
      Les médecins ne se prononcent pas et nous pouvons encore moins, à notre échelle, poser de diagnostic ni de pronostic.
      Voilà ma position en toute franchise :

      Le cancer est la maladie de l’incertitude et il nous faut apprendre à vivre avec, en gardant l’espoir chevillé au corps.
      C’est vivre au jour le jour en prenant tout ce qui nous est donné.

      Chaque cancer est différent, chaque malade est différent et ses réactions aux traitements ne sont pas identiques à celles du voisin. Nous ne pouvons pas généraliser ; il n’y a aucune réponse universelle.
      Et personne n’a LA REPONSE pas plus que de réponse à vos questions.

      Il est normal de s’inquiéter pour une personne atteinte de cancer mais il y a également de bonnes raisons de garder espoir.

      Venez nous rejoindre sur la liste Cancer-Familles pour en discuter, si vous le souhaitez.
      http://www.medicalistes.org/wws/info/cancer-familles

      Cordialement
      Giselle
      (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer Deuil Soutien - co-gestionnaire de la liste droits sociaux et santé)
      http://cancer-familles.medicalistes.org
      Je soutiens Médicalistes : http://www.medicalistes.org/spip/article35.html

    • Cancer du Poumon
      3 mars 2008, par émily

      Bonjour,
      Je m’appelle émily, j’ai 30 ans.en décembre 07, on m’a diagnostiqué un cancer broncho-pulmonaire(tumeur 3cm touchant la trachée donc inopérable).
      Ils ont trouvé également des ganglions au niveau de l’oeusophage et 2 métastases de 2mm au cerveau.

      Inutile de préciser que ce jour là avait pour moi des allures de fin du monde,je suis passée par plusieurs stade : déprime, angoisse, perte de la joie de vivre.

      J’étais une bonne vivante avant cette terrible nouvelle !Et j’ai décidé de me battre en me disant que rien n’arrive par hasard dans la vie et que ce n’est pas ce cancer qui aura raison de moi mais plutôt l’inverse !

      Je vis cette période comme une période transitoire de ma vie, une porte vers autre chose..
      Une nouvelle vie, une autre façon de voir la vie, d’autres ambitions, une nouvelle vision du bonheur et des choses simple, je ne peux pas vraiment l’expliquer mais c’est commme çà que je ressens les choses.

      J’ai commencé mon traitement depuis le 15/01/08, radiothérapie et chimiothérapie, je commence à être trés fatigué mais dans l’ensemble pour l’instant c’est plutôt tolérable.

      Une seule chose me motive croire en ma guérison et laisser derrière moi cet affreux traitement et cette horrible maladie !!
      Une seule chose compte gardé espoir et surtout gardé un bon moral, ce n’est pas facile pour moi aussi mais l’essentiel est de rester positif donc restez le !
      L’entourage est aussi très important, un petit conseil entourez le proche de beaucoup d’humour, d’amour sans pour autant en faire de trop ça ç’est pluôt agaçant.

      BON COURAGE A TOUS !!!


  • Cancer du Poumon
    11 avril 2007, par lolo

    mon mari a un cancer bronchique a petites cllules revele par une fracture osseuse....donc de nombreuses meta osseuse 6 seances de chimio ! regression du cancer pulmonaire et extension des metastases osseuse.sous morphine a haute dose et maitenant injection de quadramet qui ne guerit pas mais devrait soulager ses doukeurs

    • Cancer du Poumon
      25 avril 2008

      Bonjour, mon père a un cancer du poumon diagnostiqué en décembre, suite à un oedème pulmonaire. On lui a enlevé un lobe, il avait déjà des métastases au niveau des glandes surrénales et sur un os. Il n’a pas supporté la chimio, pourtant adaptée à ses antécédents cardiaques (double pontage il y a 12 ans) et n’a eu que 3 séances. Ses plaquettes ont chuté à 50000 et ne remontent pas, son état général est affaibli et il a des métastases osseuses. Pas de radiothérapie envisagée, seulement un traitement pour soulager ses douleures lombaires et freiner l’évolution de la maladie ? Le médecin parle pourtant de "rémission".
      Difficile de ne pas se poser de questions... Je crois que nous entrons dans une phase palliative, et que les traitements sont là désormais pour que mon père ne souffre pas et garde un confort de vie le plus longtemps possible. Le médecin m’avait dit en janvier que son pronostic était assez réservé, de quelques mois, et qu’il craignait un problème cardiaque à tout moment. Mon père ne pose pas de questions, sa compagne non plus, et il cherche toujours à nous rassurer. Je comprends qu’il n’a pas envie de savoir et c’est pourquoi il s’en remet au médecin, comme un enfant confiant, et qu’il a décidé de vivre au jour le jour, en espérant que la rémission serait la plus longue possible.
      Pour moi, c’est difficile, en effet, d’avancer dans le brouillard, d’espèrer un jour, et puis de s’effondrer ensuite parce que le cancer progresse, inexorablement, et que me taraude cette question inutile : combien de temps avant qu’il ne soit plus là, avant qu’il ne souffre, avant l’inéluctable séparation.

      Pour avoir vécu la mort de mon fils, bébé, accidentellement, brutalement, qui nous a été arraché, je me dis qu’au moins nous avons la possibilité de nous préparer, de nous dire les choses, de passer encore du temps ensemble et qu’il ne faut pas non plus gâcher ce temps-là. Les mots de Giselle me touchent beaucoup, et je sais que je dois désormais chercher mes réponses de ce côté-là, non pas dans la volonté de "savoir" alors qu’au fond personne, ni les médecins, ni les proches, ni le malade, ne savent ce qui peut se passer. Et encore moins quand. Respecter aussi la volonté de mon père de ne pas parler de ses angoisses, de la mort, de la souffrance. Simplement être présente, l’entourer du mieux possible, à distance puisque nous vivons loin l’un de l’autre. "L’essentiel se voit avec le coeur", disait St-Exupéry et c’est tellement vrai ! Accepter aussi, même si c’est difficile pour moi, que mes frères ne puissent pas faire ce chemin-là, qu’ils n’aient pas conscience de la gravité de la situation et que je me sente seule souvent, mais c’est ainsi.
      Je conseille aussi à tous les malades de lire le livre de D. Servan-Schreiber, Anti-cancer, qui est non seulement passionnant, touchant, profondément humain, mais c’est aussi un formidable message d’espoir pour tous ceux qui doutent, qui ont peur, qui ont mal. Et il parle aussi de la mort d’une façon à la fois forte, simple,profonde et juste. Un très beau texte.
      Ma nature profonde m’incite (ce que je fais en ce moment !) à rechercher des informations sur Internet sur la maladie de mon père, les métastases et les traitements palliatifs mais finalement ce n’est sans doute pas un hasard si je suis tombée sur ce forum... Alors, oui, merci pour ces mots, que je vais tâcher de faire miens. "Vivre dans le présent auprès des nôtres, adapter notre pas sur le leur en les accompagnant avec amour."
      J’écrivais à mon père une lettre, que je ne lui ai pas envoyée d’ailleurs, peut-être plus tard, dans laquelle je lui disais comme j’étais fière de lui, comme sa présence était importante pour moi et qu’il serait toujours à mes côtés dans ma vie, comme il l’avait toujours été. Une lettre d’amour en somme.
      Les êtres que l’on aime ne nous quittent pas, seule certitude, et je n’ai plus peur de la mort, mais il est dur de se séparer.

      • Cancer du Poumon
        7 mai 2008, par Giselle Penat

        Bonjour,

        Merci pour votre témoignage plein d’amour, de réalisme et de vérité face à la maladie de votre papa.

        Souvent le malade sait, ne veut pas savoir, fait comme si. Manière de se protéger et surtout de protéger les siens.
        Tous les cas de figure se rencontrent.

        Les proches ont besoin d’être soutenus autant que le malade peut l’être, être proche ce
        n’est pas simplement faire acte de présence, c’est donner de sa personne, de son temps,
        de son énergie, de son amour au service de l’autre. Il y a des moments où c’est facile,
        naturel et d’autres où l’on n’y croit plus, on se sent tellement impuissant qu’on a
        l’impression que c’est pire avec notre aide ou qu’on ne pourra pas soulager sa souffrance
        psychologique.

        Alors pour réussir dans cette mission il faut être soutenu, tous vos témoignages montrent à quel point c’est dur d’être un proche, à quel point c’est
        douloureux de s’investir auprès de quelqu’un qui va peut-être nous quitter et pourtant nous restons là auprès des nôtres, pourquoi ? Peut-être juste parce que nous les aimons.
        et nous tenons à eux jusqu’au bout, pour le meilleur comme pour le pire - C’est ça aussi la vie, des épreuves qu’on affronte avec ses proches, l’union fait la force aussi contre le cancer.

        Au-delà des larmes et de la gestion quotidienne, nous nous battons avec les nôtres, auprès des nôtres, mais ensemble contre la maladie - Etre proche c’est penser à l’autre en vivant avec lui les moments de joie comme les moments les plus difficiles, c’est rester là, à ses côtés.

        Quelle que soit sa façon de s’annoncer et d’évoluer dans le temps la maladie est une épreuve, un bouleversement, voire un traumatisme. Vécue comme une injustice, surtout
        quand elle touche un enfant, parfois longue, terrible quand elle est
        inéluctable, la maladie change notre rapport au temps et au monde. On entre
        alors dans un monde en forme de point d’interrogation, de combats, de luttes
        incessantes, de défaites et de victoires. Victoire sur la mort, sur le
        handicap, victoire sur soi quand on s’en remet. Car la maladie peut être une
        épreuve dont on ressort transformé, grandi, enrichi. Avec un regard
        différent sur la vie, où chaque jour revêt une importance plus grande, où
        l’essentiel reprend sa place.

        Enfin, comment évolue un cancer, surtout quand le cancer est métastasé, nul ne peut le prédire avec précision.
        Le temps ? il varie de quelques à une dizaine d’années, qqs mois, qqs semaines ... Les modalités, elles dépendent du type des lésions, leur étendue, leur évolutivité , et aussi de la résistance et l’état général du patient. Alors, mieux vaut ne pas chercher à le vivre à l’avance. Vivre chaque jour, chaque instant avec nos malades, faire de tous ces moments volés à la maladie du bonheur .. c’est ce qui nous aide toujours dans l’Après ..

        Le cancer pose des questions sans réponses (tant au malade qu’à ses proches) et confronte directement à l’horreur de la chute, à la mort au détour du chemin. Ce n’est plus un jour sûrement, mais peut-être dans quelques années, qqs mois ou qqs semaines seulement ... Le présent se fige et l’avenir s’effondre. La phrase si souvent prononcée, « Rien ne sera jamais plus comme avant », illustre bien cette situation.

        Certainement que les médecins ont dû déjà mettre un traitement palliatif en place et tout en oeuvre pour que votre papa ne souffre pas. Et ce mot de "rémission" signifie tout et rien à la fois .. une pause ? un délai ?
        Mais en fait oui, comme vous l’écrivez "A quoi bon savoir" ?

        Dites à votre papa combien vous l’aimez .. et même dans le silence, il saura toujours. Un regard, un geste en disent tout aussi long que les mots ..

        Très sincèrement

        Giselle (Gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer-Deuil-Soutien)


  • Cancer du Poumon
    23 février 2007, par Jocelyne Beyneix

    Bonjour à tous,
    Je me fais le messager de Mireille, ma belle-soeur qui vient de subir l’ablation d’unepartie de son poumon droit et doit suivre une chimio lourde : elle est paniquée et hésite.
    Quelqu’un peut-il éclaire sa lanterne, nous famille, prenons pleine conscience de nos limites.. pour ce qui me concerne, je ne sais plus quoi dire, sans l’influencer dans son choix. Elle a 45 ans.
    Merci de vos conseils et exemples
    Elle n’a pas internet et je le fais de mon travail... !!??


  • Cancer du Poumon
    4 février 2007, par nad2113

    bravo pour toi et surtout pour tes enfants car eux ils on besoin de toi et c est ce qui ta surment pousser a aller en avant mais j espere que tu poura m aider ma mere a 59 ans elle a su le 29 dec qu elle avais un cancer du poumon droit avec des metastases sur le gauche et des ganglions atteint par le cancer dison plus haut comme entre les omoplat et la 1mois apres d autre examen on été fait et il est rendu agressif et en + métastase au cerveau de 0.5 cm ma mere elle n a presque pas de douleur mais elle a décider de ne^pas prendre les traitement parceque les doc lui on dit quelle ne fera pas plus 1 ans avec les traitement c est un cancer qui est avancer et tres agressif a grande cellules je ne sais plus quoi penser et qui croire a-t elle bien fait de ne pas prendre les traitement s.v.p pouvez-vous me répondre je suis perdu merci Nadine

    • Cancer du Poumon
      8 février 2007, par carole thibault

      Chère Nadine, je suis vraiment désolé pour votre mêre et je comprends très bien ce qu’elle peut vivre. Il est vrai que le cancer ne fait pas mal, je veux dire de douleur physique, il fait plutôt mal à l’âme. De savoir que l’on peut mourir de cette maladie est déjà difficile à vivre, à accepter. La décision de votre mère de ne pas entreprendre les traitements lui appartient seule. Il est probablement plus difficile à votre mère de prendre cette décision sachant qu’elle laissera derrière des êtres chers. Il arrive un stade après la colère et la tristesse où on accepte notre sors. C’est un cheminement très personnel. Je dois vous avouez que si je n’avais pas eu de si jeunes enfants, j’aurais probablement accepté le destin de cette maladie. Je ne connais pas votre âge mais j’imagine que vous êtes une personne autonome qui mène sa vie. Parlez à votre mère, demandez-lui pourquoi elle refuse de faire les traitements, laissez-la réfléchir sur les chances de guérison. Ne tentez pas de lui faire changer d’avis mais surtout dites-lui tout l’amour que vous lui portez et soyez près d’elle le plus souvent possible et parlez de vos souvenirs. La solitude devant nos malheurs est encore plus difficile à supporter. Vous savez, des miracles, ça existe. Je suis vivante pour vous le témoigner. Garder toujours espoir. Bon courage.


  • Cancer du Poumon
    3 décembre 2006, par Carole Thibault

    J’ai été moi-même atteinte du cancer du poumon, avec métastase au cerveau...à deux reprises. Pendant 4 ans, j’ai traversé l’orage accompagné de la radiothérapie et de la chimiothérapie. On m’a annoncé une mort certaine, dans les 9 mois suivants. J’étais mère d’un garçon de 2 1/2 ans et d’un bébé de 6 mois. Contre toute attente, j’ai survécue. J’ai arrêté la chimio il y a maintenant 5 mois. Il ne reste absolument plus rien ni au poumon, ni ailleurs. Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi ai-je survécue ? Les médecins m’avaient pourtant confirmé qu’il n’existait aucun médicament pour éliminer la dévastation !
    Je crois sincèrement que la volonté de s’en sortir joue un très grand rôle dans la guérison. J’avais une motivation ultime et sans faille : mes enfants.
    J’ai décidé de ne PAS écouter les spécialistes. J’ai décidé d’écouter mon coeur, de croire en moi et surtout de m’entourer d’amour. Mon couple n’a toutefois pas survécue. Mais je suis toujours mère et mes enfants sont de loin, mon médicament le plus précieux.
    J’ai écrit cette histoire..."On est bien, hein maman ?" est le titre au Éditions Francine Breton (www.efb.net). Vous serez étonné de voir à quel point l’amour est plus fort que tout, plus fort que mon cancer !
    Carole Thibault, auteure

    • Cancer du Poumon
      4 décembre 2006, par Giselle Penat

      Merci Carole pour votre témoignage plein d’espoir et d’amour.
      Le cancer, c’est cela aussi.

      Nous vous souhaitons mille et mille bonnes choses avec vos enfants, vos chers petits moteurs de vie. Une longue et belle route à vous tous.

      Et pour vous, en partage, avec nos pensées les plus sincères :

      Que c’est beau la vie .. Jean Ferrat

      Le vent dans tes cheveux blonds
      Le soleil à l’horizon
      Quelques mots d’une chanson
      Que c’est beau, c’est beau la vie

      Un oiseau qui fait la roue
      Sur un arbre déjà roux
      Et son cri par dessus tout
      Que c’est beau, c’est beau la vie.

      Tout ce qui tremble et palpite
      Tout ce qui lutte et se bat
      Tout ce que j’ai cru trop vite
      A jamais perdu pour moi

      Pouvoir encore regarder
      Pouvoir encore écouter
      Et surtout pouvoir chanter
      Que c’est beau, c’est beau la vie.

      Le jazz ouvert dans la nuit
      Sa trompette qui nous suit
      Dans une rue de Paris
      Que c’est beau, c’est beau la vie.

      La rouge fleur éclatée
      D’un néon qui fait trembler
      Nos deux ombres étonnées
      Que c’est beau, c’est beau la vie.

      Tout ce que j’ai failli perdre
      Tout ce qui m’est redonné
      Aujourd’hui me monte aux lèvres
      En cette fin de journée

      Pouvoir encore partager
      Ma jeunesse, mes idées
      Avec l’amour retrouvé
      Que c’est beau, c’est beau la vie.

      Pouvoir encore te parler
      Pouvoir encore t’embrasser
      Te le dire et le chanter
      Oui c’est beau, c’est beau la vie.


      Cordialement
      Giselle

      • Cancer du Poumon
        7 décembre 2006, par corinne

        Meri pour cette belle chanson. Mon compagnon se bat actuellement contre sa maladie et l’anémie et j’espère quand même pouvoir un jour lui dire les même mots que J. Ferrat.

    • Cancer du Poumon
      2 janvier 2007, par khadra

      bonjour madame je vou ecri pour vou dire que je vou admire car ma maman et atteinte din cancer cest tres douloureux pour moi et mer frere et soeur donc je voulais vous dire que vous maver redonner lespoir de me dire que ma mere pouvais sen sortir merci a vou !

      • Cancer du Poumon
        3 janvier 2007, par Giselle Penat

        Bonjour et merci de votre témoignage.
        Nos meilleurs voeux vous accompagnent ainsi que votre maman.

        Cordialement
        Giselle
        (Gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer Deuil Soutien)

      • Cancer du Poumon
        7 janvier 2007

        Chère khadra, sachez que toute forme d’amour est primordiale à celui ou celle que la maladie transforme. Peu importe la gravité de la maladie, il ne faut JAMAIS abandonner et c’est justement le soutien, l’écoute, les calins et les oreilles de nos proches, qui nous donne cette volonté de continuer.
        De ne prendre que la main et d’admirer le courage de celui ou celle qui souffre, aide grandement à ne pas tomber dans le désespoir.
        Je vous souhaite de vivre des moments heureux et authentiques avec votre mère et de ne jamais être avare ou gêné d’exprimer votre amour pour celle qui vous a mis au monde.
        Sincèrement et affectueusement, Carole.

        • Cancer du Poumon
          8 janvier 2007, par Giselle Penat

          Merci de ce témoignage, Carole.

          Accompagner un proche atteint d’un cancer est un défi de tous les jours. S’il n’y a pas de recette miracle, la communication et l’écoute de l’autre restent primordiales.
          La personne qui souffre d’un cancer a besoin d’une aide très concrète, de témoignages d’affection et d’une forme de confiance.
          Rester oui authentique, donner tout son amour, sa tendresse et son affection.
          Le proche ne doit pas forcément être dans le faire mais dans l’être. C’est notre présence qui importe.

          Sincèrement
          Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer Deuil Soutien)

    • Cancer du Poumon
      3 janvier 2007, par sydney

      merci de m’ avoir donnée le courage de croire a la gérison de mon papaj’ espere de tout coeur qu’il n’a rien car ce soir il ma annoncée qu’il aurait le cancer du poumon
      khouloud le 03/01/2007

      • Cancer du Poumon
        4 janvier 2007, par Giselle Penat

        Bonjour Sydney,
        Bonjour à toutes et à tous,

        Un seul mot l’espoir, avec pour exemple, le message transmis par une malade qui se bat depuis 15 ans contre la maladie :

        "je vous souhaite mes voeux les plus sinceres pour cette année 2007, qu’elle soit celle de la santé, de la rémission, de l’espoir et du moral pour chacune et chacun d’entre nous ;

        il faut comme resolution aller de l’avant, combattre, garder l’espoir et surtout le moral qui sont les 2 moteurs de notre survie à tous ;

        Il y a une chose pire que la solitude c’est de ne plus avoir le désir de vivre et d’avoir perdu l’espoir dans la Vie. Il serait peut-être important de savoir ce qu’on fuit, ce qui nous fait peur et vers quoi nous courrons. Il faut être conscient de nos actes et de notre façon de penser
        pour devenir responsable de sa vie. Dans la vie, nous ne sommes pas coupables, mais bien responsables de notre vie.

        Pour y parvenir, il faut être maître de sa vie, il faut se connaître intérieurement. C’est-à-dire dans sa vie personnelle et changer sa façon de voir la vie pour rétablir un meilleur contact avec la vie qui est là, pour nous. Devant les épreuves, les difficultés, il faut toujours se référer à soi pour trouver la cause et les moyens de s’en sortir. Il serait important de se poser des questions :
        Qu’est-ce que je fais moi ici maintenant pour continuer ma route sur la terre ? Qu’est-ce que je fais pour enlever les barrières qui m’empêchent de trouver mon droit de passage ?
        Qu’est-ce qui m’empêche d’être une personne heureuse et de sourire à la vie ?

        Il serait bon de penser que chaque journée est un privilège et une journée importante pour la vie qui m’appartient.

        Il faut toujours être ravi à la perspective d’une journée nouvelle, un nouveau départ et un nouvel effort.

        Avec un peu de magie et d’imagination nous parvenons à découvrir des joies nouvelles.
        Ceux qui gagnent n’abandonnent pas.
        Ils s’accrochent dans la tourmente et
        attendent que la roue tourne.
        Ceux qui gagnent, tombent parfois mais savent se relever.
        S’ils échouent, ils ne l’imputent pas au destin, s’ils réussissent, ils ne l’attribuent pas à la chance.
        Ceux qui gagnent acceptent de prendre leur vie en main
        Ceux qui gagnent ont des pensées positives et voient du bon en toute chose. Ils savent rendre le banal extraordinaire.

        Ceux qui gagnent, ont foi dans le chemin qu’ils ont choisi, même s’il est ardu, et même si les autres n’en discernent pas bien le tracé.
        Ceux qui gagnent sont patients.
        Ils savent que la valeur d’un travail est proportionnel à l’effort qu’il a coûté.

        Vous etes de cette race là, de ceux qui font de ce monde, un monde meilleur.
        alors battez vous, ayez l’espoir, le moral et le courage"

        Et pour vous accompagnants de malades, sachez que personne, aucun médecin ne peut faire de prédiction chiffrée.
        Alors, oubliez les échéances, qui n’ont aucun sens. Mais accompagnez votre proche atteint du cancer dans cette épreuve : accompagner, cela veut dire marcher du même pas, sans chercher à trop se poser des questions comme "combien de temps ?" "Pourquoi maintenant, comment " ?

        Tout cancer comporte de l’inconnu, de l’incertitude. Le proche doit en être conscient, mais surtout essayer de comprendre ce que ressent la/le malade, quelles sont ses angoisses, ses peurs ses questions. Et se rappeler que sa présence lui est irremplaçable.

        Sincèrement

        Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer-Deuil-Soutien)

    • Cancer du Poumon
      12 janvier 2007, par julie

      bonjour a tous !

      je suis perdu !!mon beau père agé de 56 ans avit un cancer des poumons !heureusement il a guéri !
      il y a 6 semaines il a fait un bilan...scanner...et tout était bie !!!hier il a fait un malaise et le medecin lui a dit qu’il avit des métastases au cerveu alors qu’il y a 6 semaines rien !!
      est ce que cela se soigne ou va t il formcement partir ??combien de temps lui reste t’il ?peut s"en sortir ?
      svp plait aider moi j’ai besoin de savoir ce qu’il li a ttends !
      je m’appelle julie et j’ai 24 ans !svp donner moi de l’espoir ?mais je veux que vous soyer honnette avec moi !
      merci
      julie

      • Cancer du Poumon
        12 janvier 2007, par Giselle Penat

        Bonjour Julie,

        Le cancer est la maladie de l’incertitude. Un examen peut révéler qu’il n’y a rien, alors que le cancer est reparti insidieusement dans un autre organe. D’autres examens plus poussés vont alors signaler la présence d’autres tumeurs et/ou de métastases.
        Le cancer du poumon se métastase souvent au cerveau.
        On parle de rémission, pas encore de guérison.
        Aucune garantie, ni dans un sens ni dans l’autre.
        Mais rien n’est perdu et tu n’es pas perdue pour autant.
        N’oublie pas que personne, aucun médecin ne peut faire de prédiction chiffrée.
        Alors, ne focalise pas sur les échéances, qui n’ont aucun sens. Mais accompagne ton beau-père dans cette épreuve : accompagner, cela veut dire marcher du même pas, sans chercher à trop se poser des questions comme "combien de temps ?" "pourquoi elle ?", "pourquoi lui ?" "pourquoi moi ?", "pourquoi nous ?", "pourquoi maintenant ?" etc -
        les pourquoi et les comment n’ont souvent pas de réponse. N’en cherche pas et vis chaque jour avec intensité, prodigue de l’amour, de l’affection, de la tendresse à ton beau-père. La chimio du coeur prévaut sur tout traitement.

        Tout cancer comporte de l’inconnu, de l’incertitude. Ce que sera demain, personne ne le sait, face à la maladie qui nous fait passer, et parfois dans une même journée, du pire au meilleur et du meilleur au pire.
        Le proche doit en être conscient ; mais surtout essaye de comprendre ce que ressent ton beau-père, quelles sont ses angoisses, ses peurs, ses questions. Et rappelle toi que ta présence lui est irremplaçable, une présence pas obligatoirement physique mais affective.

        Pour en discuter rejoins notre liste : cancer-familles = http://www.medicalistes.org/wws/info/cancer-familles

        Le cancer prend, dans de nombreux cas et de plus en plus, les caractères
        d’une maladie chronique qui se manifeste ainsi sous l’aspect de métastases
        ou d’un autre foyer cancéreux. C’est oui d’un traitement à l’autre selon les
        types de cancer, déroutant, déstabilisant, décapant et pourtant il faut y
        croire, toujours et encore ..
        "il faut comme resolution aller de l’avant,
        combattre, garder l’espoir et surtout le moral qui sont les 2 moteurs de
        notre survie a tous. Il y a une chose pire que la solitude et c’est de ne
        plus avoir le désir de vivre et avoir perdu l’espoir dans la Vie." pour
        reprendre les termes d’une amie qui se bat depuis 15 années contre vents et
        marées ..

        Voilà en toute honnêteté ce que je pense. Je ne suis pas médecin et notre rôle ici n’est pas de poser de diagnostic ni de faire des pronostics. Les médecins sur le terrain ne le peuvent pas et nous encore moins. Nos listes permettent des échanges, un réel partage en offrant entraide et soutien sans plus.

        Cordialement

        Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer-Deuil-soutien)

        • Cancer du Poumon
          20 janvier 2007, par julie

          bonjour gisele !

          je voulais vous remerciez pour votre message qui m’a fait énormément de bien ! vous avez les mots qu’ils faut !
          je vais suivre vos conseils et soutenir mon beau père au maximum pour qu’il sache que je suis la pour lui !
          merci beaucoup d’avoir été honnète avec moi et je vous garantie qu’on va être très fort et que c’est nous qui allons gagner ce combat et non la maladie !
          a bientot et merci encore !
          julie

          • Cancer du Poumon
            20 janvier 2007, par Giselle Penat

            Bonjour Julie,

            Je suis heureuse si mes qqs lignes ont pu un peu t’aider.

            Si tu en ressens le besoin, n’hésite pas à rejoindre notre liste de soutien et d’entraide, CANCER-FAMILLES.

            C’est un combat au quotidien, une remise en question permanente.
            Les coups de blues et de fatigue sont permis, car nous ne sommes pas des "robots" programmés mais de simples humains, avec nos forces et faiblesses. Nos malades ne nous demandent pas l’impossible, surtout pas d’être à leur place, seulement être là dans l’être et non dans le faire , en voulant trop en faire, nous devenons souvent "lourds et casse-pieds" .. respecter leur chemin de vie et accorder notre pas sur le leur.

            Cordialement
            Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer-Deuil-soutien

      • Cancer du Poumon
        20 mai 2007

        mon mari c fait opere le 18.12.2006 d un cancer du poumon au mois de fevrie il on decouvert une medastasse au cerveau il c fait operé il a recomencer sa chimio le mois prochain il va faire des rayon et la tous va pour le mieux

        • Cancer du Poumon
          20 mai 2007, par Giselle Penat

          Bonjour et merci de ce témoignage porteur d’espoir.
          Nous ne répèterons jamais assez que chaque cancer est unique, que chaque malade est unique.
          Chacun va aborder la maladie selon ses forces physiques et morales propres, apprendre à l’intégrer à sa vie et ainsi avancer. Et pour nous accompagnants, c’est adapter au plus près notre pas sur celui de nos malades, être là même dans le silence en usant et abusant de la chimio du coeur.

          Cordialement

          Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer Deuil Soutien - co-gestionnaire de la liste droits sociaux et santé)

          • Cancer du Poumon
            30 septembre 2008, par Audrey

            Ma maman a 51 ans. Elle est hospitalisée depuis samedi suite à des malaises et une hémiplégie gauche apparue la semaine dernière. Aujourd’hui, le médecin m’a annoncé qu’elle a le cancer du poumon avec des métastases cérébrales. Sa tumeur est placée dans le haut du poumon et fait environ 7 centimètres. Ils recherchent à présent si les os sont touchés. Pour l’instant, elle n’a que 3 méta au cerveau.
            Pensez vous qu’il y ait un espoir de guérison ?

            • Cancer du Poumon
              1er octobre 2008, par Giselle Penat

              Bonjour,

              Difficile & impossible de répondre à votre question. Les médecins traitants eux mêmes n’ont certainement pas de réponse. Le cancer = l’incertitude.
              Guérison est un mot qui ne rythme pas toujours avec cancer ; on peut parler de rémisssion, courte, moyenne ou longue sur plusieurs années, les traitements sont lourds et longs avec des rechutes possibles.
              Tout dépend là encore du type de la tumeur primaire, de son stade, de son évolution, des métastases au cerveau (zones touchées), de la réponse du malade aux traitements qui vont être mis en place et d’un tas de facteurs propres à chaque individu que mêmes les médecins ne peuvent pas connaître par avance.

              Personne ne peut anticiper l’avenir, encore moins l’évolution d’un cancer.
              L’essentiel est de ne pas se focaliser sur les diagnostics et pronostics mais de vivre chaque jour ce qui est donné. Ce n’est pas parce qu’on à faire à une maladie dite grave et mortelle, que tout va s’arrêter dès demain.
              On peut émettre des hypothèses sur l’évolution d’une maladie, on n’a jamais de certitude absolue ni dans un sens, ni dans l’autre.

              La calme, la douceur, la tendresse, l’affection, l’amour doivent rester les maîtres mots de l’accompagnement dans la maladie, surtout quand le malade ne souffre pas et que le staff médical met tout en oeuvre pour lui assurer un confort physique maximum.
              A chaque jour suffit sa peine, et là il ne faut pas anticiper : il faut oublier de nous projeter, vivre seulement chaque jour comme il se présente. Ne pas imaginer le pire, garder toujours cette médiane et prodiguer tout l’amour dont nous sommes capables aux nôtres, vivre chaque moment avec eux le plus intensément possible.
              Ce n’est pas facile et cela demande en fait un gros travail sur soi et une adaptation permanente ainsi qu’une remise en question, marcher toujours selon le pas du malade, ne pas précéder la maladie. Ne pas vivre forcément un deuil prématuré ou anticipé. Vivre ce qui est donné de toutes nos forces, aimer les nôtres et le leur dire.

              Pour information :
              Métastases, tumeur primaire, tumeur secondaire voir :

              http://www.curie.fr/home/presse/jic_article.cfm/lang/_fr/jic_article/291.htm
              http://www.curie.fr/home/presse/jic_article.cfm/lang/_fr/jic_article/202.htm
              http://www.chu-rouen.fr/ssf/pathol/metastasetumeur.html
              http://www.fqc.qc.ca/dossier.asp?id=2

              Site de la ligue contre le Cancer : http://www.ligue-cancer.net/thematique/la-rechute

              De quoi demain sera fait, personne ne le sait .. alors vivons pleinement le jour qui se présente.

              Et si vous voulez en parler, rejoignez nos listes de soutien et d’entraide, dont CANCER-FAMILLES http://sympa.medicalistes.org/wws/info/cancer-familles

              Cordialement

              Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer Deuil Soutien - co-gestionnaire de la liste droits sociaux et santé)

              http://cancer-familles.medicalistes.org

              Je soutiens Médicalistes : http://www.medicalistes.org/spip/article35.html
              http://www.donationlousalome.org/

              http://luc-edmond.medicalistes.org/

              http://www.parlersante.fr/
              http://parlersante.blogspot.com/

            • Cancer du Poumon
              24 octobre 2008, par mumu

              je suis de tout coeur avec ceux qui vive des moment douloureux dans la maladie mon papa 56 ans avait un cancer du larynx ensuie les medecin on détecter une tache cancereuse au poumon g aussi peur de perdre mon papa g lu tous les message tou ceu qui ont eux un cancer du poumon ont une tumeur au cerveau ???c affreu g la peur au ventre tout les jour qui passe dite moi si mon papa va vivre je ne veu pas le perdre et il ne veu pas mourir

              • Cancer du Poumon
                24 octobre 2008, par Giselle Penat

                Bonjour,

                Comme je l’ai déjà écrit dans mes réponses à divers posts, nous ne pouvons pas donner de diagnostic ni nous permettre de faire des pronostics sur tel ou tel cancer.
                Qui le pourrait d’ailleurs ?

                Ce n’est pas l’objectif de ce site, qui se veut globalement informatif par la publication d’articles médicaux sur la maladie, les divers cancers, les traitements, leurs effets secondaires, avec qqs conseils pratiques, la recherche etc.

                Chaque cancer est différent, chaque malade l’est tout autant.
                les statistiques n’ont pas de valeur pour une personne donnée. Ce ne sont que des évaluations sur une population et non des personnes

                Le cancer est la maladie de l’incertitude. Personne ne sait comment un patient va réagir aux traitements ; les médecins connaissent oui les grandes lignes de la maladie mais ne savent jamais avec une certitude de 100% comment les tumeurs peuvent évoluer, ni dans un sens, ni dans l’autre d’ailleurs.

                Rejoignez nos listes de soutien et d’entraide pour en parler, rencontrer d’autres proches et/ou malades.

                Cordialement

                Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer Deuil Soutien - co-gestionnaire de la liste droits sociaux et santé)

                http://cancer-familles.medicalistes.org

                Je soutiens Médicalistes : http://www.medicalistes.org/spip/article35.html
                http://www.donationlousalome.org/

                http://luc-edmond.medicalistes.org/
                http://www.parlersante.fr/
                http://parlersante.blogspot.com/

      • Cancer du Poumon
        28 avril 2008, par Julie

        Bonjour,

        Je viens de lire vos messages et pense que vous pourriez m’aider. Ma belle mère lutte depuis deux ans pour vaincre la maladie. Après un cancer du côlon soigné avec succés en août 2006, elle fait maintenant face à un cancer du poumon malheureusement inopérable en raison de l’emplacement et de la taille des tumeurs. Elle suit actuellement un protocole de chimiothérapie auquel elle n’est pas réceptive et ce n’est pas le premier. Entretemps, elle a également subi 10 séances de radiothérapie pour des tumeurs au cerveau. Nous n’avons même pas le résultat de ce traitement mais vendredi, une autre mauvaise nouvelle est tombée. De nouvelles tumeurs sont visibles au niveau de la trachée. Je ne sais plus quoi faire pour maintenir l’espoir auprès de mon ami, son fils... Ce matin, je me suis plongée longuement dans les recherches et par rapport aux messages d’espoir ou aux solutions que j’ai trouvées, je ne sais pas comment l’aborder avec eux. D’autre part, j’aimerai connaître le meilleur établissement français traitant ce type de pathologie. En effet, je commence de plus en plus à douter de la compréhension de son mèdecin. Je ne remets pas en doute ses qualités mais j’aimerai qu’il soit plus actif pour la "sauver" au lieu de lui proposer sans cesse un nouveau protocole de chimio qui ne fait rien ! C’est le désordre dans ma tête sans compter que je me sens inutile face à elle et ses proches. Que faire ? Merci par avance de vos réponses.

        • Cancer du Poumon
          7 mai 2008, par Giselle Penat

          Bonjour,

          en réponse à votre message :

          Nous ne souhaitons qu’une chose, celle de pouvoir vous aider d’une manière ou d’une autre.

          Mais il arrive un moment où malgré tout l’amour que nous avons pour les nôtres, il ne faut plus se voiler la face : nous sommes face à une maladie mortelle. Telle est la dure réalité qu’il faut admettre. Le cancer est la maladie de l’incertitude.

          Le cancer du côlon a métastasé de toute évidence dans tout le corps. La maladie fait son chemin et envahit peu à peu tous les organes. Il a du être en rémission un certain temps mais n’était pas "guéri".

          Il y a une vingtaine de centres anti-cancéreux en France dont la compétence des équipes médicales est plus que prouvée. Les plus connus d’entre eux en région parisienne : l’IGR (Institut Gustave Roussy), Institut Curie, Paoli-Calmettes à Marseille, Bérard à Lyon etc. Presque chaque région a un centre d’oncologie.

          Les médecins essaient certainement le meilleur protocole de chimio pour bloquer l’evolution de la maladie, mais souvent hélas la maladie les devance.

          Je vous invite aussi à rejoindre nos listes de discussion afin que nous puissions mieux vous aider, même si nous n’avons pas de solution miracle.

          Cordialement

          Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer-deuil-soutien)

    • Cancer du Poumon
      18 janvier 2007

      Merci d’avoir penser à écrire ce message, votre expérience, me paraît douloureuse tant sur la plan physique que moral. Vous donnez par votre témoignage de l’espoir à ceux qui aujour’hui viennent d’apprendre qu’ils ont le cancer. Je crois moi aussi que l’amour peut faire des miracles.

    • Cancer du Poumon
      4 février 2007, par nad2113

      bravo pour toi et surtout pour tes enfants car eux ils on besoin de toi et c est ce qui ta surment pousser a aller en avant mais j espere que tu poura m aider ma mere a 59 ans elle a su le 29 dec qu elle avais un cancer du poumon droit avec des metastases sur le gauche et des ganglions atteint par le cancer dison plus haut comme entre les omoplat et la 1mois apres d autre examen on été fait et il est rendu agressif et en + métastase au cerveau de 0.5 cm ma mere elle n a presque pas de douleur mais elle a décider de ne^pas prendre les traitement parceque les doc lui on dit quelle ne fera pas plus 1 ans avec les traitement c est un cancer qui est avancer et tres agressif a grande cellules je ne sais plus quoi penser et qui croire a-t elle bien fait de ne pas prendre les traitement s.v.p pouvez-vous me répondre je suis perdu merci Nadine

      • Cancer du Poumon
        4 février 2007, par Giselle Penat

        Bonjour,

        Quelques rares patients refusent de se faire traiter. Ce refus est souvent lié au choc du diagnostic, parfois à l’impossibilité de croire vraiment en ce qui arrive (ce qu’on appelle le déni).

        Il peut également être lié aux représentations négatives du cancer, à son évolution, au risque de mort et à la façon dont le patient imagine les traitements et leurs effets secondaires. Une mauvaise compréhension des informations transmises, des malentendus, de mauvaises expériences antérieures peuvent contribuer à renforcer cette position.

        Le patient ne doit pas hésiter à faire part de ses appréhensions. Il doit se sentir libre de poser toutes les questions qu’il souhaite sur le traitement, ses objectifs, son déroulement (lieu où cela va se passer, à quel rythme), ses contraintes et ses effets secondaires éventuels. Le médecin n’a peut-être pas toutes les réponses, mais il peut tenter de répondre au patient le plus clairement et le plus précisément possible. Une rencontre avec toute l’équipe soignante peut être proposée ainsi qu’un entretien avec un psychologue.

        Lorsqu’une personne est confrontée à la perspective d’une fin de vie dans des délais relativement brefs, elle ré-envisage parfois ses priorités de vie pour profiter à fond du temps qui lui reste. Certains projets maintiennent le désir de vivre.

        En avez-vous discuté avec votre maman et un psychiatre, psychologue ou onco-psychiatre ?

        Même dans le cas d’une pathologie mortelle à moyen ou court terme il est très difficile de donner des pronostics précis en terme de durée.

        Cela dépend énormément de l’état physique du patient et de sa résistance, on ne sait que la mort est imminente que quelques jours parfois quelques heures avant la fin.

        Mais l’essentiel est que la qualité de vie reste la priorité.

        Dans tous les cas, il s’agit de suivre le patient cancéreux au cours de sa maladie dans une démarche à visée curative lorsqu’elle est possible ou palliative lorsqu’il n’est plus raisonnable d’espérer la guérison.

        Il y a des unités de soins palliatifs dans lesquelles on veille au confort du malade tant sur le plan physique (prise en charge de la douleur) que sur le plan moral avec un accompagnement assuré pour le malade et son entourage.

        Le refus de traitement touche à l’éthique et tout un ensemble de lois, parfois ambiguës, régissent cet aspect de la médecine. Ce n’est pas simple du tout. Et les frontières sont toujours fragiles dans ce domaine, comme les interprétations.
        "Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment".
        (loi relative aux droits des malades, dite loi Kouchner, du 4 mars 2002.)
        voir : http://www.fnclcc.fr/fr/patients/dico/definition.php?id_definition=409.

        Si la visée curative du traitement n’a plus de sens selon l’évolution du cancer, tout doit être mis cependant en oeuvre sur le plan palliatif pour assurer une qualité de vie maximum.

        Très cordialement
        Giselle
        (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer Deuil Soutien - co-gestionnaire de la liste droits sociaux et santé)
        http://cancer-familles.medicalistes.org
        Je soutiens Médicalistes : http://www.medicalistes.org/spip/article35.html

        • Cancer du Poumon
          4 février 2007

          merci a toi giselle
          mais y a t il vraiment de l espoir quand un cancer est rendu la au cerveau c est la quostion que je me pose a touts les jours jaimerais donc que ma manan vive encore ne seraise que 1 2 ou meme 3ans avec nous sans toute fois souffrir merci nadine

          • Cancer du Poumon
            5 février 2007, par Giselle Penat

            Bonjour Nadine,

            Il est difficile de faire des généralités, car chaque cancer est différent ; on ne sait pas pourquoi un cancer déjà métastasé au cerveau ou à d’autres organes va avoir une plus longue rémission qu’un autre peut-être déjà moins étendu. Le cancer reste une maladie mortelle sans certitude aucune ni dans un sens, ni dans l’autre. Aussi se focaliser sur un diagnostic pessimiste et des pronostics de 6 mois, un an , deux ans etc. risque de perturber la/le malade ainsi que son entourage. Le cancer nous apprend, si dur cela soit-il, l’éphémère, à vivre dans le présent auprès des nôtres, à adapter notre pas sur le leur en les accompagnant avec amour. C’est vivre intensément tous les instants qui nous sont donnés, toutes les petites joies qui passent. A en faire des moments uniques.
            Ta maman a ses raisons profondes de refuser un traitement curatif, peut-être voué à l’échec dans son cas, qui ne changerait rien dans l’évolution déjà trop avancée de son cancer. Elle va tout mettre en oeuvre pour protéger son entourage.
            Nombreux sont les malades qui n’acceptent qu’un traitement palliatif dans le cas de tumeurs irréversibles, ce qui va leur permettre de mener leur vie le mieux - ou le moins mal - possible, comme ils l’entendent, en se donnant parfois d’autres priorités, car ils occultent ce mot d’échéance en fait.
            Le temps passe toujours trop vite et la mort nous surprend toujour trop tôt : nous avons toujours ce sentiment d’immortalité, de projets insensés en nous en oubliant souvent de vivre le moment présent ..

            N’hésite pas à te faire aider dans ce combat incertain et difficile.

            A lire exemplaire du journal de Curie avec ce chapitre : "Proches des malades, aider oui mais comment " ?
            document PDF http://www.curie.fr/upload/presse/jic/num_63/comment-aider-malade.pdf

            voir également ce guide d’une centaine de pages, toujours en doc PDF
            http://www.proximologie.com/includes/teasers/right/images/Guide%20proche-novartis.pdf
            "Ce guide s’adresse aux proches d’une personne atteinte d’un cancer. Il a pour but de les aider à mieux cerner le rôle qu’ils peuvent jouer pour l’accompagner pendant la maladie et la soutenir dans cette épreuve."

            Le cancer atteint profondément et douloureusement non seulement la personne qui en est atteinte mais aussi la famille. Cette dernière est appréhendée aujourd’hui comme un système dont l’évolution est influencée par les phases du cancer et dont l’adaptation dépend aussi de certaines composantes propres à la dynamique familiale.

            N’hésitez pas à demander de l’aide dans les centres anti-cancéreux où sont soignés vos malades. L’accompagnement des proches n’est pas un vain mot.

            Le cancer est solitude.

            Nous passons d’un monde à l’autre et les "autres" restent en face. Ainsi avons-nous l’impression que parfois personne ne nous comprend où qu’ils ne se souviennent même pas du malade avant . Pourtant il n’a pas changé d’âme, ni de coeur .. et nous "accompagnants" non plus ..

            Le cancer pose des questions sans réponses (tant au malade qu’à ses proches) et confronte directement à l’horreur de la chute, à la mort au détour du chemin. Ce n’est plus un jour sûrement, mais peut-être dans quelques mois, dans quelques années. Le présent se fige et l’avenir s’effondre. La phrase si souvent prononcée, « Rien ne sera jamais plus comme avant », illustre bien cette situation.

            Si tu le souhaites, rejoins notre liste CANCER FAMILLES dédiée aux proches qui accompagnent un malade.

            Très cordialement
            Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer-Deuil-Soutien).


  • Cancer du Poumon
    14 mai 2006, par Marc VALLETEAU de MOULLLIAC

    Bonjour, étant moi-même développeur sur spip, je suis tombé par hasard sur ce site ...

    Un membre proche de ma famille vient de subir un diagnostic de cancer de la plèvre, de type adénocarcinome "mésothéliome", et je suis surpris que l’on n’y fasse pas référence dans cet article ...

    Il semblerait que l’origine de ce type de cancer soit, en général, à rechercher du côté de l’amiante ... Or, la personne dont je parle a été enseignante pendant quarante ans, dans des établissements privés anciens ... Y a-t-il un lien ? Je ne saurais répondre.

    Par contre, on retrouve bien les symptômes dont vous faites la description ici : pleurésie (à l’origine du diagnostic), perte d’appétit, vomissements, diarrhées ...

    Avez-vous une expérience de ce type de cancer ? Quels sont les soins susceptibles d’être les mieux appropriés ?

    Etant géographiquement assez loin du malade, je n’ai aucun contact direct avec le médecin traitant ...

    Merci d’avance de votre avis : c’est bien de penser à informer les familles, qui, paradoxalement, ne sont pas toujours très bien considérées dans ces cas de figure ...

    Cordialement.

    • Cancer du Poumon
      4 septembre 2006, par Giselle Penat

      Bonjour,

      Le mésothéliome (cancer de la plèvre dit cancer de l’amiante) n’est souvent pas effectivement abordé dans les articles concernant "le cancer du poumon".

      Parmi les membres de notre liste CANCER-FAMILLES, une jeune femme a son papa qui est atteint de ce cancer.
      Les renseignements que j’en ai sont donc ceux que cette personne communiquent régulièrement au groupe et concernent le cas précis de son père.

      Divers sites (médicaux) INTERNET traitent du sujet :
      http://www.mesotheliome.fr/index.htm?scsrc=google&sckw=m%C3%A9soth%C3%A9liome&scacct=102&sccrtv=im-cdm-setdt
      http://www.fnclcc.fr/fr/patients/dico/definition.php?id_definition=1026
      http://www.oncolor.org/referentiels/thorax/mesoth_acc.htm
      http://www.chu-rouen.fr/ssf/pathol/mesotheliome.html

      Pour plus d’infos, si vous le désirez, contactez-moi par le biais de la liste (message au gestionnaire).

      Cordialement
      Giselle

      • Cancer du Poumon
        3 avril 2007, par mary

        mon amie d’enfance est atteinte d’un cancer de la plevre j’aimerai savoir quelle est l’esperance de guerison d’autant plus qu’elle est metastasée il y a qq années elle avait eu un cancer du sein merci si je peux etre renseignée je suis tres inquiete

        • Cancer du Poumon
          3 avril 2007, par Giselle Penat

          Bonjour,

          Je suis désolée mais nous ne pouvons pas répondre à votre question - nous ne faisons pas de diagnostic ni de pronostic sur ce forum qui se veut avant tout informatif - même des médecins seraient, je pense, très embarrassés de devoir répondre à une telle demande "d’espérance de guérison", au delà du fait que seul l’espoir nous permet d’avancer, de prendre un jour après l’autre et de vivre chaque instant donné intensément.

          Le cancer est la maladie de l’incertitude. Un jour tous les espoirs sont permis et le lendemain, quand cela n’est pas dans la même journée, nous nous retrouvons au fond du trou, face à une dégradation subite de l’état du malade.

          Voilà ce qu’en écrit une amie qui se bat depuis de longues années contre le cancer :
          "Et si ça n’arrivait pas qu’aux autres…. C comme Cancer, C comme Crabe, C comme Cyclone qui dévaste nos vies, le corps et l’âme et nous fait vivre un enfer sur terre, au rythme des opérations et des traitements terriblement douloureux. Sans certitude aucune, ni celle d’un lendemain, pas même de l’heure suivante… Car un mieux fulgurant peut arriver comme aussi le pire…

          Peur, douleur, angoisse, espoir, le cancer nous entraîne dans un monde ou tout est fragile et éphémère. L’avancée de la recherche et des traitements on permis que nous, malades, vivions plus longtemps avec une maladie mortelle, devenue chronique, fait nouveau et peu banal. Certes nous continuons à faire partie du monde des vivants, mais à quel prix ! Nos médecins nous aident à « tenir » encore et encore, pour être là quand arrivera le « nouveau remède » que nous espérons tant, c’est une « survie thérapeutique » pour atteindre, si ce n’est la guérison, fort rare, du moins la REMISSION la plus longue possible."

          Tout y est dit : Le cancer pose des questions sans réponses (tant au malade qu’à ses proches) et confronte directement à l’horreur de la chute, à la mort au détour du chemin. Ce n’est plus un jour sûrement, mais peut-être dans quelques mois, dans quelques années. Le présent se fige et l’avenir s’effondre. La phrase si souvent prononcée, « Rien ne sera jamais plus comme avant », illustre bien cette situation.

          Le cancer ne frappe pas uniquement la personne recevant le diagnostic - sa famille, ses amis et tous ceux qui lui sont chers en sont également touchés. Ces derniers éprouvent divers sentiments, allant de la colère, au désespoir et à la peur. C’est la peur de perdre un être cher, ressentie par le conjoint, les parents, les enfants et les amis de la personne atteinte.

          Si vous voulez en parler, rejoignez une ou plusieurs de nos listes de discussion, où vous trouverez bcp de soutien et des informations dans un esprit d’échange et de partage.

          Très cordialement
          Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer Deuil Soutien - co-gestionnaire de la liste droits sociaux et santé)
          http://cancer-familles.medicalistes.org
          Je soutiens Médicalistes : http://www.medicalistes.org/spip/article35.html

          • Cancer du Poumon
            13 avril 2007, par Angie

            Merci pour vos temoignagnes qui m’ont apporté un peu plus d’espoir, on a tant besoin de se dettacher de tous ces chiffres , ces statistiques . Les traitements sont longs , les bilans le sont aussi, on ne peut que penser. Merci pour vos bonnes ondes.

        • Cancer du Poumon
          2 novembre 2008, par laetitia

          bonjour,

          viens de lire votre message qui me prouve qu’il y a de l’espoir.......
          celà fait du bien car en ce moment je vis celà avec ma maman et j’avoue que c’est tres dur de se dire que je vais peut etre la perdre.....

          merci pour votre message d’espoir et d’amour

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