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Date : 11 avril 2010
par  Giselle Penat

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DEPISTAGE DU CANCER DU CÔLON

Article paru dans NICE/VAR-MATIN

dimanche 28 mars 2010

Page 18 - rubrique santé -

Nancy CATTAN - ncattan@nicematin.fr

DEPISTAGE DU CANCER DU CÔLON



Chaque année, plus de 37000 cas de cancer colorectal sont diagnostiqués en France. Soit près de deux fois plus qu’il y a vingt ans."Cette progression est en partie liée au vieillissement de la population, sachant que les plus de 75 ans représentent la moitié des malades", explique le Pr.Patrick DELASALLE, vice-président de l’APREMAS * l’APREMAS centre de coordination de dépistage des cancers, met en oeuvre dans les départements des Alpes-Maritimes et des Alpes de Haute-Provence, les programmes de dépistage du cancer du sein et du cancer du côlon).*

Cette population n’est pourtant pas ciblée par la campagne de dépistage organisé qui a démarré dans les Alpes-Maritimes en 2005 (voir encadré qui suit).

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LE DEPISTAGE DES PLUS DE 75 ANS A L’ETUDE

Avec plus de la moitié des cas de cancer colorectal chez les plus de 75 ans, une réflexion s’impose concernant l’intégration de cette population dans le dépistage organisé. "Elle est aujourd’hui laissée pour compte, en considérant, que son espérance de vie n’est pas suffisante pour justifier ce dépistage, reconnait le Pr.DELASSALE. Mais on a tous conscience que la vie ne s’arrête pas à 75 ans, que cette population est souvent en bonne santé ... Il faut aujourd’hui, pour convaincre les autorités de tutelle, mener les études pourvant l’efficacité du dépistage organisé parmi cette population."

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SEULEMENT 34% DE PARTICIPATION

C’est en effet à partir de 50 ans et jusqu’à son 74ème anniversaire que l’on est invité à pratiquer un test de dépistage de sang (HEMOCCULT 2). Une invitation largement déclinée (seulement 34% dans le 06) - nous ne possédons pas des chiffres concernant les départements du Var et de la Corse, où la campagne de dépistage organisé a démarré plus tardivement -

notamment pour les hommes de 50 à 54 ans : "Ils sont les plus réticents à participer à ce dépistage, les meilleurs élèves étant les femmes de 60 à 64 ans". C’est pourtant le sexe fort qui paie le plus lourd tribut à cette maladie. La faible adhésion de la population afflige les promoteurs du dépistage, mais ne les décourage pas."Il faut continuer d’essayer de convaincre. Toutes les études montrent que le risque de mourir d’un cancer du colon est diminué de 30% chez les personnes qui participent au dépistage organisé." L’enjeu étant de repérer et enlever des lésions précancéreuses (des polypes) avant qu’elles n’évoluent vers un stade plus agressif. La balle est aujourd’hui dans le camp des médecins traitants, les plus à même de convaincre leurs patients. A condition que ces derniers les sollicitent pour cela, via une consultation spécifique.

Nancy CATTAN - ncattan@nicematin.fr

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