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Date : 1er mai 2010
par  Giselle Penat

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PROGRES DANS LA LUTTE CONTRE LE CANCER



La survie après cancer s’améliore en France - Par Martine Perez

Plus de 50% des malades atteints d’un cancer sont toujours en vie cinq ans après. Un nombre important est considéré comme guéri.

La lutte contre le cancer progresse. Il n’y a pas de révolution, mais des avancées à petits pas concernant le dépistage, le diagnostic précoce et les traitements, qui offrent au bout du compte une amélioration significative de la survie après cancer, et même du taux de guérison, un mot jusqu’alors tabou pour les cancérologues, qui refusaient de créer de faux espoirs. Ces avancées peuvent être mesurées par des données statistiques calculant avec un recul de dix ans le taux de survie après un cancer. La publication d’un rapport de l’Institut national du cancer (Inca) au titre austère de : « Survie attendue des patients atteints de cancer en France. État des lieux », permet de découvrir que, pour plus de 42% des cas de cancer survenus au cours de la décennie passée, le taux de survie au bout de cinq ans est supérieur à 80%. Avec une survie à dix ans également importante.

Ces chiffres sont basés sur des cas de cancer déjà anciens, puisqu’il faut un recul important pour analyser la survie. Il est probable que ces résultats seront encore meilleurs pour les cancers en cours de traitement. L’annonce d’un cancer dans une vie fait l’effet de l’explosion d’une bombe. Pourtant, on peut aujourd’hui survivre, vivre et guérir dans un nombre non négligeable de cas, après un cancer.

Le rapport de l’Inca résulte d’une compilation d’informations statistiques produites en France, notamment par le réseau Francim des registres du cancer, en ce qui concerne le nombre de cas et le taux de survie. Il est basé aussi sur les données européennes du réseau Eurocare et sur des chiffres américains et mondiaux.

Selon ce document, « toutes les données aboutissent à un consensus d’un taux de survie à cinq ans, tous cancers confondus, supérieur à 50% ». Avec des variations selon l’origine des chiffres, puisque le taux de survie à cinq ans est de 53% pour les données françaises pour des patients ayant eu un diagnostic de cancer entre 1989 et 1997. Ce taux est de 51,9% si l’on se réfère aux données européennes et de 66,1% selon des statistiques américaines portant sur des cancers découverts plus récemment entre 1999 et 2005.

Stade au moment du diagnostic

Le taux de survie est bien sûr lié à la localisation du cancer et à son stade au moment du diagnostic. Ainsi, certaines tumeurs peuvent être classées comme étant de bon pronostic, comme celles de la prostate, du sein, de la thyroïde, mélanome, leucémie lymphoïde chronique, testicule, maladie de Hodgkin, puisque la survie des malades à cinq ans est supérieure à 80%. Or ces cancers représentent 42% des cas diagnostiqués chaque année. Par ailleurs, dans la catégorie intermédiaire, il apparaît que, pour plus de la moitié des cancers du côlon, de la bouche et du pharynx, de la vessie, du rein, de l’estomac, de l’utérus, du larynx, de l’ovaire…, la survie au bout de cinq ans dépasse actuellement 80%. Reste 17% des cancers qui sont de pronostic médiocre.

Mais que se passe-t-il ensuite, entre cinq et dix ans après le diagnostic ? « L’analyse de la mortalité résiduelle pour les patients atteints de cancer objective une chute du risque au-delà de cinq ans pour la grande majorité des cancers, peut-on lire dans le rapport. D’après les données américaines, pour des patients traités entre 1988 et 2001, la plupart des cancers ayant une survie à cinq ans de 80% avaient également une survie à dix ans ou plus avoisinant 80%. »

« Des données robustes »

Selon les auteurs du rapport, il y aurait chaque année en France, sur les 319 000 nouveaux malades du cancer, au moins 123 000 cas qui devraient pouvoir être considérés comme guéris définitivement. « Les données françaises utilisées portent sur des cohortes de patients traités avant 2000. Ce sont donc des données robustes qui établissent des taux de survie attendus minimaux. Il n’est pas déraisonnable de penser que la survie à cinq ans des patients diagnostiqués en 2005, voire en 2010, est ou sera meilleure », assurent les auteurs du rapport.

Cette compilation de données montre sans conteste une amélioration des taux de survie après cancer. « Nous assistons à un processus d’amélioration du taux de survie après cancer de l’ordre de 10% par décennie, si l’on se réfère aux enquêtes antérieures », affirme le Pr Dominique Maraninchi, directeur général de l’Institut national du cancer.

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http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/22/97001-20100422FILWWW00195-cancers-de-plus-en-plus-de-gueris.php

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Cancers : de plus en plus de guéris

AFP - 22/04/2010 | Mise à jour : 06:59

Sur les quelque 320.000 patients qui ont chaque année un diagnostic de cancer, plus de la moitié vivront encore cinq ans après et "au moins 120.000 guériront", selon un rapport de l’Institut national du cancer (INCa) rendu public jeudi.

"Plus de cent mille personnes guérissent chaque année. Des centaines de milliers de personnes continuent ainsi à vivre après leur cancer, il faut s’en occuper (retour au travail, droit d’emprunter et donc de s’assurer sans surprime pénalisante...)", a souligné auprès de l’AFP le Pr Dominique Marananchi, président de l’INCa.
Ce rapport sur la survie des patients atteints de cancers en France rappelle qu’"il n’y a pas un, mais des cancers avec des évolutions différentes".

"Certains cancers de plus en plus nombreux guérissent ; certains conservent un pronostic sombre ; d’autres évoluent à long terme telles des maladies chroniques", y lit-on.

Les cancers les plus fréquents sont rangés en trois grandes catégories et les taux de survie estimés "minimaux".
Parmi ceux de bon pronostic (42 % des cas de cancer), dont la survie à 5 ans est supérieure ou égale à 80 %, figurent les cancers de la prostate, du sein, du testicule, de la thyroïde, et le mélanome.

Les cancers du côlon-rectum, de la bouche, de la vessie, du rein, de l’ovaire et de l’utérus (corps et col) font partie des cancers de pronostic intermédiaire (33 % des cas de cancer) avec une survie à 5 ans allant de 20 à 80 % selon le type de maladie et surtout son stade d’extension.

Il y a aussi les tumeurs de mauvais pronostic (17 % des cas de cancer) pour lesquels la survie à 5 ans est inférieure ou égale à 20 % : poumon et plèvre, foie, pancréas, oesophage, système nerveux central.

Ce schéma tient compte du stade de la maladie : "par exemple, pour le mélanome (cancer de la peau) seule la détection précoce des lésions qui est faite la plupart du temps (84% des diagnostics) offre une aussi bonne survie, en fait assimilable à une guérison", relève le Pr Maraninchi.

Découvert précocement, 85% des tumeurs mammaires sont curables, ajoute-il. "Le cancer du poumon est, malheureusement, le plus souvent découvert à un stade tardif, d’ou le faible pourcentage de guérison (15%)", explique le cancérologue.
"Grâce aux diagnostics plus précoces et aux traitements plus efficaces, la survie à 5 ans des patients diagnostiqués en 2005, voire en 2010, est et sera meilleure".
Ce travail a également une importance pour l’organisation des soins et la recherche.
Cet état des lieux de la survie des adultes atteints de cancers est établi à partir de données françaises (patients traités avant l’an 2000) et internationales notamment américaines (1988-2001).

Il ne s’agit pas de données nouvelles, mais d’une nouvelle façon de les
analyser, selon l’INCa.

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Cancer : des traitements ciblés et personnalisés
Par Sandrine Cabut - 05/02/2010 | Mise à jour : 00:08

Les nouvelles approches permettent désormais de guérir ou de contrôler l’évolution de la maladie.

Des médicaments qui ciblent les mécanismes intimes des cancers, des traitements personnalisés en fonction de la carte d’identité de la tumeur d’un patient… La cancérologie est en pleine mutation. Hier, lors de la journée mondiale contre le cancer, des spécialistes ont rappelé que quatre cancers sur dix pourraient être prévenus (voir ci-dessous). Pour les autres, l’enjeu est dans l’idéal de guérir ; à défaut de contrôler la maladie avec des traitements au long cours, combinant éventuellement plusieurs médicaments. Cette stratégie est déjà effective dans certaines tumeurs (leucémies chroniques notamment). Aujourd’hui, sur les 330 000 nouveaux cas de cancers recensés chaque année en France, environ un sur deux se guérit. « On devrait arriver à un taux de 60 % dans les dix prochaines années », prévoit Jacques Raynaud, président de l’ARC (Association pour la recherche sur le cancer). Dans la majorité des cancers, la chirurgie est le premier traitement. Mais les thérapies dites ciblées sont de plus en plus étudiées, éventuellement associées avec des chimiothérapies classiques. « Il s’agit soit de petites molécules qui agissent sur des voies spécifiques à l’intérieur des cellules ; soit d’anticorps monoclonaux dirigés sur des récepteurs, le plus souvent des facteurs de croissance des cancers », explique le Dr Véronique Dieras (Institut Curie, Paris). « En France, plus de 200 essais cliniques évaluent des traitements ciblés, et plus de 2 000 dans le monde », précise Jacques Raynaud. Parallèlement, chercheurs et médecins s’attellent à décrypter les cartes d’identité génétique des tumeurs, pour prédire chez un patient donné le pronostic de la maladie et/ou la sensibilité à certains traitements.

Cancers du sein

La prise en charge de cette maladie fréquente, 50 000 nouveaux cas et 10 000 décès par an en France, a beaucoup progressé. En témoignent les derniers chiffres qui permettent d’estimer le taux de survie cinq ans après le début de la maladie à 85 %. Depuis 2004, le nombre de nouveaux cas a légèrement diminué, apparemment du fait de l’arrêt de l’usage des traitements hormonaux de la ménopause. La réduction récente de la mortalité s’explique par un diagnostic et traitement précoce, une meilleure information des femmes. Grâce au dépistage, la taille des tumeurs découvertes a régressé.

« Ce qui a changé au cours des dernières années, c’est une meilleure connaissance de la maladie, avec l’identification de sous-groupes et de différentes formes nécessitant une prise en charge différente, explique le Pr Alain Fourquet, chef du service de radiothérapie de l’Institut Curie, spécialiste du cancer du sein. Le traitement n’est plus déterminé seulement par la taille de la tumeur. Des nouveaux outils permettent d’identifier la sensibilité de chaque cancer aux chimiothérapies, hormonothérapie ou radiothérapie. » Une des grandes révolutions est la découverte des récepteurs HER2 (à un facteur de croissance) dans 15 à 20 % des cancers du sein, qui ont pour effet d’augmenter la prolifération tumorale. Un médicament, l’herceptine, est capable de bloquer ces récepteurs, tout en améliorant l’efficacité de la chimiothérapie. D’autres molécules ayant un mode d’action similaire sont en cours d’essai. « Des inhibiteurs de l’angiogénèse (qui bloquent le développement de la vascularisation de la tumeur, NDLR ) sont en expérimentation, avec des premiers résultats intéressants dans les formes métastatiques », ajoute le Pr Fourquet. De plus en plus, le traitement sera défini à la carte, selon les caractéristiques génétiques de la tumeur. Les progrès portent aussi sur la radiothérapie, plus précise, et avec moins d’effets secondaires.

Cancers de la prostate
En 2009, plus de 70 000 cas de ces cancers ont été détectés en France, un chiffre qui augmente de façon exponentielle avec le dépistage par PSA. « Avec cette évolution épidémiologique, la tendance est depuis deux ans de réduire les traitements agressifs », explique le Pr Olivier Cussenot (hôpital Tenon, Paris). Selon ce spécialiste, les deux tiers de ces tumeurs sont considérées comme à faible risque. Elles peuvent être simplement surveillées ou faire l’objet de traitements focalisés. L’hormonothérapie, classique dans les phases plus avancées, est désormais proposée de plus en plus souvent dans les formes peu agressives. Des traitements hormonaux de nouvelle génération, efficaces même chez les patients devenus résistants à l’hormonothérapie classique, devraient bientôt être commercialisés.

Cancers colorectaux
Classiquement résistants à la chimiothérapie, ces cancers digestifs fréquents bénéficient aussi des approches ciblées, notamment des antiangiogènes. « Une dizaine de thérapies ciblées sont en développement à des stades divers », évalue le Pr Sylvie Negrier (Centre Léon Bérard, Lyon). Les spécialistes attendent aussi avec impatience l’arrivée de méthodes de dépistage dans le sang voire la salive, plus acceptables que l’actuelle recherche de sang dans les selles.

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