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Date : 23 mai 2010
par  Giselle Penat

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"JE PRENDS MA MALADIE COMME UN ATOUT"

Article paru dans le journal NICE/VAR-MATIN du dimanche 18 Avril 2010

Rubrique santé page 17


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Témoignage

Elle faisait partie il y a six ans de ces "wonderwomen" capables de surfer entre vie professionnelle exaltante et éreintante, vie de famille, relations sociales ... Et puis, "insidieusement, ont commencé à surgir des problèmes de concentratation et d’attention", raconte Véronique. " Je pouvais aussi "péter un câble" d’une seconde à l’autre". Un comportement qu’elle associe à son emploi du temps surchargé. Comme elle met ses difficultés à suivre une conversation en réunion sur le compte de troubles auditifs. La quadragénaire niçoise n’est pas de nature inquiète. C’est ainsi qu’elle tarde à réaliser l’IRM cérébral prescrit par le médecin ORL, qu’elle s’est enfin décidé à consulter.

DES COMPORTEMENTS BIZARRES

"Cela fait longtemps que vous présentez ces symtômes ?"

"Pourquoi" ?

"Vous avez une tumeur cérébrale infiltrante, un gliome de bas grade. On a trois possibilités : la surveiller, faire des rayons ou opérer .."

"Je me suis dit : ce médecin doit être brillant si on lui a confié des cerveaux à opérer. Alors, banco pour l’intervention !"

On est en avril 2004.
Après l’opération, Véronique est mise en arrêt de travail pendant un an.
"J’avais des comportements bizarres, comme m’arrêter dans la rue et dévisager les passants. J’avais perdu aussi tous les réflexes côté gauche .."
Des séquelles qui ont fini par disparaître.
Pour Véronique, l’épisode est clos.
Elle reprend son emploi de conseillère en gestion de patrimoine et est à nouveau soumise à un rythme infernal. Jusqu’à ce jour de 2007 où elle rentre dans une boutique pour réaliser un achat : "Qu’est ce qu’il vous faut ?"
" .. Je ne sais pas ! j’avais la tête vide .."

Le neurochirurgien qu’elle consulte est inquiet :
"Ca ressemble à une récidive"

"Moi, j’étais presque soulagée ; je n’en pouvais plus de la pression au niveau professionnel".

LA MALADIE, UN ATOUT

Deux mois plus tard, après confirmation de la récidive, la décision d’opérer est prise :
"Je devais rester réveillée pendant l’intervention, pour que l’on puisse s’assurer de ne pas toucher à mes fonctions motrices .."

"Véronique, Véronique .. pouvez-vous bouger votre jambe ?"

"C’était rassurant d’être ainsi interpellée pendant l’opération ..!", raconte avec son optimisme à toutes épreuves la jeune femme.

Véronique ne reprendra plus le travail. Elle est en invalidité catégorie 2, "même si ça ne se voit pas".. Chez Véronique, l’humour est salvateur. Et contagieux. Ainsi, lorsqu’elle désespère de trouver un objet, affectée par des troubles croissants de la mémoire, son jeune fils la "réconforte" par ces mots  :" C’est rangé là où tu avais un morceau de cerveau !" ..

"Je prends aujourd’hui ma maladie comme un atout. Je fais ce que je veux. Et la meilleure expression de ma liberté, c’est cette association que j’ai créée (APATAC - Association de patients atteints de tumeur au cerveau - voir PS 1.) -

"Je veux montrer à mes enfants que même en étant à la maison, on peut être utile."

Utile en aidant les autres.

"Lorsque l’on est frappé par la maladie, on se sent un peu perdu. Sans me substituer aux médecins, j’essaie d’apporter un soutien psychologique, une aide administrative."

Aujourd’hui, Véronique confie, que même si la tumeur revient, elle est prête à l’affronter. Mais auparavant, elle aura réalisé son rêve : "Partir en Polynésie et en Nouvelle-Zélande, avec mon mari et mes enfants, pour qu’ils aient de bons souvenirs avec moi .."


PS

1. APATAC - Association de patients atteints de tumeur au cerveau - renseignements : 06.43.35.25.33 - cuvereaux@cegetel.net -
Siège social : 475, route de Pessicart, 06100 Nice. Date de la déclaration : 15 avril 2010.

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