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Date : 30 décembre 2010
par  Giselle Penat

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CANCER DU RECTUM

Article paru dans NICE/VAR-MATIN

du dimanche 24 octobre 2010

Rubrique santé page 15

Article signé : Nancy CATTAN ncattan@nicematin.fr



"Watch and wait" - Traduisez : "observer et attendre .. sans opérer".

Cela pourrait être demain un principe appliqué à un nombre croissant de cancers du rectum. Il faudra pour cela que les premières expériences réussies de Sao-Paulo au Brésil soient confirmées par les essais internationaux qui démarreront début 2011. A Nice, le service de chirurgie dirigé par le Prof. Daniel BENCHIMOL fera partie des centres experts qui participeront à cette enquête. D’orès et déjà, le praticien, qui co-présidait le mois dernier la conférence internationale de consensus sur le cancer du rectum à Philadelphie aux Etats-Unis, se montre assez optimiste.

DES STOMIES DÉFINITIVES DE PLUS EN PLUS RARES

Un optimisme qui fait écho aux progrès très importants déjà réalisés :

"Si la chirurgie représente toujours l’élément essentiel du traitement du cancer du rectum, elle a beaucoup progressé depuis 20 ans. A l’époque, elle était dans 50% des cas synonyme d’anus artificiel définitif. Sans compter les problèmes d’incontinence et d’impuissance sexuelle pour 70% des hommes. Le taux de récidive était de 30% et la guérison obtenue dans moins de 40% de cas. Ces temps sont révolus. Grâce aux progrès de la chirurgie et son association à la radio et la chimiothérapie, les stomies définitives sont de plus en plus rares, le taux de récidive n’est plus que de 5% et l’on parvient à guérir plus de deux patients sur trois. Les cas d’impuissance sont devenus très rares.", analyse le Professeur BENCHIMOL.
"Pourtant, l’ablation du rectum n’est jamais anodine, pas plus que ses conséquences sur la fonction digestive (selles fréquentes, continence altérée ..). Dans la région, beaucoup de nos patients sont très âgés. On essaie de leur éviter une chirurgie lourde, en réalisant une simple excision locale, après chimio et radiothérapie. C’est en suivant ces personnes que l’on s’est aperçu que, avec un traitement conservateur, on pouvait avoir de très bons résultats : chez 20% d’entre elles, la tumeur disparaît."

GUERIR SANS CHIRURGIE

Des équipes brésiliennes, avec des protocoles similaires, ont obtenu 60% de guérison sans opération, avec un taux de récidive à 5 ans de 5%.

"Il faut confirmer ces excellents résultats sur un panel plus large de patients que l’on surveillera pendant la duré des essais."
Recrutés au cours des prochains mois, ces participants aux essais devront répondre à des critères précis : "Seuls les patients diagnostiqués à un stade précoce et présentant des tumeurs basses, entreront dans le protocole." Une conclusion qui rappelle l’intérêt majeur du dépistage. (lire encadré)

ENCADRE : LES SIGNAUX D’ALERTE

Avec 11 000 nouveaux cas chaque année en France, le cancer du rectum (partie terminale du tube digestif) est relativement fréquent. Mais du fait de tabous qui le rendent encore un peu "honteux", et bien que siégeant dans une cavité facilement accessible, ce cancer n’est souvent découvert qu’à un stade avancé. Il touche autant l’homme que la femme, le plus souvent entre 50 et 70 ans. Comme pour la plupart des cancers, c’est la précocité du diagnostic qui permet d’obtenir les meilleurs résultats du traitement. Il faut donc être attentif à tout symptôme "anormal", et tout particulièrement à l’émission indolore de petites quantités de sang rouge par l’anus, souvent sur les selles, ou par une modification du transit intestinal (diarrhée ou constipation).

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