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Date : 30 janvier 2011
par  Giselle Penat

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LES MAUX DU CANCER

Article paru dans le journal régional NICE/VAR-MATIN

Dimanche 23 janvier 2011 - Page 18 - rubrique santé

Auteur de l’article : Caroline MARTINAT - cmartinat@varmatin.fr

UNE AIDE PSYCHOLOGIQUE POUR DIRE LES MAUX DU CANCER



Le diagnostic du cancer, quel qu’il soit et quel que soit son pronostic, est toujours associé à la mort. Dès l’annonce et la mise en place du traitement, les rendez-vous s’enchaînent et la maladie prend beaucoup de place dans la vie du patient et dans celle de ses proches.

Pour cette raison, le centre de coordination en cancérologie Var-Ouest (voir encadré en fin d’article) a fait de l’accompagnement psychologique des patients ou de leurs proches une de ses priorités, dès la consultation d’annonce (1).

Elle se décline en trois temps, avec une consultation médicale, un rendez-vous avec l’infirmière et une proposition de consultation psychologique.

UNE POSSIBILITE OFFERTE A TOUT MOMENT

"S’il est important d’indiquer la possibilité de voir un psychologue le plus tôt possible, il faut aussi insister sur le fait que ce n’est qu’une possibilité, pas une obligation", indique Laurence Hubin, une des psychologues du réseau Onco PACA.

La consultation peut, elle aussi, intervenir à tout moment. Certains patients saisiront l’opportunité, dès l’annonce de la maladie, d’autres bien plus tard, y compris quand ils seront en phase de rémission. D’autres enfin n’en ressentiront pas le besoin.

"La rencontre avec le psychologue, explique Laurence Hubin, est un espace pour dire autrement la maladie et pour prendre en compte la réalité psychique de la personne, c’est à dire sa façon personnelle de traduire cette réalité. La séance permet d’interroger la place que prend la maladie, le sens qu’elle a dans l’histoire du patient."

Dans nos sociétés modernes, où l’on nous demande de lutter toujours plus, les individus confrontés au cancer se retrouvent dans un univers médical où il faut encore se battre. Mais là, l’ennemi est bien identifié. Dans ce contexte, le psychologue insiste sur la nécessité d’un espace où la subjectivité peut s’exprimer.
"Il s’agit d’aider la personne à prendre la parole, pour ne plus la réduire à son statut de patient, voire à sa maladie."

POUR LES PATIENTS ET POUR LEURS PROCHES

Parfois ce sont les proches qui consultent. "Toutes les demandes sont différentes et elles peuvent évoluer, ou pas, vers une thérapie. Si c’est pertinent, le travail peut continuer en période de rémission, y compris dans le cadre du réseau."

Les consultations sont prises en charge par le 3C, et selon l’évolution de la demande du patient, une possibilité de poursuivre sa thérapie en dehors de la structure reste ouverte.
"Bien sûr, la prise en charge financière par le réseau ne change rien à la confidentialité des entretiens", souligne Laurence Hubin.
"Le psychologue ne va pas ensuite faire un compte-rendu aux médecins du réseau. Les conditions de prise en charge sont strictement les mêmes que celles qui prévalent en dehors du réseau".

A L’HÔPITAL OU DANS UN CABINET LIBERAL

Le choix offert au patient ne s’arrête pas à la seule possibilité de consulter ou non. Il porte aussi sur la possibilité de consulter à l’hôpital ou en milieu libéral. La seconde option permet de sortir un peu de l’univers hospitalier. C’est parfois un besoin exprimé par le malade, facilement compréhensible.
Quoi qu’il en soit, les deux possibilités sont complémentaires. Les douze psychologues qui travaillent avec le 3C Var-Ouest sont capables "d’entendre tous les discours."
Et tandis que les médecins se battent pour garder en vie leurs patients, eux sont là "pour les aider à rester dans la vie".

Article signé Caroline Martinat - cmartinat@varmatin.fr

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(1) Pour permettre aux autres professionnels de santé de mieux appréhender leur rôle au sein du réseau 3C, les psychologues d’Onco PACA ont organisé, fin 2010, une conférence à Chateauvallon, près de Toulon.

Pour info : il existe plusieurs centres de coordination dans les Alpes-Maritimes et le Var :

Centre hospitalo-universitaire de Nice

Centre Antoine Lacassagne de Nice

Centre azuréen de cancérologie de Mougins

Clinique Saint-Jean à Cagnes sur Mer

Clinique du Parc Impérial à Nice

Clinique Saint-Georges à Nice

Centre hospitalier inter-communal Toulon-La Seyne

Centre hospitalier de la Dracénie

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1er Encadre - 3C, LA CELLULE QUALITE CANCER

Un centre de coordination en cancérologie (3C), c’est la cellule qualité de la prise en charge du cancer.
A titre d’exemple, le 3C Var-Ouest regroupe une quinzaine d’établissements, de la Seyne à Hyères, en passant par Brignoles et Toulon.

Les dossiers des patients de ces établissements sont tous étudiés lors des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) du 3C et le choix du traitement se fait collégialement, selon le référencement régional, en fonction du diagnostic précis et du stade de la maladie.
"Le 3C garantit une égalité de traitement et une qualité de traitement égale pour tous" , résume le Dr.Jean-Louis Wendling, cancérologue, médecin coordinateur du 3C Var-Ouest.

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2ème encadré - "UNE SOUPAPE DE SECURITE" POUR LES PERSONNELS SOIGNANTS.

Roger Lavaut est cadre de santé coordinateur du Réseau Rivage, un réseau de soins palliatifs prenant en charge des patients à domicile, en lien avec les établissements de santé, Onco PACA et le 3C.

"Pour certains la prise en charge psychologique est déjà en place depuis longtemps et on continue à la permettre. Pour d’autres, c’est une possibilité proposée par le coordonnateur au début de la prise en charge. Il s’agit d’aider le patient et son entourage, y compris médical. Donc le médecin traitant, les infirmiers .. C’est une soupape de sécurité pour des soignants qui accompagnent les malades souvent, et sur de longues périodes."

"La maladie, la mort, on ne s’y fait pas, confirme Laurence Hubin. C’est un travail permanent. Cela demande de l’espace pour mettre les choses à distance, pour ne pas se blesser et pour progresser dans sa relation à la personne malade."

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