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Date : 25 avril 2011
par  Giselle Penat

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Une nouvelle voie pour la reconstruction mammaire

La reconstruction mammaire, après ablation d’un sein, bénéficie désormais d’une technique nouvelle, la chirurgie par voie axillaire, qui devrait lever les réticences encore nombreuses.



Une nouvelle voie pour la reconstruction mammaire

Publié le dimanche 24 avril 2011 à 07H06

Nancy Cattan (ncattan@nicematin.fr)

http://www.nicematin.com/article/sante/une-nouvelle-voie-pour-la-reconstruction-mammaire

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La reconstruction mammaire, après ablation d’un sein, bénéficie désormais d’une technique nouvelle, la chirurgie par voie axillaire, qui devrait lever les réticences encore nombreuses.

Après la maladie, il y a la reconstruction. Il faut réapprendre à vivre, avec la mémoire du traumatisme. Mais au-delà des aspects psychologiques, il y a aussi parfois, la reconstruction physique. Pour un quart des femmes touchées par un cancer du sein, le chemin vers la guérison passe ainsi par l’ablation d’un sein. Cette chirurgie est certes beaucoup moins mutilante qu’elle ne l’était dans les années soixante-dix. Mais elle reste difficile à vivre. « Lorsque c’est possible, c’est-à-dire dans un tiers des cas environ, on propose une reconstruction immédiate ; après avoir enlevé le sein, on place une prothèse. Mais cela est exclu dans un certain nombre de cas et notamment lorsqu’une radiothérapie est prescrite, les rayons compromettant le résultat esthétique », relate le Dr Abdi Bafghi, gynécologue à la Clinique Saint George à Nice. Il faut alors intervenir dans un second temps. « Beaucoup de femmes renoncent encore à la reconstruction, effrayées par l’idée de repasser par une chirurgie compliquée et douloureuse. »

Une incision au niveau de l’aisselle

L’arsenal des techniques déjà existantes (reconstruction par prothèse et par lambeau), devraient s’enrichir dans un futur proche, d’une nouvelle approche, moins lourde : la reconstruction mammaire, par prothèse toujours, mais en empruntant la voie axillaire : « Cette technique est déjà bien rodée en chirurgie esthétique, explique le Dr Abdi Bafgui, qui initie une étude multicentrique sur cette approche. Il s’agit de réaliser une petite incision au niveau de l’aisselle, par laquelle on fait passer une prothèse dégonflée. Le gonflement progressif de cet expendeur, au rythme d’une fois par semaine, pendant 4 semaines environ, permet de faire la place pour la prothèse définitive. Lorsque le volume nécessaire est obtenu, on réalise alors une deuxième intervention pour la mise en place de cette prothèse. »

Aujourd’hui, seulement 20% des 15 000 femmes pour lesquelles une ablation du sein s’est imposée font le choix de la reconstruction. Parmi celles qui le refusent, il y a les Amazones, qui ont même accepté d’être photographiées, buste nu, pour sensibiliser d’autres femmes à leur combat. Et elles expliquent leur choix en arguant qu’une reconstruction mammaire c’est encore au moins trois opérations et qu’elles ont assez souffert comme ça... La reconstruction par voie axillaire, réalisée sous anesthésie minime, en ambulatoire et sans cicatrices majeures supplémentaires, déstabilisera-t-elle leur position ?


Le rôle du médecin : accompagner la femme

Selon le Dr Pierre Azuar, chef du service de gynécologie au CH de Grasse, « il est difficile d’apprécier ce qu’une femme peut subjectivement attendre d’une reconstruction mammaire ». « Pour 80 % des patientes mutilées, la reconstruction mammaire n’est pas souhaitée, même si on sait que la qualité de vie est meilleure après reconstruction mammaire que sans, souligne-t-il. Il est important de ne pas choisir pour la patiente, mais de simplement l’accompagner dans sa décision. En lui expliquant qu’il n’y a pas une technique, mais des techniques, qu’elles ne sont pas applicables dans tous les cas, que des nuances existent dans les indications opératoires. »

Nancy Cattan (ncattan@nicematin.fr)

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