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    Les chiens détectent les cancers humains Des détections meilleures par les chiens que par les machines ? http://www.suite101.fr/content/les-chiens-dep

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Article 1 : CANCER DU SEIN

Un médicament pour prévenir le cancer du sein

Faut-il prévenir les cancers du sein chez la femme ménopausée grâce à un médicament ?

Le sujet vient d’être longuement abordé le week-end dernier au 47e congrès américain du cancer, l’American Society of Clinical Oncology (Asco), le plus important colloque mondial de cancérologie réunissant près de 30.000 cancérologues à Chicago (Illinois, nord) du 3 au 7 juin. Au cœur du débat, les résultats d’un travail international baptisé MAP 3 (Mammary Prevention Trial).

Il s’agit d’un essai dit de chimio-prévention, c’est à dire d’une stratégie qui consiste à administrer un médicament à des femmes non malades mais à risque de développer un cancer du sein.

Baisse du risque de 65%

Le choix des expérimentateurs s’est porté sur l’exemestane (Aromasine, laboratoires Pfizer), une molécule de la famille des anti-aromatases, une classe de médicaments bloquant la production d’œstrogènes et prescrits contre certains cancers mammaires chez les femmes ménopausées. Pendant trois ans, près de 2.500 femmes ont reçu soit cette molécule, soit un placebo. Après cinq ans de prise quotidienne, 11 cas de cancer du sein ont été constatés dans le groupe exemestane contre 32 dans le groupe placebo. Soit une nette diminution, de 65%, du risque de cancer dans le groupe de femmes sous exemestane.

Coordonné par le Dr Paul Goss, cancérologue à l’Université de Harvard (Massachusetts, nord-est), l’essai a été mené auprès de plus de 4.500 femmes américaines, canadiennes, espagnoles et françaises. Mais attention, le profil de ces femmes était particulier. Toutes étaient ménopausées et âgées d’au moins 35 ans. Mais elles étaient aussi plus à risque de développer un cancer du sein que d’autres. Non pas en raison d’une prédisposition génétique et d’une mutation type BRCA1 ou BRCA2, mais parce qu’elles présentaient toutes également au moins un facteur de risque de cancer mammaire. C’est à dire soit simplement un âge élevé (plus de 60 ans), soit un score de cancer dit de Gail élevé, voire même un antécédent personnel de cancer du sein.

Effets secondaires

« C’est le premier essai clinique majeur depuis dix ans portant sur la prévention du risque de cancer du sein et les femmes doivent savoir qu’après 60 ans, un traitement réduisant le risque de cancer existe », a insisté le Dr Paul Goss, principal auteur de cette étude, publiée en ligne samedi sur le site du New England Journal of Medicine, trois semaines avant la version papier. A noter toutefois que « ce concept de chimio-prévention qui consisterait à traiter par hormonothérapie par exemple toutes les femmes de plus de 60 ans, ne fait pas encore l’unanimité », détaille le Dr Willy Lescaut, cancérologue au centre hospitalier Princesse Grace à Monaco. Non autorisée en France, cette pratique existe aux Etats Unis mais repose sur l’usage d’autres molécules (tamoxifène, raloxifène) dont l’usage reste d’ailleurs difficile sur le long terme, en raison en particulier du risque de cancer utérin.

Dans le cas présent, la survenue des effets secondaires des antiaromatases tels que la fatigue, les bouffées de chaleur ou surtout des douleurs articulaires, interrogent les spécialistes. Car n’oublions pas qu’il s’agit ici certes de femmes à risque mais chez qui le cancer n’a pas forcément été encore diagnostiqué. De plus, cette prise médicamenteuse peut aussi poser à terme des problèmes cardiovasculaires ou d’ostéoporose.

« Cette étude pose une vraie question, explique le Pr Eric Lartigau, cancérologue à l’hôpital Oscar Lambret ( Lille). A savoir, quel est le risque de la prise d’exemestane pendant 5 ans pour des femmes de plus de 60 ans ?
Malheureusement, nous n’avons pas encore la réponse. On sait juste qu’il faut traiter environ 2500 femmes pour éviter moins d’une vingtaine de cancers. Est ce que cela justifie une prise médicamenteuse au long cours pour toutes ? ».
Autre inconnue, le recul de l’étude n’étant aujourd’hui que de 5 ans : la durée d’une telle chimio-prévention.

Sylvie Riou Milliot

à Chicago, au congrès de l’ASCO

Sciences et Avenir.fr

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ARTICLE 2 : CANCER DU SEIN -

Des nanoparticules d’or contre les tumeurs du sein.

Des nanoparticules d’or injectées dans des tumeurs du sein rendent les cellules cancéreuses plus sensibles à la radiothérapie selon une nouvelle étude chez la souris

L’un des principaux obstacles dans la lutte contre le cancer du sein réside dans une petite population de cellules souches tumorales qui sont plus résistantes que les autres aux rayonnements et à la chimiothérapie, ce qui permet à la tumeur de repartir après traitement.

Pour frapper autant de cellules cancéreuses que possible, les scientifiques ont mis au point de nouvelles techniques associées à la radiothérapie ou aux autres traitements classiques, dont l’hyperthermie, technique où l’organisme est exposé à des températures élevées jusqu’à 45 °C.

Des recherches avaient déjà montré que de fortes chaleurs pouvaient endommager et tuer les cellules cancéreuses, ce qui les rend aussi plus sensibles aux rayons et permet de minimiser les doses reçues par les tissus sains. La thérapie par hyperthermie a cependant été délaissée ces dernières années en raison de la difficulté de chauffer les tumeurs rapidement sans brûler les tissus environnants.

Pour résoudre ce problème, des chercheurs du du Baylor College of Medicine à Houston Rachel ont conçu des nanoparticules d’or pour augmenter la chaleur auprès des cellules souches et les rendre ainsi plus vulnérables aux rayonnements. L’or est un revêtement idéal pour les nanoparticules de silice parce qu’il est moins toxique que les autres métaux pour les tissus biologiques.

La technologie des nanoparticules d’or actuellement en phase d’essai clinique pourrait donner aux tumeurs récalcitrantes le coup de grâce nécessaire pour en éradiquer les cellules cancéreuses. Les résultats de cette étude sont publiés dans le journal Science Translational Medicine.

J.I.

Sciences et Avenir.fr
28/10/2010

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ARTICLE 3 : CANCER DU SEIN -

LA GRAISSE FAVORISERAIT LES METASTASES

Des chercheurs français ont découvert que les cellules graisseuses modifiaient les cellules cancéreuses du sein, les rendant plus agressives.

Prendre beaucoup de kilos après avoir été traitée pour un cancer du sein augmente les risques de rechute, selon une étude américaine qui sera présentée cette semaine au congrès de l’Association américain de cancérologie. A partir d’un gain de poids de 10% en plus, le risque de rechute augmente de 14% par rapport aux femmes dont le poids reste stable. D’autres études suggèrent que le pronostic est moins favorable pour les femmes obèses atteintes d’un cancer du sein. Comment expliquer ces observations ? Les cellules graisseuses, les adipocytes, favoriseraient la dissémination des cellules cancéreuses, selon des travaux menés en France.

Les équipes de Philippe Valet et Catherine Muller, de l’Université Paul Sabatier de Toulouse (Inserm/CNRS/), ont cultivé ensemble des cellules de cancer du sein et des adipocytes. Ces dernières, qui sécrètent de nombreuses protéines, changent au contact des cellules tumorales : elles interagissent avec ces dernières et favorisent leur capacité à se disséminer. Autrement dit la cohabitation des deux permet aux cellules cancéreuses d’être plus agressives. Les chercheurs l’ont vérifié en injectant chez des souris ces cellules tumorales cultivées avec des adipocytes : elles ont une plus grande capacité à former des métastases.

L’interleukine 6, une protéine de l’inflammation secrétée par les adipocytes, jouerait un rôle important dans ce phénomène. Chez les femmes atteintes d’un cancer du sein, cette protéine est présente en plus grande quantité près des grosses tumeurs. Les chercheurs souhaitent désormais identifier les signaux permettant aux cellules graisseuses de rendre les cellules tumorales plus agressives et de vérifier ce mécanisme sur des patientes.

Ces travaux sont publiés dans la revue Cancer Research datée du 1er avril.

C.D.
Sciences et Avenir.fr
05/04/11

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ARTICLE 4 : CANCER DU SEIN

Pourquoi les traitements hormonaux substitutifs induisent le cancer du sein

Des chercheurs de l’Académie autrichienne des sciences ont identifié un mécanisme clé qui permet aux hormones sexuelles synthétiques d’influer directement sur les cellules mammaires.

Les chercheurs ont découvert comment les traitements hormonaux substitutifs pouvaient induire le cancer du sein. (IMBA)

Leur étude s’appuie sur des travaux antérieurs qui avaient identifié une protéine, appelée RANKL, comme étant le régulateur de la masse osseuse. RANKL active les cellules qui décomposent la matière osseuse quand le tissu osseux doit être remplacé mais une trop forte production de cette protéine déclenche une perte osseuse conduisant à l’ostéoporose. Cette même molécule a été retrouvée dans les tissus du sein ce qui a conduit les spécialistes à suspecter qu’elle joue un rôle dans l’apparition des tumeurs.

Dans un article publié sur le site Web de la revue Nature, les chercheurs de l’Institut de biotechnologie moléculaire de l’Académie autrichienne des sciences (IMBA) montrent que la progestérone de synthèse utilisée dans les traitements hormonaux substitutifs (THS) et la pilule contraceptive peuvent déclencher l’activité de RANKL dans les cellules mammaires de souris. Ces cellules mammaires commencent alors à se diviser et à se multiplier de façon anarchique. En outre, le mécanisme régulateur de la mort cellulaire, l’apoptose, semble interrompu dans ces cellules.

Dans une autre série de tests, publiés dans un article associé, une équipe de la société Amgen démontre que le blocage du système RANKL retarde la formation des tumeurs mammaires chez la souris et réduit les métastases pulmonaires. « Il y a dix ans nous avons formulé l’hypothèse que RANKL pouvait être impliquée dans le cancer du sein et il nous a fallu beaucoup de temps pour développer des systèmes pour prouver cette idée » relate le professeur Josef Penninger de l’IMBA. « Nos résultats montrent maintenant que RANKL est un important maillon moléculaire entre une hormone sexuelle de synthèse et les tumeurs du sein  ».

Aux Etats-Unis un traitement qui bloque RANKL vient d’être approuvé pour le traitement de l’ostéoporose. Il a également obtenu une pré-autorisation en Europe. Les chercheurs espèrent, après confirmation de ces premiers résultats, démarrer un essai clinique avec cette substance, le dénosumab, pour tester son efficacité sur les cancers du seins humains.

J.I.
Sciences et avenir.fr
29/09/2010


PS

Remarque importante :

Suite aux annonces du congrès de l’ASCO, (souvent diffusées comme des bombes scientifiques par les journalistes) qui génèrent chaque année beaucoup d’espoir, tant auprès des malades que des accompagnants, il est raisonnable de temporiser les effets euphoriques que toutes ces recherches peuvent susciter.
Ne pas faire de fausses interprétations.
Toujours "creuser" les informations et ne pas s’emballer. Ne pas confondre avancées possibles dans les divers travaux de recherche menés dans le monde entier et médicaments "miracles".
Gardons toujours du recul. Restons réalistes sans sombrer pour autant dans le pessimisme.

Il y a oui la recherche qui avance certes mais à petits pas, une nouvelle découverte peut remettre en question des années de travail et anéantir en fait ce qu’on croyait "acquis" ou presque acquis. Et nous ne savons que trop que le cancer a souvent une encablure d’avance ... et que cette maladie est loin encore d’avoir dévoilé ses plus intimes secrets, d’autant que chaque individu développe "son cancer".
Espoir oui, mais espoir mesuré.

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