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    Les chiens détectent les cancers humains Des détections meilleures par les chiens que par les machines ? http://www.suite101.fr/content/les-chiens-dep
Date : 17 septembre 2005
par  Cancer-famille

Accueil > Témoignages

Radiothérapie et Curithérapie - témoignage

Voici un témoignage transmis par Jacques, un membre de notre liste de discussion "Cancer Familles". Jacques et son épouse ont consigné par écrit leur "expérience" pensant que cette démarche pourrait être utile à d’autres personnes qui se trouveraient confrontées à un cancer de l’utérus.

Il s’agit bien entendu de leur cas, mais il est clair que chaque nouveau témoignage apporte aussi une information qui peut s’avérer importante pour qui cherche à savoir, à mieux comprendre.


Mots clefs associées

Cancer de l’Utérus , Radiothérapie , Curietherapie , Témoignage

A toutes les femmes qui seront victimes d’un cancer de l’utérus

et pour qu’elles ne refassent pas le parcours du combattant que nous avons effectué avec son cortège de doutes et d’interrogations, je voudrais faire part de notre expérience.
Chaque cas est sans doute particulier et il serait dangereux de généraliser, mais je suis sûr qu’il y a malgré tout des constantes.

Il me parait important de comprendre ce qui arrive et de savoir ce qu’il est possible de faire, pourquoi, comment, en combien de temps, avec quelles conséquences et ce indépendamment du doute et de la menace qui plane, des questions sans réponse du genre "pourquoi moi- maintenant ?"

Cela commence en général par un dépistage chez le gynécologue.

On peut parler de dépistage, le dépistage ne met pas à l’abri de tout.

- "En effet en ce qui me concerne, bien qu’ayant été suivie régulièrement la tumeur découverte était déjà bien avancée. Une hystérographie devait être faite. Toutefois celle-ci n’ayant pu être faite à cause de saignements à l’examen, le médecin a fait une biopsie ( prélèvement de cellules pour analyse en laboratoire). Y avait-il quelques polypes anodins ou un fibrome ou un cancer de l’utérus ? Le gynécologue obstétricien devait opérer de toute façon...
Je ne ressentais aucune douleur particulière. Les saignements que j’avais eu pouvaient passer pour des règles très espacées. Aussi le choc d’apprendre que j’avais un cancer de l’utérus fut d’autant plus rude. Et tout ce qui a suivi (opération + radiothérapie) fut vécu comme une agression de mon corps".

Fonction de la gravité (étendue de la tumeur), on envisage l’ablation de l’utérus (hystérectomie)

- L’accompagnement du chirurgien est très important alors sur le plan moral et ..physique.
Celle-ci peut se faire par "les voies basses ou naturelles" (par le vagin) ou par une intervention de type césarienne en pratiquant une incision dans la paroi abdominale.
Par les voies naturelles c’est mieux.
L’intervention nécessite une hospitalisation d’une dizaine de jours et une anesthésie générale.
Il faut savoir que cette intervention présente un risque d’endommagement de la vessie,
les parois de l’utérus et de la vessie étant contiguës.
Il faut compter aussi avec les effets secondaires de l’anesthésie (nausées au réveil, tubage...)
et des antidouleurs (morphine...)

- En ce qui me concerne m’étant toujours soignée par homéopathie le matraquage médicamenteux a eu des effets dévastateurs. (On peut s’insurger sur le coté "standard" des traitements...)

J’ai eu la chance d’être opérée par les voies naturelles et le chirurgien très attentif a toujours répondu à toutes mes questions

A la suite de l’opération l’organe prélevé est analysé en laboratoire pour savoir dans quelles proportions l’utérus a été contaminé. Quelques jours d’anxiété...

En fonction de l’étendue des dégâts, des traitements complémentaires peuvent s’avérer nécessaires. La tumeur dépassant la moitié de l’épaisseur du muscle utérin par endroit, dans mon cas personnel, des cellules avoisinantes pouvaient avoir été contaminées. Il s’agissait de détruire ces cellules.

Le moyen de le faire est d’utiliser "des rayons" ou radiothérapie.

Qu’est-ce que la radiothérapie ?

La radiothérapie est un moyen efficace de traiter le cancer.
La radiothérapie est un traitement local du cancer, c’est-à-dire qu’elle permet d’agir directement sur la zone touchée par les cellules cancéreuses. Cette technique peut être utilisée comme traitement principal ou en association avec la chirurgie et/ou la chimiothérapie.

La radiothérapie peut consister à administrer un faisceau de radiations externes ou à placer des sources radioactives
scellées à proximité ou à l’intérieur des tissus de l’organisme (curiethérapie).

Le médecin spécialiste qui soigne les cancers par radiothérapie est appelé oncologue radiothérapeute.
C’est lui qui détermine la zone à traiter. Cette zone est appelée " volume cible ". Il détermine également la manière dont les autres organes ou les autres régions du corps non malades seront protégés des rayons. Il définit ensuite la dose de rayons à administrer.

- En ce qui me concerne, j’ai eu un premier rendez-vous avec le radiothérapeute où j’ai raconté "mon passé gynécologique" (grossesses, pilule, hystérectomie...) Celui-ci m’a annoncé un traitement contraignant (5 semaines, 5 jours sur 7, suivi d’un traitement lourd de 48h qui nécessitait une hospitalisation) et un effet secondaire / la diarrhée.
Si j’écris ces lignes... pour des lecteurs potentiels, c’est que je tiens à communiquer mon expérience.
Un traitement complémentaire par des rayons, effectué par sécurité, auquel j’adhérais en toute confiance a été très pénible à supporter.
Quelques renseignements objectifs à qui veut savoir :

Un traitement par radiothérapie devrait comporter cinq étapes : le centrage et le repérage de la zone à traiter, la préparation de la mise en traitement, le contrôle des doses (dosimétrie), le traitement proprement dit et la surveillance pendant le traitement.

- Le centrage
Lors du centrage, le radiothérapeute repère la cible sur laquelle les rayons vont être envoyés. C’est pourquoi cette étape est aussi appelée " phase de simulation " ou de " repérage " ; elle se déroule dans la salle du simulateur.

Les organes non malades sont également repérés avec soin afin de les protéger.

Les zones à traiter sont appelées " champs d’irradiation ". Ces champs d’irradiation sont dessinés sur la peau à l’aide soit d’une peinture violette, soit d’un feutre. Ce marquage, très visible, sera enlevé à la fin du traitement. On peut utiliser une autre technique par tatouage qui a le désavantage d’être définitif ou les deux simultanément.

- La préparation de la mise en traitement

La phase de mise en traitement consiste à placer la patiente sous les appareils de radiothérapie (appareils de traitement) dans les salles de traitement, et ceci dans les mêmes conditions que lors du traitement qui suivra. Lors de cette phase, toutes les informations fournies par l’étape précédente (position, zones à irradier, organes à protéger) sont vérifiées.

Des photographies des zones à traiter sont prises. Elles sont conservées dans le dossier de la patiente et serviront de référence pour la suite du traitement.

- Le contrôle des doses (la dosimétrie)

Les études internationales ont défini les doses de radiothérapie à administrer en fonction de différents critères (type et stade du cancer, âge de la femme, état hormonal, antécédents, traitements antérieurs).
Ce sont les doses minimales requises pour être efficaces contre le cancer et maximales pour éviter les complications. On les appelle des doses standards .

En fonction de ces critères, le radiothérapeute définit la dose totale et la dose qui sera administrée à chaque séance. Il contrôle également la répartition de cette dose sur les zones à traiter.

Le physicien calcule les doses à administrer sur la personne traitée.
L’unité de dose de rayon est le gray (abrégé en Gy)

- Le traitement proprement dit

Le traitement proprement dit comprend une séance par jour pendant quatre à cinq jours successifs, et ce durant cinq à huit semaines. Ces séances sont de courte durée, de l’ordre de quelques minutes. Pour les femmes très âgées, afin d’éviter une fatigue excessive, il arrive que le traitement ne comporte qu’une séance par semaine.

Pendant la séance de traitement, la patiente est seule dans la salle mais elle est surveillée de façon très stricte par des techniciens spécialisés : les manipulateurs, par le biais d’un interphone et d’un système vidéo.

- La surveillance pendant le traitement

Avant le traitement, le médecin et les manipulateurs donnent des conseils simples pour diminuer les effets secondaires de la radiothérapie : mesures d’hygiène, conseils alimentaires, habillement. Des livrets proposent des informations complémentaires à ce sujet.

Chaque séance de radiothérapie est étroitement surveillée par les manipulateurs. Le radiothérapeute effectue régulièrement une surveillance au cours d’une consultation. Il vérifie la qualité du traitement, guette l’apparition de la moindre anomalie et propose des traitements complémentaires si nécessaire ; des examens de laboratoire peuv-ent alors être réalisés.

A la fin de la radiothérapie, un calendrier de surveillance est défini avec la patiente. Le nom du radiothérapeute qui la suit est noté et chaque date de consultation est programmée .

Principe

La radiothérapie est utilisée depuis de longues années pour le traitement de différents cancers. Elle consiste à utiliser des rayons qui atteignent la tumeur et détruisent les cellules cancéreuses. Selon la zone à traiter, les rayons utilisés peuvent être différents (photons, rayons X ou électrons). Ces divers types de rayons peuvent être associés entre eux. C’est pour cette raison que, pour un même traitement, une patiente peut être placée sous différents appareils : appareils de cobaltothérapie, accélérateurs linéaires.

Les rayons atteignent la tumeur, mais aussi les cellules saines . La résistance et la capacité de récupération des cellules saines leur permettent de se rétablir, contrairement aux cellules cancéreuses qui meurent et ne peuvent se régénérer.

Cela parait complètement paradoxal d’utiliser des rayons qui sont cancérigènes (on pense aux cancers de la peau provoqués par les rayons X du soleil) pour traiter le cancer. Cela mérite un minimum d’explication !

Quels sont les effets secondaires et les séquelles éventuels de la radiothérapie ?

Les rayons atteignent la tumeur, mais également les cellules saines (même si elles sont protégées par des pierres qui les isolent). C’est la raison pour laquelle la radiothérapie entraîne des effets secondaires. Certains apparaissent pendant le traitement. D’autres peuvent survenir après l’arrêt du traitement. Les complications graves sont actuellement rarissimes.

Pendant le traitement

En général, aucune réaction n’est observée jusqu’à la fin de la deuxième semaine de traitement.
Ensuite, la réaction la plus fréquente est une rougeur de la peau semblable à un coup de soleil, appelée érythème cutané. La peau se met ensuite à peler et la rougeur disparaît.

La peau peut prendre une couleur brune qui disparaîtra quelques mois après le traitement.

Ces effets peuvent s’accentuer avec l’utilisation de produits alcoolisés sur la peau (parfum ou eau de toilette par exemple). Il est recommandé d’éviter tout produit cosmétique à l’endroit où sont dirigés les rayons en observant les conseils donnés par le radiothérapeute. Il est également conseillé d’éviter de porter des vêtements en tissu synthétique trop serré .
Il est également conseillé d’éviter d’exposer la partie traitée aux rayons du soleil.

La radiothérapie de l’utérus ne fait pas tomber les cheveux et n’est pas douloureuse. La découverte du cancer, l’appréhension des examens et des traitements, les déplacements quotidiens ainsi que l’attente en salle d’attente peuvent provoquer une fatigue physique et morale. Beaucoup de patientes ont besoin de se reposer après chaque séance de radiothérapie.

- Revenons au vécu. Aucune explication ne m’a été donnée par le radiothérapeute en ce qui concerne les observations faites au centrage. Lors des séances quotidiennes, seules mes questions posées aux manipulatrices m’ont apporté des éléments de réponse en ce qui concerne :

  • l’achat de pansements TEGADERM inutiles (puisque l’hôpital me les a fournis) Je devais impérativement garder ceux-ci en ne prenant que des douches rapides.
  • les marques à enlever (sauf celles sous les pansements)
  • l’utilisation de savons naturels et le port de slip en coton pour ne pas irriter la peau

Je dois à une amie ce traitement efficace pour lutter contre la diarrhée à savoir :

  • beaucoup boire (eau plate, anisade, Coca-Cola (sans bulle, stoppe la diarrhée mais à d’autres effets ravageurs...)
  • manger des pommes de terre, des pâtes, du riz rond, des lentilles non traitées, des haricots verts (oui !), des carottes, des épinards (je n’ai pas osé) En général éliminer les légumes et les fruits avec peau et grains - On peut pocher les fruits et les manger sans la peau.
  • myrtilles, coing, miel
  • poissons et viandes blanches
  • lait de soja (les desserts de soja praline, vanille, chocolat sont bons)

Un conseil : utiliser le transport VSL car à la longue et à cause de la diarrhée les séances s’avèrent fatigantes.

J’ai eu aussi un traitement homéopathique :
- pour les rayons : RADIUM, BROMATUM et SELENIUM
- pour la diarrhée : ARSENICUM, ALBUM CHINA

Qu’a fait le radiothérapeute ? Il m’a prescrit de l’IMODIUM (qui stoppe net toute diarrhée mais qui ne guérit pas) et s’est complètement désintéressé de la gastro-entérite qui a duré trois semaines et qui m’a épuisée.
De plus il ne répondait pas à mes questions et restait évasif sur la fin de la première étape du traitement et sur celle de la curie thérapie.

Comment opèrent les rayons ? Il m’a répondu par deux chiffres 40 et 20 (dosage des rayons à mon égard)

Aux douleurs dans les relations sexuelles il m’a répondu "hormones !"

Quand il a fallu prendre date pour la curiethérapie... il n’y avait plus de place à l’hôpital ! J’ai opposé un veto à la date qui m’était proposée, car j’avais un réel besoin de vacances pour récupérer.

Cette première étape du traitement qui pour les médecins et manipulateurs est banale, aurait pu dégénérer... Je n’ose envisager mon état si la curiethérapie avait eu lieu à la date prévu.

Une idée m’a aidé à lutter : je n’avais qu’un traitement de rayons dit léger. Je pensais à ceux et celles que je côtoyais lors des séances dans le salon d’attente et qui avaient un traitement de rayons plus lourd, associé à la chimiothérapie."

Suite à la radiothérapie une curie thérapie peut être envisagée.

Un conseil : se remettre de la radio thérapie avant d’engager la curie thérapie !

La curiethérapie ressemble fort à la radio thérapie sauf qu’elle est appliquée très localement in situ avec des doses plus fortes. C’est un complément à la radio thérapie.
Là encore la curiethérapie nécessite une hospitalisation d’une semaine environ mais surtout un isolement du malade pendant cette période.

Elle nécessite une anesthésie locale. Nous nous sommes demandés longtemps pourquoi cette anesthésie locale était nécessaire (Plus exactement pourquoi un rendez-vous avait été pris avec un anesthésiste). En fait, et on ne l’a su que beaucoup plus tard, l’anesthésie est destinée à éviter des souffrances à la patiente lors de la mise en place de l’appareillage dans le vagin.
Les lésions provoquées par la curie thérapie sont plus concentrées sur la zone traitée mais sont aussi plus importantes.

- La curie thérapie s’avère beaucoup plus contraignante que le traitement précédent : rayons en continu pendant 48 heures, avec de rares arrêts (toilette, déjeuner, promenade), situation inconfortable (on ressent des douleurs vaginales et on ne peut pas s’asseoir).
Il faut prendre son courage à deux mains et voir le décompte du temps avec optimisme.
Ma fatigue était réelle à la sortie (doublée d’une infection urinaire qui en a certainement rajouté).
Toutefois de l’avis des médecins la reprise du travail a été trop rapide. On doit se dire qu’on est "sans doute" guéri. Mon prochain contrôle est dans six mois avec entre temps avis de la gynécologue. "Cancer qui guérit ?". Je ne dois pas vivre avec la hantise d’une récidive...

Que retenir du traitement de rayons ? (5 semaines + curie thérapie)
Il faudrait être informée, rassurée pour comprendre. Il faut prévenir les effets de la diarrhée en les contrôlant le plus possible.
Un traitement de rayons quel qu’il soit fait des ravages. En ce qui me concerne, les intestins et le vagin ont été atteints ! La guérison est longue.
Les médecins ne veulent pas prévenir ni guérir ces maux secondaires. Ils banalisent ces faits. Le patient les découvre et forcément s’interroge sur leur durée. Patience - Découragement - Confiance ?

Je dois à une manipulatrice les premières précisions sur la curie thérapie (48 heures en circuit fermé), les médecins ne disent rien à l’avance, sans doute pour ne pas affoler le patient. Pourtant la pré-visite à l’hôpital avant la curie thérapie est rassurante, plus explicite en tout cas que l’accueil à Hartmann pour le radiothérapie."

Quelques informations qu’il est utile de connaître avant la première visite de contrôle...

Soins après curiethérapie gynécologique

La curiethérapie gynécologique, quelle que soit sa technique, et qu’elle soit associée ou non à la radiothérapie transcutanée, entraîne des effets secondaires au niveau des tissus sains cervico-vaginaux mais aussi vésicaux et recto-sigmoïdiens dont les conséquences peuvent être en partie prévenues par l’information et l’éducation des patientes.

PÉRIODE POST-THÉRAPEUTIQUE IMMÉDIATE

La curiethérapie entraîne une réaction inflammatoire aiguë de l’ensemble des muqueuses pelviennes justifiant des précautions simples :

- vagin et col : prescrire des irrigations vaginales quotidiennes jusqu’à la première consultation post-thérapeutique en évitant l’emploi de tout produit caustique (savons et préparations alcoolisées en particulier) ; le plus simple est l’adjonction d’une cuillerée à soupe de vinaigre blanc dans un demi-litre d’eau tiède. Le recours à des spécialités antiseptiques ou antibiotiques n’est nécessaire qu’en cas d’infection locale patente ; déconseiller la reprise de l’activité sexuelle pendant cette période ;

- vessie : boissons abondantes (1,5 à 2 l/j), si possible alcalines (Eau de Vichy) ;

- rectum : éviter la constipation, fréquente après le régime sans résidu percuriethérapique et l’anesthésie.

APRES LA PREMIERE CONSULTATION POST-THERAPEUTIQUE

Si la consultation n’a montré aucun incident particulier, il est alors possible de proposer à la patiente des conseils à long terme :

- maintien des irrigations vaginales selon la même procédure mais à un rythme de l’ordre de deux à trois fois par semaine ;

- conseils hygiéno-diététiques visant à une hydratation correcte et à un transit intestinal régulier ;

- conseil de reprise de l’activité sexuelle même si elle est inconfortable au début, en prévenant qu’elle peut être responsable de minimes saignements sans gravité. Proposition d’une rencontre avec le couple si des difficultés apparaissent avec conseils de lubrifiants, de positions ;

s’il ne peut y avoir d’activité sexuelle ou si elle est trop épisodique, la prescription d’un dilatateur vaginal est indispensable pour éviter une évolution atrésique fibreuse compromettant l’avenir sexuel, et gênant par ailleurs la surveillance clinique. Le rythme d’utilisation (cinq minutes au moins) est de l’ordre de trois fois par semaine ;

pour les patientes non ménopausées, la curiethérapie à elle seule suffit à supprimer la fonction ovarienne ; il est alors utile de la compenser par la prescription d’une association stro-progestative.

Correction de la suppression de la fonction ovarienne

Les conséquences de la suppression de la fonction ovarienne sont surtout nettes chez les femmes traitées avant la ménopause et chez toutes celles qui ont une activité sexuelle. Au-delà de la chirurgie d’ovariectomie bilatérale, toute radiothérapie apportant des doses pelviennes supérieures à 10 Gy est susceptible d’entraîner une castration définitive. Par ailleurs, les traitements cytotoxiques peuvent être également responsables d’une castration plus ou moins définitive selon les médicaments utilisés, les doses administrées et l’âge de la patiente, la période immédiatement préménopausique étant la plus sensible.

Les troubles fonctionnels liés à la suppression de la fonction ovarienne sont multiples et intriqués :

- diminution fréquente du désir sexuel,

- conséquences psychologiques liées " au deuil de la fécondité ", pouvant entraîner un syndrome dépressif réactionnel, bouffées de chaleur plus ou moins marquées et fréquentes, parfois très intenses, gênant la vie personnelle et relationnelle, dyspareunie liée à une sécheresse atrophique des muqueuses vulvo-vaginales avec parfois infections locales à répétition, fragilité osseuse par ostéoporose précoce, responsable de douleurs osseuses, de tassements fracturaires vertébraux, voire de fractures des os longs, enfin, dans certains cas, prise de poids pouvant devenir importante.

Compte tenu de l’ensemble de ces conséquences fonctionnelles, la correction de la castration iatrogène doit toujours être envisagée en considérant le caractère hormono-dépendant ou non du cancer traité.

Pour les cancers du sein ou du corps de l’utérus, il est impératif d’éviter l’administration d’strogènes par voie générale ; le confort fonctionnel peut être amélioré par des sédatifs légers pour les bouffées de chaleur, des crèmes non grasses pour la sécheresse muqueuse. L’activité physique, le calcium et la vitamine D peuvent être utiles pour prévenir l’ostéoporose.

En ce qui concerne les cancers non hormono-dépendants, il est alors possible de prescrire une supplémentation strogénique par voie transcutanée pendant trois semaines sur quatre, en association aux progestatifs lors de la troisième semaine. Les patientes qui ne tolèrent pas la voie transcutanée peuvent recevoir une association stroprogestative faiblement dosée. Un bilan sénologique de principe est recommandé.

Quelle que soit la situation, il est indispensable d’être à l’écoute des difficultés fonctionnelles multiples qui peuvent s’exprimer après castration ovarienne et qui sont souvent largement intriquées.

EXEMPLE D’ORDONNANCE

- Patiente traitée pour un cancer du sein :

pour les bouffées de chaleur : Centralgol® 6 comprimés/jour pendant un mois, puis diminution progressive suivant la gêne fonctionnelle,

avant les rapports sexuels : pommade Try® ou Premicia®.

- Patiente traitée pour un cancer du col :

pour les bouffées de chaleur :

strogel®, une dose appliquée chaque jour sur le ventre et les cuisses, pendant trois semaines,

Lutényl®, 1 comprimé/jour pendant la troisième semaine.

Il est possible d’utiliser à la place de L’strogel®, parfois désagréable, de L’Estraderm® à la posologie de deux systèmes par semaine (non remboursé par la Sécurité sociale) pendant trois semaines sur quatre, associé au Lutényl® 1 comprimé/jour pendant la troisième semaine. Si les strogènes percutanés ne peuvent pas être utilisés, il est possible de proposer Triella® 1 comprimé/jour, trois semaines sur quatre.

Difficultés sexuelles après traitement

Le plus souvent modérées, les conséquences sexuelles consistent surtout dans une certaine sécheresse vulvo-vaginale qui favorise les surinfections et entraîne une difficulté parfois douloureuse à la pénétration. Elle s’accompagne souvent de peur de faire mal, de rendre malade ou de communiquer cancer ou irradiation au partenaire.

TRAITEMENT

Prévention par une information précise et claire, si possible du couple plutôt que de la partenaire seule.

Facilitation de la pénétration par l’utilisation d’une crème non grasse.

Prescription de Colpotrophine®, crème vulvaire et capsule gynécologique.

ORDONNANCE DE SORTIE

Conseils hygiéno-diététiques évitant la diarrhée et/ou l’irritation vésicale (aliments ou boissons acides).

Plusieurs fois par semaine (deux à trois fois au moins au début), irrigation vaginale avec une solution non acide et non savonneuse : une cuillerée à soupe de vinaigre blanc dans un litre d’eau tiède, ou une cuillerée à soupe de gros sel dans la même quantité d’eau.

Après le quinzième jour : application vulvaire d’un lubrifiant avant la pénétration (exemple : Try® ou Prémicia®).

Après six semaines : administration locale de promestriène (Colpotrophine®) le soir :

capsule gynécologique au fond du vagin,

crème sur la vulve.

Alimentation après irradiation abdomino-pelvienne

L’irradiation de tout ou partie de l’abdomen et/ou du pelvis est susceptible d’entraîner des troubles digestifs qui peuvent persister après la fin du traitement. En règle générale, plus la zone traitée est étendue, plus les effets secondaires sont marqués. De même, quand il existe une pathologie digestive bénigne préexistante, sa symptomatologie est habituellement majorée pendant et éventuellement après l’irradiation.

Les troubles fonctionnels liés à l’irradiation associent :

- anorexie, avec nausées et parfois vomissements quand l’estomac est dans la zone d’irradiation,

- diarrhée avec douleurs diffuses et météorisme quand un segment intestinal important est concerné par ce traitement,

- irritation recto-sigmoïdienne à type de faux besoins, de diarrhée lors d’irradiations pelviennes basses.

Le plus souvent, une chirurgie abdominale ou pelvienne préalable ou une chimiothérapie proche de l’irradiation majorent les effets de la radiothérapie.

Il est possible d’améliorer la tolérance perthérapeutique ainsi que le confort digestif post-thérapeutique en proposant au patient certains conseils diététiques :

- repas pris dans le calme et sans précipitation,

- aliments cuits sans graisse en privilégiant les viandes maigres, les filets de poisson, les légumes cuits à la vapeur,

- en cas de nausées, suppression du café au lait matinal et des produits lactés en général ;

- en cas de diarrhée, remplacement du lait entier par du lait écrémé, suppression de l’huile, des légumes frais sauf les carottes cuites, des jus de fruits, des fruits crus ; en revanche, privilégier les pommes de terre, le riz, les semoules, les gelées de fruits sucrées, lors de ballonnements abdominaux douloureux, on peut conseiller de supprimer la boisson au cours des repas et de fractionner l’alimentation en cinq ou six prises quotidiennes tout en diminuant les quantités de farineux comme les pâtes et les pommes de terre.

Ces difficultés digestives, habituelles pendant le traitement, peuvent persister plusieurs semaines après son terme ; il est alors utile de poursuivre les conseils diététiques précédents jusqu’à normalisation du fonctionnement digestif, en privilégiant les précautions alimentaires plutôt que les médicaments symptomatiques en dehors de troubles importants.

http://www.fnclcc.fr/-dic/ssp/sein/index.htm

Tout cela, est vrai mais pourquoi doit-on aller chercher l’information soi-même ?

Il faut ajouter pour être complet le risque d’infections urinaires qui ne manquent pas de survenir après le traitement.
Quant à l’activité sexuelle, il ne faut pas s’attendre à des miracles. Les médecins nous ont dit :
"c’est comme après un accouchement" et bien pas vraiment. D’abord il y a des modifications morphologiques du vagin, des problèmes de cicatrisation des lésions qui rendent les rapports douloureux et puis psychologiquement ce n’est pas facile du tout. Et çà c’est un gros coup au moral pour tout le monde.
Et pourtant à en croire la littérature ci-dessus, il faut reprendre une activité sexuelle ! pour éviter qu’au cours de la cicatrisation les parois ne cicatrisent entre-elles.

Voilà notre témoignage, voilà ce que nous aurions aimé savoir dés le début. Nous avons conscience que "notre cas" n’est pas parmi les pires et qu’il est des situations autrement plus dramatiques, pour autant quelques informations et quelques précautions psychologiques arrangeraient pas mal de choses et à peu de frais...

Réactions à l'article :
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  • Radiothérapie et Curithérapie - témoignage
    14 juillet 2008

    Bonjour à toutes et à tous,

    Je n’ai pas lu tous les messages, mais j’aimerais vous dire que je suis passée par un cancer de l’utérus à 39 ans, il y a maintenant presque 10 ans (1999)... donc il y a de l’espoir !

    Je me souviens lorsque le verdict est tombé : je me voyais déjà morte. Aujourd’hui, j’arrive à croire que j’aurai peut-être la chance de vivre encore longtemps, qui sait !
    Déjà 10 ans et j’espère un autre 10 ans, minimum.

    J’aurais tant à dire sur cette « expérience », des pages et des pages.
    Tout ce que j’arrive à vous dire c’est : courage.

    Je voulais seulement apporter un peu d’espoir et surtout vous inciter à suivre scrupuleusement les conseils de la diététicienne que vous verrez probablement en fin de traitement : prenez vos fibres alimentaires (psyllium, je crois).
    La flore intestinale est fortement déséquilibrée avec les traitements et elle l’est de plus en plus si on n’y porte pas attention : mauvaise digestion, putréfaction, gaz, gaz, gaz.

    J’ai un problème de flatulence incroyable et je suis atterrie sur ce site en faisant une recherche à ce sujet... je n’avais pas suivi les conseils de la diététicienne très longtemps.

    Si, après plusieurs années, vous vous retrouvez avec de graves problèmes intestinaux, il y a le charbon activé qui aide énormément : il emprisonne les gaz, les toxines, virus et bactéries nuisibles seulement. Pour éviter la constipation qui survient souvent en prenant le charbon activé, mélangez-le avec la même quantité de graines de lin moulues, disons 1 c. à table de chaque. Allez-y selon la gravité de vos symptômes : quantité et fréquence. Il n’y a pas d’effets secondaires toxiques, sauf que si vous prenez des médicaments, il faut les espacer de trois heures après la prise (je crois),informez-vous. Les graines de lin sont très bonnes pour les intestins et il y a également des phyto oestrogènes là-dedans. Je vais également essayer les yoghourts aux probiotiques. Ou bien les comprimés de probiotiques, offerts dans les magasins d’aliments naturels.

    En ce qui concerne les traitements que j’ai reçu (hystérectomie radicale, radiothérapie, curiethérapie), c’est tout-à-fait ce qu’il me fallait pour que je me tourne définitivement vers les médecines douces... c’est de la machine de guerre.

    Prenez des antioxydants !

    En ce qui me concerne, la vessie n’est jamais redevenue comme avant, mais ça s’est GRANDEMENT amélioré, assez pour avoir une vie normale.

    Reposez-vous, oubliez vos rancunes, surveillez votre alimentation, faites de l’exercice, trouvez des activités qui vous donnent goût à la vie et ne culpabilisez pas en prenant du temps pour vous, c’est important. Tout ça ne se fera peut-être pas lorsque vous êtes plongée dans votre drame et vos traitements, mais cela viendra naturellement avec le temps.

    Pour les conjoints, ami(e)s, parenté : soyez tolérant et compréhensif. On reste « mêlée » et un peu paniquée plus ou moins longtemps. L’énergie n’est plus ce qu’elle était, un petit coup de main est le bienvenue et évitez le sempiternelle « Tourne la page ! »... elle va se tourner lorsqu’on sera prête à la tourner, pas avant.

    Bonne Chance, je vous aime et je suis avec vous de tout mon coeur.


  • Radiothérapie et Curithérapie - témoignage
    9 mars 2008

    Bonjour, j’ai appris l’existence de mon cancer de l’utérus il y a deux jours. Je suis encore sous le choc et la lecture de votre article m’a tarrorisée. Mais je vous remercie de l’avoir fait car c’est exactement ce que je voulais savoir en espérant pouvoir m’ y préparer psychologiquement . je comprends que je vais avoir a supporter des moments extrèmement difficiles, douloureux... il vaut mieux le savoir avant en gardant l’espoir de s’en sortir tout de même. Est’il possible pendant ces mois difficiles (combien de mois en tout ?) d’être soulagé par des anti dépresseurs, des calmants, des séances d’acupuncture. Je suis déjà naturellement très anxieuse et tout cela me fait très très peur....Merci de m’écrire un petit mot ..Patricia

    • Radiothérapie et Curithérapie - témoignage
      12 mars 2008, par Giselle Penat

      Bonjour,

      Je comprends votre angoisse suite déjà à l’annonce de la maladie. Tout cancer crée un traumatisme psychologique, une fracture venant rompre le cours habituel de la vie. Lorsqu’on est atteint de cancer, il y a l’ « avant », le « pendant » et l’ « après ».

      L’annonce de la maladie constitue en elle-même toujours un choc psychologique, une crise existentielle dont on a individualisé différentes phases. La sévérité de cette crise dépend de trois facteurs : la façon dont la maladie est annoncée par le médecin, la gravité ressentie par le malade et ses capacités de résistance psychologique.
      Le mot « cancer » fait toujours peur, car encore aujourd’hui il porte en lui une résonance de mort possible. Au moment du diagnostic, personne ne connaît avec précision la stricte vérité, ni le médecin, aussi expérimenté soit-il, ni le malade, qui de son côté découvre parfois la maladie. Car en matière de cancer, au plan individuel, le pronostic n’est jamais définitivement établi. Les experts les plus chevronnés se sont tous un jour trompés.

      Les témoignages qui figurent sur notre site proviennent aussi de personnes qui ont vécu la maladie et nous les en remercions, dans le sens où ce sont des "cris du coeur", peut-être purs et durs mais sans concession. Et le cancer est cette maladie qui subitement, comme une bombe, nous pète à la figure avec tous les dégâts possibles ; le choc passé il faut nous retrouver, nous rassembler, alors que nous sommes en morceaux, en qq sorte pour partir au combat, qui va être fait de hauts et de bas, dont on ignore en fait la durée.
      Les traitements sont difficiles, durs avec de gros effets secondaires.
      Mettez tous les moyens de votre côté afin de ne jamais lâcher prise.
      C’est d’abord de vous entourer d’une solide équipe médicale, afin de participer pleinement aux traitements et pas seulement les subir. Faites vous accompagner : aide psycho-oncologique.
      N’hésitez pas à utiliser tous les moyens complémentaires qui pourront vous aider.
      vous trouverez d’ailleurs dans les posts récents (rubrique "traitements" qqs indications.)

      Essayez de ne pas trop anticiper (surtout pas de projection négative), je sais combien c’est difficile, mais prenez en fait un jour après l’autre et ne perdez jamais espoir.
      Vous allez rencontrer d’autres malades, discuter avec elles et dès lors vous aborderez la maladie d’une manière différente. Recherchez au cas où des groupes de paroles par exemple auprès du Comité régional de la Ligue contre le cancer ou autres dans votre ville, votre département ou région - renseignements aussi auprès de l’unité d’oncologie où vous allez être traitée.

      Et comme l’écrivait une malade :

      "la vie est un combat mais elle vaut la peine d’être vécue ; qui peut savoir l’avenir ?
      lorsqu’on est malade, le temps parait très long mais quelques années après si on s’en est sorti, on peut être fière de soi, d’avoir vaincu la maladie -
      c’est le cerveau qui contrôle tout -
      il faut avoir la volonté de guérir -
      le moral influence beaucoup la guérison, relativiser et penser qu’on est pas seule à avoir des malheurs :
      il suffit de regarder le journal tv pour se rendre compte de tous les malheurs dans le monde :
      il n’y a pas de paradis sur terre mais nous n’avons qu’une seule vie et notre mission est d’en faire quelque chose de bien, donner aux autres de l’amour ;
      chacun a sa place dans la création ; nous ne sommes pas le centre de l’univers mais je pense d’après tout ce que j’ai appris en sciences et en physique que tout est lié dans l’univers et que chacun est utile à sa façon s’il va dans le bon sens ;
      la philosophie peut vraiment nous aider dans la difficulté ;
      courage et espoir à tous ceux qui doutent".

      Tenez-nous au courant et pensez toujours qu’on ne peut gagner une guerre que si, avant de la livrer, on a l’espoir de la gagner.

      Très sincèrement
      Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer Deuil Soutien - co-gestionnaire de la liste droits sociaux et santé)
      http://cancer-familles.medicalistes.org
      Je soutiens Médicalistes : http://www.medicalistes.org/spip/article35.html
      http://www.donationlousalome.org/

      • Radiothérapie et Curithérapie - témoignage
        13 mars 2008

        Merci giselle pour votre message. C’est la première fois que j’utilise un forum et je vois que ça fonctionne , c’est super. Ce qui est moins super c’est ce qui m’arrive car depuis mon dernier message il y a eu des rebondissements. Aujourd’hui je repars dans l’angoisse absolue pour ainsi dire . Trois jours après avoir appris mon cancer de l’utérus je passe une IRM + une echographie supplémentaire qui ne détectent strictement rien et le radiologue qui me fait la lecture des clichés m’explique que manifestement il n’y a rien de visible et donc je repars soulagée en me disant que par précaution sachant que j’ai un fibrome et un kyste il faudra que je fasse tout de même une hystérectomie. Voilà qu’hier en montrant les clichés de l’IRM à la gynéco elle me confirme son diagnostic de cancer en m’annonçant en plus de l’hystérectomie un curage ganglionnaire obligatoire et peut-être des rayons . Selon elle la tumeur ne fait que quelques mm mais c’est un type de cancer (?) qui attaque les ganglions. J’aurai aimé en savoir plus sur ce type de cancer . Bien sûr j’ai rendez-vous avec un oncologue mercredi prochain (toute une semaine à attendre dans l’anxiété) et j’en saurai paut-être plus . Mais j’aurai aimé aussi savoir si l’hystéroscopie se fait toujours par coelioscopie ce qui à mon sens ne laisse pas de grosse cicatrice . Merci pour vos témoignages et informations. Patricia

        • Radiothérapie et Curithérapie - témoignage
          31 mars 2008, par Giselle Penat

          Bonjour Patricia,

          Je ne suis pas en mesure de répondre à vos questions médicales et je le regrette.

          Ce forum interne à notre site, qui se veut informatif, est déjà particulier car il n’est pas grand public, comme le sont de nombreux forums médicaux, et il revêt de ce fait un caractère plus privé et intimiste en fait.

          Et je tiens à préciser, comme déjà souligné, que tout message posté à l’une des listes "Grand Public" de Médicalistes ou sur ce forum ne peut avoir qu’un but informatif, et ne peut en aucun cas être assimilé à un avis médical. Toute information relative à une thérapeutique ou à un diagnostic doit être reçue sous réserve ; seul votre medecin est habilité à confirmer la validité d’une telle information.

          Rejoignez nos listes de discussion : vous pourrez y rencontrer des malades et échangez des renseignements quant aux thérapies.
          ou encore le forum de la Ligue contre le Cancer sur lequel intervient, outre les malades et les proches, régulièrement un médecin, que vous pouvez même contacter par tel. ou email.

          Avez-vous posé des questions précises à votre médecin traitant et demandé des explications claires sur l’OP et divers ? N’hésitez pas à le faire et même à insister.
          Le fait d’enlever les ganglions sentinelles est toujours une précaution et une bonne chose.

          Très sincèrement

          Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer Deuil Soutien - co-gestionnaire de la liste droits sociaux et santé)
          http://cancer-familles.medicalistes.org
          Je soutiens Médicalistes : http://www.medicalistes.org/spip/article35.html
          le blog de Luc-Edmond
          et la Donation Lou Salomé


  • Radiothérapie et Curithérapie - témoignage
    3 septembre 2006, par nathalie

    Merci pour ce témoignage qui va peut-être m’aider à affronter ma semaine de curithérapie prévue du 11 sept au 17. Je suis bien sur terrorisée. Je me doute bien que ma vie ne sera plus la même (elle ne l’ai déjà plus depuis le 22 mars dernier). Je vais essayer de faire face.
    Nathalie 41 ans

    • Radiothérapie et Curithérapie - témoignage
      4 septembre 2006, par Giselle Penat

      Bonjour,
      et merci à vous de ce témoignage. Si nos informations peuvent un peu aider, c’est l’essentiel.

      De tout coeur avec vous pour votre traitement : je comprends trop bien ce que vous ressentez et combien votre vie a été "chambourlée". Mais accrochez-vous, tout se passera pour le mieux. Détendez-vous (je sais que ce n’est pas facile et que ces mots peuvent vous sembler à la limite du ridicule), mais essayez, travaillez sur le positif etc. vous allez trouver des forces en vous, j’en suis certaine.

      Très sincèrement
      Giselle

      • Radiothérapie et Curithérapie - témoignage
        29 mars 2007, par hélène

        Bonjour, ma soeur a 35 ans cette année en juin... Deux ans maintenant qu’elle a eu sa chimio puis ses rayons plus la curiethérapie et enfin une chirurgie dévastatrice sur le plan moral et physique ( laparotomie de plus de 20 cm). Aujourd’hui je n’ai même plus les mots pour soutenir, je n’ai que des silences trop lourds pour l’écouter pleurer sur mon épaule. Aujourd’hui elle espère qu’on va lui annoncer une récidive de cancer où elle pourra refuser le traitement car les séquelles de tt ça sont énormes chez elle et tout ce qu’elle demande maintenant c’est "partir, qu’on la laisse partir". Grêle radique et colon aussi avec pour conséquence des occlusions à répétition avec du coup impossibilité de partir en voyage, en vacances, de prendre des billets pour un spectacle des mois à l’avance. Des enfants qu’on se partage ds la famille à chaque hospitalisation. Elle a un rein dit "hypotonique". Sa jambe gauche présente un lymphoedème tel qu’il paralyse sa jambe par moment. Elle ne peut plus travailler bien sur. Ca veut dire vie sociale ZERO ! Voila la vérité, la réalité de quelqu’un d’autre. Si elle avait su ce que serait "cette moitié de vie" elle aurait pris tous les mois qu’il restait à vivre avec qualité et refusé les ttt. Maintenant elle doit attendre qu’un jour l’occlusion la tue (bah oui on en meurt). Aucun ttt ne peut améliorer la situation. Elle a un corps pour souffrir et la trahir un peu plus (ce sont ses mots), un coeur pour aimer alors qu’elle se l’interdit car ça voudrait dire autorisé quelqu’un à partager avec elle toutes ses humiliations, ses peines quand il ne reste plus que ça pour tenir debout - sa fierté d’être digne-. Elle a une tête, une âme pour faire des rêves que jamais elle ne réalisera et là encore ce sont ses mots. Maintenant où doit-on trouver l’espoir ?

        • Radiothérapie et Curithérapie - témoignage
          2 janvier 2008

          Ma mére vient de subir une intervention suite à un cancer de l’utérus. la tumeur a été retiré cependant elle a pu diffuser d’autres cellules dans le corps. Je souffre autant qu’elle et j’ai vraiment peur de craquer..........Mohamed


  • Radiothérapie et Curithérapie - témoignage
    3 août 2006, par boudon jean-pierre

    bonjour,je pose cette question car je m’inquiète pour mon épouse,suite à un examen.

    qu’est ce que des lésions malpighiennes ?
    qu’est ce que des lésions virales planes ?
    que veut dire le mot :polynacleaines ?

    • Radiothérapie et Curithérapie - témoignage
      4 septembre 2006, par Giselle Penat

      Bonjour,

      Je connais certes tous ces termes médicaux. Mais je vous conseillerai avant tout d’en discuter avec le médecin traitant, qui lui est à même de vous donner toutes les infos et explications, auxquelles vous avez droit.

      Je ne suis pas médecin et ne joue pas aux "apprentis-sorciers". Nous pouvons donner des infos au travers d’articles médicaux et témoignages divers, de par notre "expérience avec le cancer", mais en aucun cas nous nous aventurons à donner des explications ou avis médicaux.

      Vous avez bien sûr des sites internet sérieux, où tous les termes des analyses cythologiques sont expliqués ; ils peuvent vs renseigner, c’est certain, mais ils risquent plus de vous affoler qu’autre chose. Aussi n’hésitez pas à poser toutes vos questions au médecin, gynécologue traitant.

      Cordialement
      Giselle

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