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Date : 3 novembre 2005
par  Cancer-famille

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BE Australie numéro 42 - 2 novembre 2005

Veille Technologique Internationale http://www.bulletins-electroniques.com
un service ADIT en partenariat avec le Ministère des Affaires Ethnocentries


BE Australie numéro 42 - 2 novembre 2005 - Bimestriel

Bulletin Electronique du Service pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France en Australie
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MEDECINE-SANTE

Un vaccin contre le cancer du col de l’utérus efficace a 100%
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30306.htm

Le cancer du col de l’utérus résulte de l’infection par le papillomavirus
humain (PVH).
Environ 70% des personnes sexuellement actives seraient un jour ou l’autre
exposées au papillomavirus qui est extrêmement contagieux. Le virus
s’élimine généralement de façon spontanée ou n’entraîne pas de symptômes.
Mais dans un nombre relativement important de cas, il peut causer des
lésions cervicales et des lésions génitales externes comme les verrues
génitales. Dans certains cas, les lésions cervicales peuvent évoluer vers
des lésions précancéreuses qui peuvent ensuite se transformer en cancer du
col de l’utérus.
Les recherches de l’équipe du professeur Ian Fraser à l’Université du
Queensland ont conduit à l’élaboration d’un vaccin qui a été mis au point
par la société australienne CSL Limited. Il est actuellement en
développement sous le nom de GARDASIL par le groupe pharmaceutique Sanofi
Pasteur MSD et Merck.
GARDASIL a été développe pour protéger contre les papillomavirus humains
(HPV) de type 16 et 18, qui sont responsables de 70% des cancers du col de
l’utérus, et contre les types 6 et 11, qui sont responsables de 90% des cas
de verrues.
Le vaccin a permis de prévenir 100% des lésions précancéreuses et des
cancers non invasifs du col de l’utérus associes aux papillomavirus humains
(HPV) de types 16 et 18 lors des essais réalises sur plus de 12.167 femmes
non infectes dans 13 pays différentiels. Environ la moitie des volontaires a
reçu le vaccin GARDASIL, et l’autre un placebo. L’incidence de lésions
précancéreuses du col de l’utérus et des cancers non invasifs lies à HPV 16
et 18 a été ensuite suivie pendant une période moyenne de un an et demi.
Aucun cas de lésion précancéreuse ni de cancer non invasif associe aux HPV
n’a été détecte chez les femmes vaccinées alors que de telles lésions ont
été diagnostiquées dans le groupe qui a reçu le placebo.
Ce vaccin pourrait être disponible avant la fin de l’année 2006.

Sources : http://www.aventis-pasteur-msd.com/
http://www.lemonde.fr/

MEDECINE-SANTE

Un "nouveau" traitement peu coûteux contre le paludisme
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30307.htm

La résistance de Plasmodium falciparum aux antipaludiques ne cesse de
s’étendre géographiquement et nécessite l’emploi de médicaments nouveaux,
plus coûteux.
La "multitherapie" a été depuis longtemps une des solutions envisagées pour
la guérison à court ou à moyen terme, la prévention de la maladie et la
lutte contre les chimiorésistances.
Dans le but d’élaborer une combinaison opérationnelle à partir de
médicaments déjà connus et peu coûteux, une équipe internationale comprenant
des chercheurs de l’Université La Trobe et de l’Ecole de Médecine Tropicale
de Liverpool en Grande-Bretagne est en train d’étudier une nouvelle
combinaison chloroquine-primaquine qui serait efficace. La combinaison
chloroquine primaquine a été utilisée en prophylaxie par l’armée américaine
pendant la guerre du Vietnam sans trop de succès en raison du développement
de la résistance à la chloroquine. La primaquine est utilisée pour le
traitement d’une forme de paludisme moins virulent cause par le Plasmodium
vivax.
Il semblerait qu’a l’intérieur du parasite, la primaquine s’associe à la
même protéine de transport que la chloroquine, mais contrairement a cette
dernière, elle n’est pas expulsée. Lorsque les deux substances sont
pressentes, la primaquine s’associe préférentiellement a la protéine et le
parasite, qui ne peut plus expulser la chloroquine, meurt.
Des médicaments consistant en une combinaison de chloroquine et primaquine
en concentrations adéquates feront l’objet d’essais sur l’homme,
probablement en Indonésie. Le coût du traitement individuel, qui serait
d’environ 21 centimes d’euro, serait beaucoup moins élevé que celui des
traitements à l’aide de combinaisons a base d’artemisinine qui sont encore
efficaces aujourd’hui.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) environ deux millions de
personnes meurent du paludisme dans le monde chaque année.
Pour en savoir plus, contacts :
- Professor Tilley - email : l.tilley@latrobe.edu.au
Sources : http://www.latrobe.edu.au/biochemistry/
http://www.lemonde.fr/

MEDECINE-SANTE

Les levures utilisées dans la recherche contre le cancer
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30308.htm

La modeste cellule de levure a permis a des chercheurs du "Centre for
Vascular Research", a l’Université de Nouvelle Galles du Sud, de comprendre
le fonctionnement d’une molécule anti-cancéreuse dans les cellules humaines
Cette molécule anticancéreuse - glutathionarsenoxide ou GSAO- qui a été
développe par la même équipe (voir BestOZ, N.10, 2002), est capable de
bloquer la croissance et la dispersion de tumeurs in vivo en les privant de
circulation sanguine. Toxique pour les cellules endotheliales des vaisseaux
sanguins, le GSAO ne semble pas avoir d’effet direct sur les cellules
tumorales.
En utilisant des cellules de levures génétiquement modifies, les chercheurs
ont montre que les cellules épithéliales sont dépourvues d’une protéine de
transport que les cellules tumorales utilisent pour se débarrasser des
molécules étrangers. Les cellules de levures mutantes dépourvues de cette
protéine meurent lorsqu’elles sont traitées par le GSAO, alors que celles
qui la possèdent survivent. La protéine correspondante a ensuite été
identifiée dans les cellules humaines.
Pour en savoir plus, contacts :
- Pierre Dilda, Centre for Vascular Research, University of New South Wales,
Sydney - email : p.dilda@unsw.edu.au
Sources : Pierre Dilda, Centre for Vascular Research, University of New
South Wales, Sydney &
Journal of the National Cancer Institute, 2005, Vol. 97, No. 20, 1539-1547

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