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Date : 9 février 2008
par  Giselle Penat

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LA RECHUTE

LA RECHUTE OU LA RECIDIVE

Questions face à la rechute

LES METASTASES - Questions/réponses

Article publié par la Ligue contre le Cancer



LA RECHUTE

Vous avez été traité pour un cancer il y a quelques mois, voire quelques années. Vous êtes depuis sous surveillance médicale régulière et rigoureuse. Pourquoi ? Lorsque l’on est traité pour un cancer, il arrive que subsiste sur le lieu de la tumeur ou même à distance, quelques cellules tumorales et ce, en dépit des traitements les mieux conduits : c’est ce que l’on appelle le risque de rechute.

La rechute est bien sûr très difficile à vivre et à accepter. A-t-on fait tous ces efforts de traitement en pure perte ? On risque alors de craquer, on a peur de nouveaux traitements encore plus contraignants, on n’a plus envie de se battre, on éprouve la tentation de recourir aux médecines parallèles. Les mots "récidive" ou "métastases" sont encore trop souvent vécus comme synonymes de mort. Certaines rechutes peuvent être traitées avec un bon espoir de guérison définitive. Mais, même lorsque la perspective d’une guérison définitive s’éloigne, on peut vivre de nombreuses années après une rechute avec une bonne qualité de vie. Cependant, la maladie est devenue chronique et nécessite une surveillance constante.

Pour vous aider à faire face à cette nouvelle épreuve, nous avons identifié quelques-unes de vos questions les plus courantes auxquelles nous avons essayé de répondre.

Qu’entend-on par "rechute" ?

Les signes d’une rechute sont variés, dans leur expression, dans leur signification, dans leur traitement. La rechute n’est pas un deuxième cancer mais la résurgence du premier.
En effet, elle est liée à la persistance de cellules tumorales malgré le traitement initial.
Cela ne signifie en rien que le traitement initial a été défectueux. Il arrive en effet que des cellules échappent aux traitements, soit parce qu’elles sont résistantes, soit parce qu’elles siègent dans un site où elles sont difficilement observables.

La rechute peut se manifester de deux façons :

• La récidive locale ou loco-régionale.

Elle siège sur le lieu même ou dans le proche voisinage de la tumeur primaire. Par exemple, au niveau du sein opéré dans le cas d’un cancer du sein traité de façon conservatrice ou encore à proximité de la zone d’une tumeur colique ou rectale précédemment opérée ou irradiée.

• Les métastases.

A l’opposé, celles-ci siègent à distance de la lésion initiale et souvent dans un organe tout à fait différent. Elles sont liées au développement d’une cellule tumorale qui a migré à distance, véhiculée par le courant sanguin ou lymphatique. Cette ou ces cellules peuvent avoir migré très précocement.

Ces tumeurs dites "secondaires" sont donc constituées de cellules cancéreuses analogues au premier cancer. C’est ainsi qu’une métastase pulmonaire d’un cancer du sein est formée de cellules mammaires malignes. Le traitement utilisera donc des médicaments adaptés à l’origine du cancer (dans cet exemple le cancer du sein) et non des médicaments pour un cancer d’origine pulmonaire.

Tous les cancers ont-ils le même risque de rechuter ?

Tous les cancers n’ont pas le même risque de rechuter. C’est donc pour l’évaluer que sont pratiqués et analysés, au départ de la maladie, divers éléments :

• la taille de la tumeur : le stade,

• l’agressivité des cellules : le grade,

• divers paramètres biologiques propres à chaque type de cancer : récepteurs hormonaux, marqueurs biologiques…

Tous ces renseignements servent à établir quel sera justement le meilleur traitement pour empêcher les rechutes. Mais il faut savoir que toutes ces données ne sont pas des vérités absolues et que chaque cas est particulier. Rien ne remplace ici les entretiens avec votre cancérologue et avec votre médecin traitant.

Quelles sont les rechutes curables ?

Parce que les rechutes curables sont en général rares, elles doivent focaliser l’attention de tous. Comme pour le traitement d’attaque, le traitement de rattrapage, s’il doit être instauré, aura d’autant plus de chances d’être curatif qu’il aura été mis en place précocement. Et ce, grâce à des examens et contrôles réguliers.

Ces rechutes curables s’intègrent dans différentes catégories :

• Les rechutes locales après traitement conservateur

• Les rechutes locales après traitement radical

• Certaines rechutes ganglionnaires

• Les rechutes métastasiques curables par chimiothérapie

• Les rechutes métastasiques uniques curables chirurgicalement.

Est-il vrai que le risque de rechute s’efface après 5 ans ?

Dès les premières années, ce risque décroît avec le temps. Il est très nettement réduit après 5 ans. C’est pourquoi, le rythme des consultations de surveillance s’élargit progressivement, mais il est cependant préférable de continuer à signaler à votre médecin tout symptôme qui vous semble anormal. En effet, chaque tumeur a sa propre dynamique et sa propre histoire naturelle.

Comment soupçonner une rechute ?

Comme pour le cancer initial, la reprise d’un cancer peut prendre de multiples aspects. L’apparition d’une boule, d’un ganglion anormalement gros ou douloureux, d’un amaigrissement inexpliqué ou encore d’une fièvre durable, peuvent être des signes d’alarme. N’oubliez pas de signaler à votre médecin ou à votre cancérologue tout symptôme qui vous semble anormal.

Ce sont eux qui pourront vous rassurer et qui vous permettront de ne pas tout interpréter comme étant lié au cancer pour lequel vous avez été soigné, ce qui est un réflexe bien normal ! Ils connaissent votre histoire et sont les premiers interlocuteurs à contacter en cas de doute, afin de dépister et diagnostiquer une éventuelle rechute le plus tôt possible.

Quels traitements propose-t-on en cas de rechute ?

Les décisions thérapeutiques dépendent des modalités de rechute (localisation, taille, caractère unique ou multiple) et d’une concertation entre les divers spécialistes. Compte tenu de la persistance des cellules cancéreuses, un traitement au long cours doit être prévu, associé à une surveillance étroite. Celle-ci sera sûrement plus étroite et plus régulière qu’auparavant. Mais dans tous les cas, l’objectif doit toujours être de mener la vie la plus normale possible, en recherchant une nouvelle rémission.

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QU’EST CE QUE LES MÉTASTASES ?

Un cancer a pour origine une cellule unique dont le patrimoine génétique se trouve altéré avec comme principale conséquence une perte totale de contrôle de son développement. Cette cellule, contrairement à une cellule normale programmée pour se multiplier un nombre de fois défini puis mourir, devient pratiquement « éternelle » : elle a la capacité de se multiplier pour ainsi dire à l’infini, sans jamais mourir. On comprend dès lors le danger d’un cancer : par cette croissance incontrôlée, la tumeur maligne va envahir les tissus sains contigus au risque de détruire des fonctions vitales.
Mais l’autre risque est l’essaimage de ce cancer à distance de la tumeur primitive : c’est ce que l’on appelle les métastases.

Des cellules cancéreuses se détachent de la tumeur primitive et migrent, soit par voie lymphatique (les ganglions sont reliés entre eux par de fins canaux, l’ensemble constituant le système lymphatique), soit par voie sanguine. Cette aptitude d’un cancer à métastaser est très certainement déterminée par un ensemble de facteurs biologiques qui constituent aujourd’hui autant de pistes de recherche pour bloquer ce pouvoir métastatique d’un cancer.

La chimiothérapie s’attaque au risque métastatique

Certains cancers ont un potentiel métastatique plus important que d’autres.

C’est ainsi que les cancers du sein, des bronches, de la prostate, du rein ou de la thyroïde ont un important potentiel métastatique, notamment vers les os. Et le cancer colo-rectal a lui un important risque métastatique au niveau du foie pour la bonne raison que tout le sang venant du tube digestif passe par le foie qui fait office de filtre avant que ce sang soit redistribué vers le reste de l’organisme.
Pour une tumeur donnée, le risque métastatique est d’autant plus important que la tumeur a déjà atteint un certain volume ; en effet, plus la tumeur a grossi, plus elle risque d’avoir envahi des vaisseaux sanguins ou lymphatiques et ainsi avoir essaimé à distance.

Mais une métastase ne sera pas toujours immédiatement détectable ; elle ne le sera qu’après avoir atteint une taille suffisante la rendant visible soit à l’œil du chirurgien, soit à l’œil du radiologue ou de l’oncologue. Si la recherche de métastases dans le cadre du bilan initial d’un cancer s’est avérée négative, cela ne signifie pas pour autant que des cellules cancéreuses ne sont pas au même moment déjà implantées en un certain endroit du corps. C’est la raison pour laquelle, même si l’exérèse d’une tumeur primitive a été complète, une chimiothérapie peut être nécessaire, visant à détruire ces cellules susceptibles de donner naissance à des métastases qui compromettraient la survie du patient malgré l’élimination définitive de la tumeur initiale.

Les ganglions, témoins du risque métastatique

Quand un chirurgien ôte une tumeur primitive, il s’intéresse toujours de près aux ganglions qui drainent l’organe concerné par la tumeur. En effet, si des cellules cancéreuses ont déjà diffusé par voie lymphatique, il en sera retrouvé au niveau de ces ganglions : cet envahissement ganglionnaire peut être évident à l’œil nu ou nécessiter un examen anatomopathologique qui déterminera s’il y a eu ou non envahissement.

L’exemple le plus classique est celui du curage ganglionnaire réalisé dans le creux de l’aisselle après un acte chirurgical pour cancer du sein, qu’il s’agisse d’une tumorectomie ou d’une mammectomie. L’envahissement ganglionnaire signe le stade déjà avancé de la tumeur ainsi que son pouvoir métastatique ; une chimiothérapie s’avérera nécessaire pour s’attaquer aux cellules cancéreuses qui très vraisemblablement se situent quelque part dans l’organisme sans que pour autant ce lieu puisse toujours être identifié.

S’attaquer aux micrométastases

Les micrométastases sont des petits amas de cellules malignes repérables à distance de la tumeur primitive, par exemple dans la moelle osseuse, le foie ou le poumon, mais qui ne constituent pas en l’état une menace immédiate car leur prolifération n’a pas encore été déclenchée. Elles sont plus ou moins « dormantes » et peuvent rester ainsi durant plusieurs années avant qu’un signal biologique leur donne l’ordre de « se réveiller » et donc de proliférer, créant ainsi une nouvelle tumeur. Une piste de recherche actuelle consiste à trouver le moyen de détecter ces micrométastases alors qu’elles sont encore « dormantes » et soit de les détruire, soit de les empêcher de se réveiller en bloquant le signal biologique de leur réveil.

• Questions / réponses sur les métastases

QUESTIONS / RÉPONSES SUR LES MÉTASTASES

Quels sont les organes les plus susceptibles d’être le siège de métastases ?

Ce sont classiquement le foie (cancers du tube digestif), les poumons, les os (cancer de la prostate) et le cerveau. En réalité, tous les organes peuvent être le siège d’une métastase, peau et œil compris ; en revanche, certains organes ne sont qu’exceptionnellement le siège d’une métastase : c’est le cas de l’utérus ou des muscles. Mais les raisons n’en sont pas connues.

Les métastases sont-elles toujours multiples ?

Le plus souvent oui mais une métastase peut aussi être unique. Ainsi, un cancer colorectal peut donner lieu à une métastase unique au niveau du foie.

Les métastases peuvent-elles précéder la tumeur primitive ?

Non, pas dans leur existence réelle puisque par définition, la métastase est la signature à distance d’une tumeur primitive. En revanche, une ou des métastase(s) peuvent constituer le premier signe d’un cancer. Le bilan permettra généralement d’identifier la tumeur primitive. Dans certains cas, assez rares, la tumeur primitive n’est pas retrouvée.

Est-ce que l’existence d’une ou plusieurs métastases constitue un élément péjoratif en termes de pronostic ?

Il est évident que le pronostic d’un cancer non métastasé est meilleur que celui d’un cancer qui a disséminé. Mais les progrès thérapeutiques, tant chirurgicaux que médicaux (radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie) sont tels que des guérisons de cancers ayant métastasé ne sont plus exceptionnelles.

LIGUE CONTRE LE CANCER

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