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Date : 9 février 2008
par  Giselle Penat

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TRAITEMENTS : HORMONOTHERAPIE ET IMMUNOTHERAPIE

HORMONOTHERAPIE : Définition - effets secondaires

IMMUNOTHERAPIE : Définition - effets secondaires



L’HORMONOTHÉRAPIE

Les traitements hormonaux sont des traitements qui agissent en modifiant la sécrétion d’hormones ou en bloquant l’action de ces hormones, entravant ainsi la prolifération des cellules tumorale sensibles à ces mêmes hormones.

Rappel de définitions

Les hormones : ce sont des substances secrétées par des cellules dites " glandulaires " et qui agissent sur certaines cellules de l’organisme, rendues sensibles à ces hormones grâce à des récepteurs. Les cellules glandulaires déversant les hormones dans le sang, ces dernières peuvent agir en tout endroit de l’organisme, plus précisément à chaque endroit où elles trouvent des récepteurs qui leur sont spécifiques.
Exemples :
Les estrogènes, secrétés par les ovaires, agissent sur les seins, la muqueuse utérine.
La testostérone, secrétée par les testicules, agit sur la prostate, le larynx, le système pileux, etc.

Les traitements hormonaux

Ils sont utilisés en cancérologie parce que certains cancers, comme ceux du sein ou de la prostate, ont leur croissance favorisée par des hormones pour lesquelles ils ont des récepteurs spécifiques. On dit qu’ils sont hormonosensibles ou hormonodépendants. Les récepteurs peuvent réagir aux messages donnés par les hormones et déclencher des divisions des cellules cancéreuses, provoquant ainsi la croissance de la tumeur maligne.

Le principe de l’hormonothérapie est assez simple : il s’agit de rendre inopérantes les hormones qui influencent la croissance d’une tumeur. Pour cela, on a recours à des antagonistes des hormones, qui agissent en se fixant sur les récepteurs hormonaux. Dès lors, les hormones ne peuvent plus agir sur la multiplication des cellules cancéreuses.

→ Exemples :

Dans le cancer du sein : différents produits actifs et bien supportés sont actuellement utilisés en tant qu’anti-estrogènes, notamment le tamoxifène.
Dans le cancer de la prostate : on inhibe l’action de la testostérone par des anti-androgènes. Ces médicaments s’administrent de façon variable, par la bouche ou par injection.

L’hormonothérapie est le plus souvent associée aux autres traitements du cancer, notamment la chirurgie et la radiothérapie.

Plus d’informations
Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer
http://www.fnclcc.fr/

- Ecoute Cancer - Service personnalisé et anonyme d’accueil téléphonique de la Ligue : soutien, information et orientation des malades et des proches
N AZUR : 0810 810 821

LES EFFETS SECONDAIRES DE L’HORMONOTHÉRAPIE

Quelques effets secondaires pourront être constatés.

Avec les anti-estrogènes :

même s’ils sont généralement bien supportés, ils ont un faible risque de favoriser un cancer de l’endomètre, d’où la nécessité d’une surveillance gynécologique régulière.
Ils entraînent un risque accru de thrombose (formation d’un caillot sanguin obstruant la lumière des vaisseaux).
Les anti-estrogènes peuvent également provoquer un arrêt provisoire des règles, une diminution de la libido, des leucorrhées (pertes blanches) ou un prurit vulvaire.

Les anti-androgènes :

ils provoquent une impuissance, qui peut par ailleurs être liée à l’intervention chirurgicale parfois proposée dans le traitement d’un cancer de la prostate.
Ils peuvent également entraîner une gynécomastie (augmentation du volume des seins).

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L’IMMUNOTHÉRAPIE

Cette une méthode qui consiste à détruire les cellules par des réactions normales de défense de l’organisme, que l’on appelle réactions immunitaires.

Le gros écueil de l’immunothérapie du cancer réside dans le fait que les cellules tumorales sont peu antigéniques, c’est-à-dire ne sont pas ou mal reconnues comme étrangères.
L’immunothérapie, à l’heure actuelle, n’est jamais le traitement dominant, mais peut aider à éradiquer la tumeur.

Les diverses méthodes d’immunothérapie

→ Immunothérapie locale

C’est le cas du cancer de la vessie, qui a tendance à récidiver après l’ablation chirurgicale. On stimule alors l’immunité locale par des injections locales du BCG dans la vessie.

→ Immunothérapie générale

En cas d’agression, l’organisme met en jeu des réactions puissantes de défense en libérant des produits : les anticorps ou les cytokines, secrétés par les lymphocytes qui sont les cellules de défense de l’organisme. L’interféron et l’interleukine 2 sont les deux variétés de cytokines les plus souvent utilisées actuellement. Elles sont aujourd’hui produites par génie génétique.

• L’interféron

Substance secrétée normalement par divers types de cellules, dont les lymphocytes, en cas d’agression notamment virale. On a pu isoler le gène responsable de l’expression de l’interféron. Ainsi est-il possible de l’obtenir par génie génétique, et de fabriquer l’interféron humain.

En cancérologie, l’interféron a une place dans le traitement de certaines tumeurs : cancer du rein, leucémies, lymphomes, myélome (forme de cancer de la moelle osseuse) ou mélanome. On l’utilise à doses variables, selon les indications, par injections sous-cutanées.

• L’interleukine ou IL2

C’est également une substance secrétée normalement par les lymphocytes, et qui est douée de propriétés cytotoxiques (qui détruisent les cellules étrangères à l’organisme). L’interkeuline est utilisée en perfusion ou par voie sous-cutanée.

Elle est essentiellement indiquée dans deux cancers chimiorésistants : le cancer du rein métastatique,le mélanome métastatique, mais également à titre adjuvant après le traitement initial dans les mélanomes de mauvais pronostic.
Interleukine et Interféron peuvent être associés.

Nouvelles méthodes en immunothérapie

C’est l’utilisation d’anticorps monoclonaux dans des formes particulières de certains cancers comme le lymphome malin de type folliculaire résistant à la chimiothérapie classique ou encore dans certaines formes particulières du cancer du sein évolué. Ces anticorps visent à empêcher la prolifération cellulaire. Ils sont obtenus par des techniques récentes qui les rendent plus spécifiques et mieux tolérés.

Ainsi, le trastuzumab ou Herceptin® s’adresse aux femmes ayant un cancer du sein résistant au traitement habituel en raison de la présence en surabondance d’un récepteur spécifique dans leurs cellules, appelé HER-2. La présence de ce récepteur en surnombre entraîne la production en excès d’une protéine qui à son tour induit une multiplication incontrôlée des cellules. L’administration d’Herceptin® est associée à la chimiothérapie et permet ainsi une réduction plus importante de la tumeur.

Plus d’informations
La Haute Autorité de santé
http://www.has-sante.fr/
Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer
www.fnclcc.fr

- Ecoute Cancer - Service personnalisé et anonyme d’accueil téléphonique de la Ligue : soutien, information et orientation des malades et des proches
N AZUR : 0810 810 821

LES EFFETS SECONDAIRES DE L’IMMUNOTHÉRAPIE

→ Avec l’interféron

Il s’agit, le plus souvent, d’un syndrome " pseudo-grippal " avec fièvre, courbatures, fatigue, analogue à la grippe et cédant au paracétamol. A noter la possibilité non exceptionnelle de troubles du caractère ou même de dépression nerveuse, parfois sévère. On peut associer dans certains cas l’interféron à une chimiothérapie (cancers de la peau, cancers évolués du col utérin).

→ Avec l’interleukine 2

Les effets secondaires sont souvent sévères : fièvre, marques cutanées, troubles digestifs et surtout syndrome d’hyper-perméabilité capillaire, avec fuite du liquide en dehors des vaisseaux et capillaires, d’où œdèmes, épanchement pleuraux ou péritonéaux, hypotension artérielle. Enfin, on a pu observer des perturbations psychiques ou des troubles du caractère.

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LIGUE CONTRE LE CANCER

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