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Date : 9 février 2008
par  Giselle Penat

Accueil > Infos Médicales

LES TRAITEMENTS

CHIMIOTHERAPIE ET RADIOTHERAPIE

LEURS EFFETS SECONDAIRES

Généralités sur ces traitements

Complement d’informations

Conseils au cours des traitements

Questions/réponses

Articles publiés par la Ligue contre le Cancer



LA CHIMIOTHÉRAPIE

La chimiothérapie est un traitement comportant l’administration de médicaments qui agissent sur les cellules cancéreuses, soit en les détruisant, soit en les empêchant de se multiplier.

Les médicaments agissent sur les autres cellules de l’organisme qui se développent rapidement, et cela explique les effets secondaires de ces médicaments. Mais nos bonnes cellules sont résistantes et très nombreuses, alors que les cellules cancéreuses sont en nombre beaucoup plus faible et sont plus fragiles. C’est ce qui explique l’efficacité du traitement.

Ces médicaments sont très puissants. Leur dosage, le rythme de leur administration, la façon dont on les associe entre eux dépend de l’état et de la pathologie du malade.

QUELQUES CONSEILS POUR VOUS AIDER AU COURS DE VOTRE TRAITEMENT

→ Si le traitement doit entraîner une chute de cheveux

Faites une coupe de cheveux plus courte et moins épaisse qu’à l’habitude pour permettre au casque réfrigérant de mieux refroidir le cuir chevelu ; évitez les permanentes, les décolorations et teintures, le sèche-cheveux. Utilisez des shampooings doux.

→ En cas de nausées et vomissements

• Prenez les médicaments antinauséeux et anti-émétiques prescrits par votre médecin.

• Evitez de boire pendant les repas, mais beaucoup avant et après.

• Buvez 1 à 1,5 litre d’eau, de bouillon, tout au long de la journée pour ne pas vous déshydrater.

• Vous pouvez boire des boissons gazeuses qui peuvent améliorer vos nausées.

• Buvez des boissons froides ou glacées et choisissez des plats froids ou tièdes (moins d’odeurs).

• Mangez souvent, en petites quantités, lentement et en mastiquant bien.

• Fractionnez vos principaux repas en 5 ou 6 repas plus légers.

• Evitez les repas gras, les aliments épicés ou trop sucrés qui pourraient majorer la sensation d’écoeurement.

• Reposez vous après les repas.

→ En cas de mauvais goût dans la bouche

Outre les nausées et les vomissements, le goût est souvent perturbé par la chimiothérapie : nausées et mauvais goût peuvent conduire à une modification des habitudes alimentaires. Parlez-en à votre médecin.

Quelques conseils :
• sucez des bonbons mentholés ou rincez-vous la bouche au citron,

• lavez-vous les dents après chaque repas,

• faire des exercices de relaxation avant et pendant le traitement peut être efficace,

• emportez avec vous votre activité préférée lors du traitement, pour moins y penser,

• surveillez votre poids.

→ En cas de diarrhées

Quelques conseils :

• privilégiez des aliments, comme le riz, les carottes, les bananes et le chocolat,

• buvez en grande quantité (au moins 2 litres d’eau ou bouillon/soupe par jour),

• évitez les légumes crus, fruits frais et laitages,

• parlez en à votre médecin si la diarrhée se prolonge.

→ En cas de constipation

Quelques conseils :
• mangez des aliments riches en fibres : légumes verts, fruits, pain complet ou au son…,

• buvez en grande quantité (2 l par jour),

• ne prenez jamais de laxatif sans avis médical.

→ En cas de fatigue

Ne vous culpabilisez pas. Parlez-en à l’équipe soignante. Adaptez votre activité (déléguez ou fractionnez dans la journée les tâches difficiles), faites une sieste après les repas, mais gardez une activité physique régulière dans la mesure du possible.

→ Si vous avez des aphtes

La chimiothérapie peut irriter la bouche, la gorge et plus rarement l’œsophage (brûlures, aphtes) et provoquer des réactions douloureuses. Ces réactions sont plus irritantes si la chimiothérapie est associée à une radiothérapie de la tête ou du cou. Grâce à une bonne hygiène de votre bouche, vous pouvez en prévenir ou guérir les effets.

Quelques conseils :

• brossez-vous les dents avec une brosse souple, avant et après chaque repas, au moins trois fois par jour,

• utilisez des bains de bouche qui sont prescrits par le médecin,

• supprimez ou réduisez tabac et alcool, surtout dans les semaines qui suivent le traitement,

• évitez les aliments trop épicés ou acides (jus de citron, vinaigrette, moutarde),

• si vous avez un dentier, enlevez-le pour la nuit, avant votre dernier bain de bouche,

• si vous avez la bouche sèche, sucez des glaçons, des sorbets.

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Selon la maladie ou le stade de celle-ci, la chimiothérapie peut être le premier traitement utilisé ou au contraire être complémentaire de la chirurgie ou de la radiothérapie. On parlera alors de chimiothérapie préventive ou " adjuvante ".

Les points essentiels

• La chimiothérapie est un traitement comportant l’administration de médicaments qui agissent sur les cellules cancéreuses, soit en les détruisant, soit en les empêchant de se multiplier.

• La majorité des médicaments utilisés sont administrés par voie intraveineuse, très souvent par l’intermédiaire d’un cathéter ou d’une chambre implantable afin d’éviter les ponctions répétées dans la veine.

• La photochimiothérapie consiste à détruire les cellules cancéreuses par laser (rayonnement lumineux), après les avoir sensibilisées à la lumière par l’injection d’un produit photosensibilisant.

• Les séances de chimiothérapie peuvent se dérouler selon trois modalités : en hospitalisation classique, en hôpital de jour ou à domicile. La fréquence et la durée de la chimiothérapie dépendront du type du cancer, des buts du traitement, des médicaments utilisés et de la réponse de votre organisme à ces derniers.

• Il est souvent possible de poursuivre une activité professionnelle pendant le traitement. Dans ce cas, les aménagements d’horaires ou de poste ou encore la formule du mi-temps thérapeutique peuvent être envisagés.

• Les effets secondaires sont fréquents et d’intensité variable d’une personne à l’autre. Ils sont liés à l’action des médicaments anti-tumoraux sur les cellules qui se multiplient rapidement, c’est-à-dire les cellules cancéreuses mais également celles de la moelle osseuse, des cheveux, de la peau, etc.

• Les effets secondaires les plus fréquents consistent en des modifications de la formule sanguine (diminution de certains globules blancs, des globules rouges et des plaquettes), des troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhée, constipation), chute des cheveux, fatigue.

• Dans tous les cas, il est essentiel d’en parler à l’équipe soignante car il existe de nombreux moyens pour rendre ces effets secondaires supportables et vous permettre de mener une vie aussi normale que possible.

→ Utilisation et administration des médicaments utilisés lors d’une chimiothérapie :

Il existe de nombreux produits et il en arrive sans cesse de nouveaux. Ils agissent par des mécanismes et selon des modalités différentes, d’où l’intérêt de les utiliser en association qui varie selon le type de la tumeur. Si certains médicaments de chimiothérapie peuvent s’administrer par la bouche, par injection intramusculaire ou sous-cutanée, la grande majorité s’administre par voie intraveineuse. La durée de la perfusion peut durer de 30 minutes à plusieurs heures, voire plusieurs jours.Chaque fois que les perfusions peuvent être irritantes pour les veines ou difficiles à réaliser, on vous proposera la pose d’un cathéter intraveineux ou d’une chambre implantable, appelée porth-à-cath, afin d’éviter les ponctions répétées dans une veine. Un petit tuyau très souple est introduit dans une grosse veine (veine jugulaire ou sous-clavière à la base du cou).

Dans le cas d’un cathéter intraveineux, l’extrémité libre du tuyau simple passe en partie sous la peau et se termine par un bouchon. Il est recouvert d’un pansement qui sera refait stérilement chaque semaine par une infirmière. Ce pansement permet de prendre une douche mais pas de bain (le pansement doit rester sec).
Les soins de cathéter nécessitent d’injecter régulièrement un anticoagulant (héparine) afin d’éviter qu’il se bouche.

Dans le cas d’une chambre implantable, l’extrémité libre est reliée à un petit boîtier que l’on implante sous la peau, généralement dans la région du thorax. Ce boîtier comporte une membrane élastique ; ainsi l’infirmière pourra vous piquer aisément : l’aiguille traverse la peau puis la membrane pour injecter le produit dans la boîte. Ce geste n’est pas douloureux et votre liberté de mouvements est préservée. Entre les périodes de perfusion, aucun pansement n’est nécessaire, mais l’infirmière fera un rinçage toutes les 4 à 5 semaines environ. Les perfusions peuvent être de courte durée ou continues sur plusieurs jours. Dans ce dernier cas, afin d’éviter de revenir trop souvent à l’hôpital, une pompe portable est branchée sur la chambre implantable. Elle est placée dans une pochette qui peut se porter sous les vêtements, en bandoulière ou encore à la ceinture.

Pendant le traitement, le malade peut :

• prendre des douches et des bains,
• sortir et mener une vie normale.

→ Où et quand se passent les séances de chimiothérapie ?

La chimiothérapie peut se pratiquer :

• en hospitalisation classique : elle peut être nécessaire lors des premières séances pour surveiller et ajuster le traitement, ou lorsqu’il s’agit d’une chimiothérapie intensive.

• en hôpital de jour : il s’agit alors d’un traitement ambulatoire dont l’intérêt est de pouvoir rentrer chez soi et de retrouver sa famille.

• à domicile : c’est alors une hospitalisation à domicile (HAD), nécessitant le passage d’une infirmière spécialisée, d’un kinésithérapeute ou d’une diététicienne selon les cas. Cela dépend du traitement, mais aussi de la situation géographique et des préférences du malade.

→ Avec quelle fréquence et pendant combien de temps utilise-t-on la chimiothérapie ?

La chimiothérapie s’administre par cures ou cycles de traitement. Ces cycles durent un ou plusieurs jours suivis d’une période de repos. Chaque perfusion peut durer de quelques minutes à plusieurs heures, cela dépend des médicaments employés. Afin d’obtenir une efficacité maximale de votre traitement, il faut respecter ces durées et fréquences.
La fréquence et la durée de votre chimiothérapie dépendront du type du cancer, des buts du traitement, des médicaments utilisés et de la réponse de votre organisme à ces derniers.

→ Est-ce que l’on peut continuer à travailler pendant la chimiothérapie ?

C’est évidemment variable en fonction du type de chimiothérapie, ainsi que de l’emploi occupé. Dans certains cas, il est cependant possible de continuer à travailler pendant le traitement, si vous n’êtes pas trop fatigué. Il peut suffire pour cela de s’organiser avec son employeur et le centre de traitement. On peut, par exemple, effectuer les perfusions le vendredi, ce qui laisse le week-end pour se reposer et permettre de retravailler le lundi.
Certains employeurs acceptent des aménagements d’horaires, ou des postes moins pénibles (sans station debout par exemple).Les formules de mi-temps thérapeutique peuvent également être très utiles dans ce cas. Il est conseillé de s’adresser à une assistante sociale, car les dispositions dépendent de nombreux facteurs (situation particulière, employeur, Caisse de Sécurité sociale).

La photochimiothérapie

C’est une technique qui consiste à détruire les cellules cancéreuses par laser (rayonnement lumineux) après les avoir sensibilisées à la lumière par l’injection d’un produit photosensibilisant.

Cette méthode a des indications précises et limitées :

• Elle ne s’applique qu’à des tissus qui laissent passer la lumière du laser (ce qui n’est pas le cas des mélanomes malins par exemple).
• Elle s’adresse à des petites tumeurs qui sont en général des récidives sur des zones déjà irrradiées et situées dans des conduits à l’intérieur desquels on peut introduire une sonde pour vaporiser le laser (bouche, œsophage, intestin).
• Elle a également des indications dans certaines tumeurs cérébrales non accessibles à la chirurgie.
La photochimiothérapie est moins agressive pour le patient, surtout lorsqu’il est âgé.

Plus d’informations : La Haute Autorité de santé
http://www.has-sante.fr/

Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer
www.fnclcc.fr

- Ecoute Cancer - Service personnalisé et anonyme d’accueil téléphonique de la Ligue : soutien, information et orientation des malades et des proches
N AZUR : 0810 810 821

LES EFFETS SECONDAIRES LORS D’UNE CHIMIOTHÉRAPIE

Les produits utilisés en chimiothérapie sont des produits très actifs et de ce fait ont des effets secondaires parfois importants. Cependant, il existe de nombreux moyens pour rendre ces effets secondaires supportables et faire en sorte que la vie quotidienne soit la plus normale possible. Il est très important de poser, au médecin et aux infirmières, toutes les questions qui vous viennent à l’esprit, même si elles vous paraissent idiotes (en fait, elles ne sont jamais idiotes !) A chaque nouveau cycle de traitement, votre médecin devra faire le point avec vous des difficultés rencontrées. Signalez-lui tout ce que vous avez ressenti et qu’il n’aurait pas abordé.

Il faut se fixer une règle simple : la chimiothérapie doit être raisonnablement supportable. Si ce n’est pas le cas, c’est anormal. Il n’y a pas de " prix à payer " pour le traitement. Si cela ne va pas du tout dans les jours qui suivent un traitement, vous devez le dire et le signaler. Votre médecin traitant peut alors être votre interlocuteur privilégié. Il pourra vous examiner, vous conseiller, et prendre contact avec votre centre de traitement en cas de difficulté. A défaut, il ne faut pas hésiter à téléphoner directement à votre centre si le traitement ne vous paraît pas supportable. Le traitement est fait pour vous guérir et améliorer votre santé, même si passagèrement il vous met en difficultés.

• Qu’est-ce qui provoque les effets secondaires ?

Les plus fréquents sont liés au fait que des médicaments anti-tumoraux ont une action sur les cellules qui se multiplient rapidement, donc les cellules cancéreuses mais également, celles de la peau, des cheveux, de la muqueuse de la bouche, de la moelle osseuse qui fabrique les globules du sang. Ainsi, explique-t-on la perte possible des cheveux et la baisse des globules blancs que l’on observe assez souvent.

• Quels sont les effets secondaires les plus fréquents ?

→ Les modifications de la formule sanguine

La moelle osseuse produit les cellules sanguines : plaquettes, globules blancs et rouges qui sont ensuite déversés dans le sang. Il s’agit d’un tissu très actif, car le sang est en renouvellement constant. Ces cellules se multipliant rapidement, elles sont très sensibles à la chimiothérapie. Toutes les molécules anti-tumorales peuvent entraîner une diminution transitoire du nombre de cellules sanguines.
Cette diminution est connue. Elle débute habituellement une à deux semaines après la chimiothérapie. Sa durée est variable, mais habituellement de l’ordre d’une semaine. Cette diminution est habituellement sans traduction clinique et n’est pas remarquée par le patient. La baisse des cellules sanguines est souvent de courte durée, et même, si elle est importante, elle est de ce fait sans danger. Il ne faut donc pas s’affoler inutilement parce que les globules sont bas sur une prise de sang. Si ce n’est pas déjà fait, il faut cependant s’assurer que votre centre de traitement a bien eu communication des résultats et qu’il n’y a pas de mesures particulières à prendre.
Les globules blancs les plus sensibles sont les globules blancs neutrophiles. Ils sont nécessaires à la lutte contre l’infection. Une diminution du nombre de neutrophiles s’appelle une neutropénie. Elle survient temporairement dans les semaines qui suivent le traitement. Si une fièvre survient dans une période où les globules blancs sont bas, il faut prévenir votre médecin qui jugera si vous avez besoin ou non d’un traitement antibiotique. Si la fièvre est accompagnée de frissons, il est nécessaire de prévenir votre médecin ou le service de soins dans les meilleurs délais. Dans certain cas, pour corriger la baisse des globules blancs ou pour empêcher qu’elle ne soit trop importante, votre médecin vous prescrira des facteurs de croissance des neutrophiles. Ces substances qui s’administrent en injection sous-cutanée, à domicile, sont des sortes d’hormones de la moelle osseuse qui la font se reproduire plus vite qu’à l’ordinaire.

La diminution du nombre de globules rouges et de l’hémoglobine (ou anémie) est plus rare. Elle peut survenir à distance du traitement. Cette anémie peut être responsable de pâleur, de fatigue, voire plus rarement de difficultés à respirer ou d’étourdissements. L’anémie nécessite une transfusion de globules rouges si elle est mal supportée. On peut également recevoir de l’E.P.O, qui est l’équivalent pour les globules rouges des facteurs de croissance des neutrophiles.
La diminution du nombre de plaquettes s’appelle une thrombopénie. Les plaquettes sont nécessaires à la coagulation. La thrombopénie peut rarement entraîner des saignements (des gencives, du nez, des petites marques rouges sur la peau…). Elle est plus rare que la neutropénie. Si la thrombopénie est modérée, votre médecin se contente de surveiller le nombre de plaquettes. Parfois, des transfusions de plaquettes peuvent être nécessaires. Les équivalents pour les plaquettes de l’E.P.O ou des facteurs de croissance des neutrophiles ne sont pas encore au point.

→ Les nausées et vomissements

Ils sont fréquents avec de nombreux médicaments de chimiothérapie. On parle de l’effet émétisant de la chimiothérapie. Ils peuvent survenir au moment même de la perfusion, dans les heures qui suivent, mais aussi les jours suivants, même s’il n’y a pas eu de problème le premier jour : on parle alors de vomissements retardés.Il existe une part psychologique importante dans ces phénomènes de vomissements et de nausées. Parfois, des patients ressentent des nausées avant même d’être arrivés au centre de traitement ! C’est en particulier le cas lorsque des appréhensions, des angoisses, des difficultés n’ont pu être exprimés lors des entretiens avec le médecin ou avec les autres soignants.

Il existe de nombreux traitements efficaces contre la survenue de ces nausées et vomissements. Il faut bien suivre les prescriptions, en particulier en prenant les médicaments anti-vomissements avant la chimiothérapie, de façon préventive. On utilise les médicaments spécialement conçus contre les vomissements de la chimiothérapie (on les appelle les Sétrons et il en existe plusieurs marques), mais aussi des médicaments plus anciens comme le Primpéran®, le Vogalène®. On utilise également les anxiolytiques, parfois un peu de cortisone. Dans tous les cas, il n’est pas normal d’avoir des vomissements ou des nausées importants. Ce n’est pas "un prix à payer" pour le traitement. Il faut donc en parler à votre médecin si cela ne va pas. Par ailleurs, si des vomissements continuent de façon importante après un traitement, en particulier après un traitement comportant des médicaments très émétisants comme le Cisplatine, cela peut poser des problèmes de déshydratation ou de fatigue du rein. Donc, dans tous les cas, une règle : une chimiothérapie doit être supportable. Si cela ne va pas, il faut contacter votre médecin traitant qui prendra contact avec votre centre ou à défaut de votre médecin, téléphoner directement au centre qui vous suit.

→ Diarrhée, constipation

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des troubles du transit, en général de façon modérée. Là aussi, il ne faut pas hésiter à traiter ces symptômes. La constipation, si elle est fréquente, doit être prévenue par un traitement quotidien. Dans tous les cas, il est important d’observer quelques règles diététiques qui vous seront expliquées par votre médecin ou une diététicienne.Certains médicaments peuvent donner des diarrhées ou des constipations plus fortes. Votre médecin vous en préviendra et vous indiquera la marche à suivre.

→ La chute des cheveux

Ce n’est pas un effet secondaire grave et il est provisoire : les cheveux repoussent normalement dès que le traitement est terminé. Mais c’est un effet secondaire difficile à supporter moralement. Il faut donc essayer de l’éviter. Quand on a un cancer à traiter, on a déjà suffisamment de soucis comme ça sans s’en rajouter !
Cependant, dans certains cas, cette chute de cheveux est inévitable, que ce soit à cause du type de médicament ou en raison des doses employées. Dans ce cas, il faut se résoudre à porter une perruque le temps du traitement. Certains hommes choisiront de rester chauve durant cette période. La perruque est prise en charge en partie par la Sécurité Sociale. Les mutuelles peuvent compléter le remboursement. Vous pouvez aussi faire le choix de porter un turban ou un foulard, qui peuvent être très seyants.

Le casque réfrigérant est la seule méthode préventive contre la chute des cheveux. Son principe d’action consiste à provoquer une contraction sous l’effet du froid des petits vaisseaux du cuir chevelu et ainsi de diminuer la quantité de médicaments venant au contact des racines des cheveux. Il s’agit d’un casque en matière plastique, sorti du congélateur juste avant le traitement, et placé sur la tête avant, pendant, et après la perfusion. Il peut être difficile, voire douloureux à supporter, surtout en début de pose. Son efficacité dépend de sa bonne application tout au long de la perfusion, et sur toute la surface du cuir chevelu. Si la perfusion dépasse les quinze minutes, il faut le changer autant de fois que nécessaire. Si ce casque est difficile à supporter, le jeu en vaut parfois la chandelle, car mis avec obstination, des chimiothérapies réputées très nocives pour les cheveux peuvent être reçues sans perte significative.

→ La fatigue

Elle est pratiquement constante au cours de la chimiothérapie et dans les jours suivants. Elle varie suivant les traitements.
Elle est liée à différentes causes :
• la maladie elle-même,
• les effets secondaires des traitements (nausées, vomissements, perte d’appétit, diarrhée, anémie…),
• l’anxiété et les troubles du sommeil liés aux craintes sur l’évolution de la maladie.
Elle est trop souvent minimisée par les médecins et l’entourage. Vous ne devez pas hésiter à en parler.

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LA RADIOTHÉRAPIE

C’est un traitement qui consiste à exposer les malades à des rayonnements de haute énergie (rayons X, électrons, photons) destinés à détruire les cellules cancéreuses.

L’irradiation vise à détruire la tumeur en protégeant au maximum les tissus sains voisins.
La sensibilité aux radiations varie selon les tissus et les différents types de cellules.
La radiothérapie est utilisée seule ou en association aux autres méthodes. Le choix dépend de la localisation et du stade de la tumeur, ainsi que de l’état général du malade.
Le médecin radiothérapeute va dans un premier temps repérer la tumeur, afin de mieux la "cibler" et adapter les champs d’irradiation à sa forme. Grâce aux progrès de l’imagerie médicale, le ciblage est de plus en plus précis.

La radiothérapie peut précéder la chirurgie pour réduire la tumeur préalablement et la rendre plus aisément opérable, ou la suivre pour compléter l’intervention en détruisant les cellules qui auraient échappé à la chirurgie. La radiothérapie peut aussi être combinée à la chimiothérapie.

Les points essentiels

• La radiothérapie consiste à exposer le malade à des rayonnements dans le but de détruire les cellules cancéreuses.

• Elle peut être associée à la chirurgie et aussi à la chimiothérapie. Ses indications sont liées à la localisation de la tumeur, à son stade et à l’état général du malade.

• La radiothérapie peut se faire en ambulatoire. Les séances sont de courte durée, à l’exception de la première qui est consacrée au repérage de la zone à irradier et aux calculs des modalités de traitement.

• La curiethérapie, variété de radiothérapie, comporte une source de rayonnement implantée directement dans la tumeur. Elle nécessite une hospitalisation de quelques jours en chambre isolée.

• Les effets secondaires sont fréquents mais le plus souvent transitoires, disparaissant à la fin du traitement. Ils varient suivant la zone irradiée et touchent principalement la peau et les muqueuses. Une fatigue est également fréquente après quelques séances. Dans tous les cas, des mesures appropriées permettent d’en atténuer les désagréments.

Comment se passe la radiothérapie ?

Le plus souvent, la source est située à distance du patient : il s’agit d’une radiothérapie externe. Vous serez donc placé à distance de l’appareil. Celui-ci ressemble plus ou moins à un appareil de radiographie, mais en plus volumineux.
La séance, comme lors d’une radiographie, est de courte durée (de l’ordre de quelques minutes) et n’est absolument pas douloureuse. Elle ne nécessite pas d’hospitalisation et peut se faire en ambulatoire.
Il faut savoir que la séance consacrée au repérage de la zone à irradier (ou champ d’irradiation) durera plus longtemps (1 heure, voire 2 heures). C’est à ce moment que l’on va calculer les doses et "marquer" sur la peau les points importants pour assurer le bon déroulement des séances. Ce marquage se fait par tatouage. Le radiothérapeute va également déterminer la position du malade et la technique d’irradiation. Les modalités du traitement sont calculées par ordinateur.

A cours de chaque séance, une dose précise de rayonnement est délivrée, comme pour un médicament. On ne délivre à chaque fois qu’une partie de la dose totale prévue, de façon à atténuer le plus possible les effets secondaires. Les séances seront répétées à un rythme rigoureusement établi, qu’il est important de respecter, et pour un nombre précis de séances.

→ La curiethérapie

Parfois, dans le cas d’une petite tumeur, la source de rayonnement est implantée directement dans la tumeur : c’est la curiethérapie.

Il s’agit de rayonnements précis, produits par l’introduction de corps radioactifs libérant un rayonnement à petite distance. La curiethérapie est indiquée par exemple dans certains cas de cancers gynécologiques, du sein, de la bouche et de la peau. La source est laissée en place quelques jours (4 à 5). Cela nécessite une hospitalisation en chambre isolée et protégée durant cette période.

On utilise aussi maintenant, et pour certains types de cancers, une curiethérapie dite "à haut débit" qui réduit beaucoup le temps de traitement (jusqu’à quelques minutes.

Plus d’informations :
La Haute Autorité de santé
http://www.has-sante.fr/

Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer
www.fnclcc.fr

- Ecoute Cancer - Service personnalisé et anonyme d’accueil téléphonique de la Ligue : soutien, information et orientation des malades et des proches
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LES EFFETS SECONDAIRES DE LA RADIOTHÉRAPIE

Les progrès réalisés dans les modalités d’irradiation ont permis de réduire les effets secondaires de la radiothérapie au niveau des tissus sains. Les risques n’ont cependant pas complètement disparu et les effets secondaires varient suivant la zone irradiée, l’importance de l’irradiation et la sensibilité de chacun.

→ La peau

Les rayons sont plus pénétrants que ceux du soleil. La peau est souvent "agressée" à l’endroit traité : elle devient rouge et sensible, comme lors d’un coup de soleil.

Quelques conseils :
• se laver à l’eau tiède, au savon de Marseille,

• ne pas frotter la peau,

• ne pas se raser,

• ne pas mettre de déodorant ni de parfum,

• ne pas se mettre au soleil et porter des vêtements en coton doux.

→ La tête, la bouche et le cou

Chute de cheveux temporaire ou définitive, altération du goût, difficultés à avaler par sécheresse de la bouche et manque de salive, voire perte d’appétit si les doses sont fortes.

Quelques conseils :

• boire souvent,

• sucer des sorbets, des glaçons, mâcher des chewing-gums pour la salivation,

• éviter les aliments irritants, acides,

• supprimer alcool et tabac,

• faire des bains de bouche (en suivant la prescription du médecin).

→ Thorax et abdomen

Vomissements, diarrhées, nausées, crampes et gaz pour la région de l’estomac et de l’intestin, sont très fréquents.

Quelques conseils :
• faire des repas fractionnés et faciles à avaler,

• boire beaucoup (environ 1,5 litre d’eau par jour) pour éviter la déshydratation,

• prendre des anti-nauséeux et des anti-diarrhéiques (demandez à votre médecin),

• éviter de manger quelques heures avant et après la séance.

→ Bassin

Vous pouvez ressentir des troubles urinaires (brûlures ou gêne) et aurez peut-être des difficultés à aller à la selle. Les rapports sexuels peuvent être douloureux.

En cas de constipation :
• boire beaucoup (environ 1,5 litre d’eau ou de jus de fruits par jour) pour ramollir les selles,

• privilégier les aliments riches en fibres (céréales, fruits et légumes secs), les féculents (pâtes, riz), les légumes verts ainsi que les laitages.

→ La fatigue

En fonction de l’étendue de l’irradiation, elle peut apparaître après quelques séances, dans les jours suivants. Il est recommandé d’alléger son activité quotidienne et d’adapter son activité professionnelle si nécessaire.

La plupart des symptômes disparaissent avec la fin du traitement.

La radiothérapie peut parfois laisser des séquelles.
A titre d’exemple :

• modification progressive de la teinte et de la consistance d’un sein irradié,

• gêne persistante à la déglutition, manque de salive ou changement de la voix après irradiation du cou,

• troubles urinaires et rectaux après irradiation du bassin.

Pour les éviter, il faut signaler à votre médecin radiothérapeute et au personnel de la radiothérapie les effets secondaires qui peuvent survenir et ne pas attendre qu’ils deviennent trop importants.

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LIGUE CONTRE LE CANCER

Réactions à l'article :
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  • LES TRAITEMENTS
    26 février 2008, par I. RUBINSTEIN

    Je vous suggère de consulter l’excellent ouvrage du Dr BAGOT, publié au CEDH, intitulé :
    L’ Homéopathie dans les soins de support en Cancérologie
    Le Dr BAGOT, médecin homéopathe est titulaire du DIU de cancérologie en médecine omnipraticienne et exerce également comme praticien attaché des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg en sénologie.

    Par ailleurs, je vous signale une publication dans le Bulletin du cancer 2007 ; 94(5) : 783-8
    "Médecines complémentaires et alternatives suivies par les patients cancéreux en France"
    Thèse de Pharmacie de Laurent SIMON, dont je suis un des initiateurs et coordinateurs.
    Bien amicalement, restant à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

    I. RUBINSTEIN
    Docteur en Pharmacie
    Membre de la Société Française d’Homéopathie

    • LES TRAITEMENTS
      7 mars 2008, par Giselle Penat

      Merci pour ce complément d’informations très utiles.

      ai déjà entendu d’ailleurs parler du Dr.Bagot à plusieurs reprises.

      Je profite aussi de cette réponse pour signaler l’association PHYTO 2000
      http://www.phyto2000.org/
      publication d’articles intéressants sur l’emploi (toujours dans une optique de complémentarité et de support) de la phytothérapie en cancérologie.

      Merci encore

      Cordialement

      Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer Deuil Soutien - co-gestionnaire de la liste droits sociaux et santé)
      http://cancer-familles.medicalistes.org
      Je soutiens Médicalistes : http://www.medicalistes.org/spip/article35.html
      le blog de Luc-Edmond
      et la Donation Lou Salomé

    • LES TRAITEMENTS
      29 mars 2008, par sophies

      bonjour, ma mère a un cancer colorectal. Elle a été traité jusqu’à présent par 3 semaines de chimiothérapie et entame sa 5 ème semaine de radiothérapie.Elle est très fatiguée, nauséeuse (ne s’alimente presque pas) et a une grosse baisse de globules rouges.Elle habite Paris et nous cherchons un médecin homéopathe qui pourrait la suivre en complément de son traitement à l’hopital.Pourriez vous nous indiquer des liens ou adresse de praticiens, merci d’avance. Sophie

      • LES TRAITEMENTS
        31 mars 2008, par Giselle Penat

        Bonjour Sophie,

        Nous avons déjà répondu à cette question dans divers posts en indiquant de nombreux sites concernant les médecines complémentaires, où vous pouvez trouver des adresses et vous renseignez auprès de médecins homéopathes et phyto.
        Merci de vous y reporter.
        voir également à ce sujet le post du Dr.I.Rubinstein

        Très cordialement

        Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer Deuil Soutien - co-gestionnaire de la liste droits sociaux et santé)
        http://cancer-familles.medicalistes.org
        Je soutiens Médicalistes : http://www.medicalistes.org/spip/article35.html
        le blog de Luc-Edmond
        et la Donation Lou Salomé

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