Cancer familles
Cancer familles

Listes de discussions Cancer-Familles et Cancer-Deuil-Soutien

Brèves

  • CANCER DU POUMON

    Le lundi 30 avril

    CANCER DU POUMON - TRAITEMENTS CIBLES En 2009, le Professeur Paul Hofman, (anatomopathologiste - Hôpital Pasteur à Nice/06) évoquait dans les (...)
  • CANCER : DEJOUER SON AGRESSIVITE

    Le lundi 30 avril

    CANCER : DEJOUER SON AGRESSIVITE C'est une avancée significative dans l'offensive contre le cancer qui vient d'être accompli par une équipe de (...)
  • DETECTION DU CANCER PAR LES CHIENS

    Le samedi 23 avril

    Les chiens détectent les cancers humains Des détections meilleures par les chiens que par les machines ? http://www.suite101.fr/content/les-chiens-dep
Date : 8 mai 2008
par  Giselle Penat

Accueil > Infos Médicales

LES CHERCHEURS NICOIS A L’ASSAUT DES TUMEURS DU CERVEAU

Article paru dans le NICE-MATIN du dimanche 4 Mai 2008

Site : http://www.nicematin.fr/

dans la rubrique SANTE : Email : magsante@nicematin.fr

Auteur : Isabelle BRETTE - Email : ibrette@nicematin.fr

Equipe des chercheurs : Dr.Thierry VIROLLE

David DEBRUYNE, étudiant en master

Mohamed FAREH, étudiant en thèse

Virginie VIROLLE, ingénieur d’étude

Laurent TURCHI, docteur en sciences et ingénieur de recherches

en collaboration avec :

les Drs Hervé CHNEIWEISS de Paris et Jean IMBERT de Marseille

L’INSERM unité 898 dirigée par le Prof.Daniel ABERDAM

Ce projet a reçu le soutien de l’ARC (Association pour la recherche contre le cancer) sous forme d’une subvention de 360 000 Euros.



Le défi est immense. Parvenir à " neutraliser" les cellules souches cancéreuses responsables des récidives dans certains cancers et notamment les gliomes malins, ces tumeurs du système nerveux central les plus fréquentes chez l’adulte.

En France, on compte 2 400 nouveaux cas de gliomes malins par an, chez l’homme surtout. L’âge des patients : entre 45 et 70 ans.

« Quand un neurologue détecte un gliome, il est possible d’intervenir chirurgicalement, mais généralement il y a déjà des infiltrats dans le cerveau, avec un risque de récidive », explique le Dr. Thierry VIROLLE, chercheur à l’INSERM (unité 898, dirigée par le Professeur Daniel ABERDAM) et responsable de ce projet.

« Malgré la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie, ces tumeurs demeurent de mauvais pronostics », poursuit le chercheur.

Toute la difficulté est d’éliminer ces infiltrats qui résistent aux traitements.

« La récidive s’explique en partie par la présence de cellules souches cancéreuses qui sont dans la tumeur, et qui sont même le moteur de la tumeur » souligne Thierry VIROLLE. Or, si les traitements anti-cancer permettent d’éliminer les cellules cancéreuses, ils ne permettent pas d’éliminer les cellules souches cancéreuses. Et il en suffit d’une seule, pour reformer une tumeur.

FORCER LES CELLULES SOUCHES A SE DIFFERENCIER

L’idée des chercheurs est de forcer ces cellules souches cancéreuses à se différencier en cellules cancéreuses.
« Cela va permettre, en effet, de les rendre sensibles aux traitements anti-cancéreux », explique encore le Dr.Thierry VIROLLE.

Ce projet mené en collaboration avec les Docteurs Hervé CHNEIWEISS de Paris et Jean IMBERT de Marseille, vise à identifier les molécules clés impliquées dans les mécanismes physiologiques qui contrôlent la prolifération, l’évolution et la sensibilité aux traitements des celulles souches cancéreuses issues des gliomes.

IDENTIFICATION DE MOLECULES LORS DE LA DIFFERENCIATION

L’étude a déjà permis de mettre en évidence une vingtaine de molécules, exprimées au cours du processus de différenciation.

« La compréhension de leur fonction nous permettra de déterminer de nouvelles cibles moléculaires pour des stratégies thérapeutiques »,
rapporte le Dr.VIROLLE.

Pour ce projet, les chercheurs travaillent en collaboration avec des laboratoires de chimie spécialisés dans la découverte de nouvelles molécules inhibitrices, afin de mettre au point des agents capables de bloquer spécifiquement les cellules souches cancéreuses pour les éliminer.

Ainsi, l’association de ces nouvelles molécules aux protocoles de traitement anti-cancéreux pourrait assurer la destruction des tumeurs, en bloquant leur régénération.
D’ores et déjà, les résultats en laboratoire sont très encourageants.

L’étape suivante va consister à répéter le processus sur un modèle animal, avant d’envisager de passer au stade des essais cliniques chez l’homme.

Isabelle BRETTE - NICE-MATIN - ibrette@nicematin.fr

=================================================

UN PROCESSUS COMMUN A PLUSIEURS CANCERS

La régénération des tumeurs cancéreuses à l’arrêt du traitement a conduit à faire l’hypothèse de cellules souches cancéreuses minoritaires dans la masse tumorale, mais responsables du déclenchement et de la croissance de certaines tumeurs.

Cette notion de cellules souches cancéreuses a été proposée la première fois pour la leucémie et validée dans les tumeurs solides, notamment dans le cancer du sein, du colon et dans les gliomes.
Les échecs des thérapies anti-cancéreuses fondées sur des traitements par radiothérapie ou chimiothérapie, proviennent de la capacité de ces cellules souches cancéreuses à amplifier les mécanismes de réparation, favorisant ainsi la survie cellulaire. Autrement dit, quand on aura réussi à faire évoluer les cellules souches cancéreuses en cellules cancéreuses différenciées, on aura considérablement avancé dans la bataille contre le cancer.

Réactions à l'article :
Cliquez ici pour réagir à cet article

Tous les articles de la rubrique

Cette rubrique comporte 70 articles

 
Copyright © 2005 Cancer familles |Site réalisé avec SPIP |

Plus d'infos sur le squelette Spip S-I-I