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Date : 28 octobre 2008
par  Giselle Penat

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DES AIMANTS POUR LE DIAGNOSTIC DES CANCERS DU POUMON

NOUVELLE TECHNIQUE DE NAVIGATION ENDOSCOPIQUE

Article paru dans la rubrique santé du journal NICE MATIN/VAR MATIN

Dimanche 19 octobre 2008

Contact Isabelle Brette

email : magsanté@nicematin.fr



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"Cette masse opaque que vous voyez là, c’est la tumeur" explique le professeur Charles-Hugo MARQUETTE, chef du service de pneumologie du CHU de Nice-hôpital Pasteur, en nous montrant un point sur l’écran de l’ordinateur. Et cette tumeur, située en périphérie du poumon, il va falloir l’analyser.

Mais, dans le cas de ce patient, pas question d’investiguer par les méthodes de diagnostic classiques que sont la chrirurgie exploratrice ou la ponction trans-thoracique, car elles lui feraient courir trop de risques.

(La ponction trans-thoracique consiste à piquer à travers la paroi thoracique jusqu’à arriver à la masse : elle est contre-indiquée dans 30% des cas, pour des raisons anatomiques : bulle d’emphysème, proximité d’un gros vaisseau, proximité du coeur ; ou d’ordre fonctionnel : insuffisance respiratoire.)

"Une nouvelle technique, de navigation endoscopique par guidage électro-magnétique (NEM), déjà utilisé en cardiologie interventionnelle, vient d’être introduite dans l’arsenal diagnostique en oncologie thoracique. Avec 60% de rentabilité diagnostique pour des petites tumeurs périphériques, les résultats sont prometteurs", explique le Pr.Marquette. Le CHU de Nice est équipé de ce système depuis deux mois.

(le financement a été assuré par le Conseil Général dans le cadre des appels à projets. Précisions : ces techniques sont accessibles à l’ensemble des patients de la Côte d’Azur, dans la mesure où un groupement de coopération sanitaire est en train de se créer entre les pneumologues libéraux et le CHU ; il devrait être en fonction d’ici deux mois.)

Et avant de l’introduire dans son service, le Pr Marquette a participé à la mise au point de la technique au CHU de Lille.

SIX REPERES A POSITIONNER

"Cette technique permet d’obtenir le diagnostic des masses pulmonaires situées en périphérie du poumon en passant par les voies naturelles (bouche, trachée, puis bronches) et en se dirigeant vers la cible grâce au guidage de l’instrument qui descend (cathéter et pince). L’instrument est repéré en temps réel par un champ magnétique entourant le patient, et il est dirigé sur les données du scanner thoracique qui a été réalisé auparavant".

Concrètement comment ça se passe ? Pour pouvoir diriger l’instrument directement vers la cible, il a d’abord fallu baliser le chemin à l’intérieur des bronches. Autrement dit, le médecin et son équipe ont déjà travaillé en amont. A partir des données du scanner du patient, ils ont reconstruit son arbre bronchique en trois dimensions. En juxtaposant les deux images sur l’ordinateur, il sont ensuite réalisé une bronchoscopie virtuelle. A ce stade, la NEM a tout d’un jeu vidéo.
Car il s’agit de trouver le plus court chemin pour aller jusqu’à la masse suspecte. De la bouche à la trachée, c’est un jeu d’enfant. Mais ça se complique quand on arrive dans l’arbre bronchique, à cause des bifurcations. Gauche, droite ? Au final le médecin doit positionner six repère pour jalonner son chemin. "L’exercice" est réalisé une première fois la veille de l’intervention. Puis juste avant l’entrée en salle d’endoscopie, pour vérification.

DU DIAGNOSTIC A LA THERAPEUTIQUE

Nous sommes en salle d’endoscopie. La première étape va consister à réaliser une fibroscopie classique pour vérifier que la masse suspecte à biopsier, n’est pas accessible par cet examen.
Lors de la deuxième étape, le médecin superpose l’image virtuelle - refaite tout à l’heure avant l’entrée en salle d’endoscopie - et l’image bronchoscopique réelle. Grâce aux repères préalablement positionnés, le médecin avance la sonde, munie d’une pince, jusqu’à la cible et pratique alors plusieurs séries de prélèvements.

"Si dès à présent la NEM peut être considérée comme faisant partie de l’arsenal diagnostic précoce des cancers du poumon, il n’est pas exclu que, dans un avenir proche, on puisse aussi classer cette technique dans le champ des thérapies du cancer", annonce le Pr Marquette. Ainsi, on pourrait, en même temps que l’on réalise cet examen à des fins diagnostiques, placer des marqueurs sur la tumeur, ce qui permettrait ensuite de guider la radiothérapie ciblée par le Cyberknife.

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PATIENTS FRAGILES

"Le cancer du poumon est actuellement la première cause de mortalité par cancer et la survie à 5 ans, reste inférieure à 20% en Europe et aux Etats-Unis. Le stade de la maladie au moment du diagnostic est le principal déterminant du pronostic. Un certain nombre d’études récentes ont clairement montré que des protocoles de dépistage par scanner thoracique permettaient de détecter des lésions à un stade précoce pouvant faire l’objet d’un traitement curatif. Ces avances dans le dépistage seraient sans intérêt si on ne parvient pas à faire face à deux problèmes pratiques : premièrement le taux élevé de faux positifs du scanner thoracique qui peut atteindre 70% et qui doit conduire à la recherche systématique de la preuve histologique du cancer ; deuxièmement, la forte proportion de patients qui se voient découvrir des petites tumeurs mais qui sont d’emblée inopérables en raison de comorbidités sévères ou de la précarité de leur fonction respiratoire. C’est tout l’intérêt des techniques moins invasives que la chirurgie exploratrice qui, en obtenant un diagnostic de certitude chez ces patients fragiles, permettent de proposer des traitements locaux à visée curative" explique le Professeur MARQUETTE.

Article rédigé par Isabelle BRETTE
ibrette@nicematin.fr

(Nice-Matin/Var Matin - www.varmatin.com)

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