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Date : 26 février 2009
par  Giselle Penat

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NOUVEAUX MEDICAMENTS ET TRAITEMENTS DE DEMAIN

Articles publiés par la Ligue contre le Cancer



LES TRAITEMENTS DE DEMAIN

Bien entendu, la chimiothérapie anticancéreuse continuera
de progresser au cours des prochaines années comme elle
n’a jamais cessé de le faire au cours des trente dernières
années mais d’autres pistes se sont ouvertes, toutes
prometteuses et qui ont pour nom thérapie génique, anti-
angiogenèse ou immunologie.

La thérapie génique : intervenir dès l’origine du cancer

La thérapie génique consiste à intervenir en quelque sorte
sur le programme informatique qui, contenu dans les
gènes, autrement dit les chromosomes, commande la
multiplication des cellules.
C’est donc remplacer un gène défectueux, notamment en
raison d’une mutation, par un gène de remplacement,
apporté dans la cellule par un vecteur, en général un
fragment de virus.
La thérapie génique offre plusieurs facettes : pallier à
l’absence d’un gène répressif, dit « suppresseur de
tumeur », introduire un gène programmé pour tuer les
cellules cancéreuses (on parle de gène-suicide) ou un
gène stimulant les défenses immunitaires.
Intellectuellement, toutes ces pistes sont très
prometteuses mais la recherche est sans doute plus
longue et plus compliquée que ce que certains ont pu
laisser entendre il y a quelques années.
Ceci s’explique par le fait qu de nombreux gènes
interviennent dans le cancer alors que la thérapie génique
n’a pas encore maîtrisé les maladies qui font intervenir un
seul gène.

L’anti-angiogenèse

L’angiogenèse, c’est littéralement la naissance de
nouveaux vaisseaux destinés à irriguer la tumeur.
Cette angiogenèse est sous l’influence de substances
sécrétées par les cellules cancéreuses (des facteurs de
croissance vasculaire, notamment le VEGF), lesquelles
assurent ainsi leur existence mais aussi leur
développement en favorisant la croissance de ces petits
vaisseaux qui vont leur apporter l’oxygène et les
nutriments nécessaires.
L’anti-angiogenèse consiste à développer des substances
qui vont bloquer ce processus et donc priver la tumeur de
ses moyens d’existence.

Vaccination et anticorps monoclonaux

Notre système immunitaire repose sur des petits soldats,
les globules blancs, programmés pour tuer tous les corps
étrangers (antigènes) à l’organisme auxquels ils
appartiennent. Pour cela, les globules blancs sécrètent
des anticorps, un anticorps étant spécifique d’un antigène
donné.
Malheureusement, il est des circonstances où le système
immunitaire ne sait plus combattre non pas des cellules
étrangères à l’organisme mais des cellules anormales ; les
globules blancs, notamment les lymphocytes T, n’ont pas
été programmés pour cela.
Le principe de la vaccinothérapie dans le traitement des
cancers consiste principalement à programmer des
lymphocytes T contre des antigènes spécifiques d’un
cancer donné.
Cette piste reste aujourd’hui expérimentale mais des
essais cliniques sont prometteurs.
En revanche, la stimulation du système immunitaire est
déjà une réalité avec des substances comme les
interférons.

La prévention personnalisée

La genèse des cancers est de mieux en mieux comprise.
Pas encore suffisamment pour qu’une prévention
personnalisée puisse être proposée au cas par cas mais il
est vraisemblable qu’un jour viendra où l’analyse de la
carte génétique d’un individu permettra de déterminer ses
risques de développer tel ou tel cancer. La prévention
consistera d’une part à tout faire pour ne pas l’exposer
aux facteurs qui pourraient favoriser l’expression de ce
risque, d’autre part, à recommander telle mesure de
dépistage en attendant une époque plus lointaine où l’on
serait capable de maîtriser le risque à son origine.

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LES NOUVEAUX MÉDICAMENTS

La chimiothérapie - il serait plus adapté de préciser
chimiothérapie anticancéreuse-
regroupe tout un
ensemble de médicaments permettant de s’attaquer aux
cellules cancéreuses. Parmi ces médicaments, certains
sont anciens comme le méthotrexate, le 5 FU (5 fluoro-
uracile), le cisplatine pour n’en citer que trois parmi une
longue liste, d’autres sont plus récents, voire très récents
car les progrès dans ce domaine sont fort heureusement
incessants.

Des évolutions conceptuelles

Les premières chimiothérapies anticancéreuses étaient
peu ciblées, autrement dit, elles s’attaquaient aux cellules
cancéreuses mais pas uniquement, de nombreuses
cellules saines étant également détruites par ces
substances particulièrement efficaces mais peu sélectives.
Aujourd’hui, la recherche développe des médicaments
plus intelligents, plus ciblés et qui peuvent emprunter une
voie indirecte pour attaquer la cellule cancéreuse plutôt
que de la détruire directement, de façon agressive et plus
ou moins spécifique. Un exemple très parlant est celui de
l’angiogenèse, autrement dit de la formation de nouveaux
petits vaisseaux sanguins dont la tumeur a besoin pour
croître. Il suffirait qu’un médicament bloque cette
angiogenèse qui fait partie du processus tumoral pour que
la tumeur soit privée des moyens nécessaires à son
développement.

Traiter un cancer, ce n’est plus seulement s’attaquer à la
prolifération cellulaire en détruisant les cellules, c’est
comprendre comment une cellule devient cancéreuse,
autrement dit comment elle échappe à un phénomène
normal de régulation, comment elle crée un
environnement propice à son développement, comment,
le cas échéant, elle organise sa dissémination.

Toutes ces questions ouvrent des voies de recherche qui
sont déjà prometteuses comme peut l’être
l’immunothérapie qui consiste à aider l’organisme à
activer ses défenses immunitaires contre une tumeur.

Quelques molécules qui font parler d’elles

Herceptin® : cette molécule, l’herceptine, est proposée
dans certains cas en complément d’une chimiothérapie
conventionnelle pour traiter certaines formes de cancer
du sein (déterminées par l’existence d’un récepteur
spécifique). Les résultats sont encourageants et
permettent de penser que les survies seront très
nettement améliorées par ce produit.

Glivec® : ce médicament permet d’obtenir de très longues
rémissions dans les leucémies myéloïdes chroniques ou
d’obtenir une réduction tumorale très importante dans des
sarcomes digestifs jusqu’à présent peu sensibles aux
traitements médicamenteux.

Taxol® et Taxotère® : ces médicaments, respectivement
paclitaxel et docétaxel, appartiennent à une famille
ancienne où on trouve la vincristine. Mais ils apportent
d’importants progrès. Ainsi, le Taxotère® a récemment
montré qu’il permet d’améliorer la survie dans le cancer
du sein métastatique, et qu’il pourrait également prévenir
les rechutes.

Le cétuximab est un anticorps monoclonal qui permet
d’améliorer les résultats de la chimiothérapie dans des
situations difficiles comme certains cas de cancer colo-
rectal en situation d’échappement thérapeutique, c’est à
dire ne répondant plus aux chimiothérapies
conventionnelles.

Des médicaments qui s’opposent aux facteurs de
stimulation de l’angiogenèse (inhibiteurs de VEGF) sont
également en développement, donc en situation d’études
cliniques, avec des résultats encourageants. C’est le cas
du semaxanib.

Antagonistes d’intégrines, antagonistes des récepteurs de
l’endothéline sont d’autres classes de médicaments en
cours de développement,
témoignant de la vitalité de la
recherche pharmaceutique en matière de lutte contre le
cancer.

Mais d’autres pistes de recherche existent, par exemple
l’amélioration de la galénique, c’est à dire la présentation
du médicament.
Les progrès de la galénique peuvent permettre de
diminuer la toxicité générale d’un produit avec pour
conséquence la possibilité de l’administrer à de plus
fortes doses au niveau même de la tumeur.

Quand le médicament est délivré spécifiquement sur le
site du cancer

Aucun cancer ne peut résister aux médicaments les plus
puissants dont on dispose, mais le problème est bien
évidemment que ces médicaments ne sont pas anodins et
s’attaquent aussi aux cellules saines. Traiter un organisme
attaqué par un cancer est donc toujours une affaire de
dosage, sinon de compromis, consistant à administrer la
plus forte dose possible d’une chimiothérapie
anticancéreuse, c’est à dire la dose la plus susceptible de
détruire la tumeur mais sans pour autant constituer une
menace vitale pour l’organisme. C’est là une des limites
de la chimiothérapie administrée par voie générale et
certaines stratégies sont aujourd’hui développées pour
contourner cette limite et délivrer la chimiothérapie
directement sur le site de la tumeur.

Une façon de faire mais qui n’est pas entièrement
satisfaisante, est l’administration in situ, par
l’intermédiaire d’un cathéter. Beaucoup plus sophistiquée
est « l’encapsulage » de la chimiothérapie dans des
vecteurs (missiles) qui vont avoir la propriété de
reconnaître la tumeur, donc de se diriger spécifiquement
vers elle, de la pénétrer et d’y libérer le médicament.
Celui-ci ne diffusant pas dans le reste de l’organisme peut
donc être délivré à des concentrations beaucoup plus
élevées au niveau de la tumeur et donc accroître
l’efficacité du traitement.

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