Cancer familles
Cancer familles

Listes de discussions Cancer-Familles et Cancer-Deuil-Soutien

Brèves

  • CANCER DU POUMON

    Le lundi 30 avril

    CANCER DU POUMON - TRAITEMENTS CIBLES En 2009, le Professeur Paul Hofman, (anatomopathologiste - Hôpital Pasteur à Nice/06) évoquait dans les (...)
  • CANCER : DEJOUER SON AGRESSIVITE

    Le lundi 30 avril

    CANCER : DEJOUER SON AGRESSIVITE C'est une avancée significative dans l'offensive contre le cancer qui vient d'être accompli par une équipe de (...)
  • DETECTION DU CANCER PAR LES CHIENS

    Le samedi 23 avril

    Les chiens détectent les cancers humains Des détections meilleures par les chiens que par les machines ? http://www.suite101.fr/content/les-chiens-dep
Date : 22 mars 2009
par  Giselle Penat

Accueil > Infos Médicales

RÔLE DE L’ENVIRONNEMENT DANS LA PROGRESSION DU CANCER DE LA PROSTATE

La grande réunion annuelle de l’ANAMAcap se tenait pour la première fois à Nice le mois dernier. L’occasion pour les experts présents, dont le Dr.Daniel CHEVALLIER, chirurgien urologue du CHU de NICE, de rappeler quelques points importants concernant le cancer de la prostate, premier cancer par sa fréquence.



On assiste depuis 15 ans à une progression dans tous les pays développés du cancer de la prostate. En connait-on les causes ?

Tout laisse à penser que des facteurs environnementaux sont impliqués dans ce phénomène, en particulier ce qu’on appelle les "imposteurs endocriniens" ou "estrogen like". Ce sont des molécules de synthèse qui ressemblent aux hormones naturelles et miment leurs effets.
Des études sont en cours pour démonter les effets délétères de ces substances que l’on retrouve un peu partout : dans les pesticides, les macrobiotiques utilisés dans l’élevage, l’aquaculture ... ils se fixent dans les muscles, la graisse des animaux que nous consommons.
Ces molécules sont aussi présentes dans tous les plastiques alimentaires, boîtes de conservation, biberons ..
Il faut savoir que plus ces plastiques sont usés, plus ils ont tendance à libérer, au chauffage, des "estrogen like".

La population azuréenne est-t-elle églement exposée, compte tenu des faibles activités agricoles ?

L’agriculture est effectivement peu développé localemente mais nous n’en sommes pas moins exposés, via l’horticulture qui utilise beaucoup de pesticides et d’engrais. Ceux-ci contaminent les nappes phréatiques. Même la culture biologique, qui n’utilise ni engrais, ni pesticides, se trouve contaminée par les eaux issues de ces nappes phréatiques.

Les études font aussi état de changements dans le profil des patients atteints par un cancer de la prostate. Pouvez-vous préciser ce point ?

Parallèment à cette progression de l’incidence de ce type de cancers, on assiste en effet à un rajeunissement de la population atteinte. Dans le passé, la moyenne d’âge au moment du diagnostic était de 70-75 ans et les cancers dépistés, l’étaient souvent au stade métastasique. Depuis, l’âge moyen a considérablement diminué pour atteindre actuellement 57.5 ans. Mais l’élément positif, c’est que 90% des tumeurs sont diagnostiquées à un stade débutant, bien localisé à la prostate. Ce qui laisse de grands espoirs de guérison grâce aux nombreux traitements aujourd’hui disponibles.

Justement, où en est-on dans les traitements ?

La chirurgie reste le traitement de référence. Mais on peut aussi recourir, selon les cas, à la radiothérapie, à la curiethérapie ou encore au traitement par ultrasons focalisés haute intensité (ABLATHERME R). Le problème c’est que toutes ces thérapies, si elles permettent d’obtenir 90% de guérison, ont, à des degrés divers, des conséquences fonctionnelles : incontinence dans environ 10% des cas, plus fréquemment troubles de l’érection voire impuissance. Mais, et c’est un message important à faire passer auprès des malades, ces troubles ne doivent pas être vécus comme une fatalité. Ils peuvent se traiter par la rééducation, médicalement ou encore chirurgicalement.

Certains hommes appréhendent ces conséquences fonctionnelles, redoutent le dépistage, voire le traitement. Qu’en pensez-vous ?

Il ne faut surtout pas mettre dans la même balance les conséquences fonctionnelles et la survie. Je le répète, les conséquences fonctionnelles se traitent dans 98% des cas. En revanche, si on laisse évoluer un cancer diagnostiqué avant l’âge de 75 ans, on court le risque d’abréger l’espérance de vie.

Article paru dans le journal régional NICE-MATIN/VAR-MATIN du dimanche 15 mars 2009 - page 39 - propos recueillis par : Nancy CATTAN

www.varmatin.com

Réactions à l'article :
Cliquez ici pour réagir à cet article

Tous les articles de la rubrique

Cette rubrique comporte 70 articles

 
Copyright © 2005 Cancer familles |Site réalisé avec SPIP |

Plus d'infos sur le squelette Spip S-I-I