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Date : 5 avril 2009
par  Giselle Penat

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CANCER DU RECTUM : LE TRAITEMENT CONSERVATEUR EXPERIMENTE

Dans le cadre du mois de mobilisation contre le cancer colorectal, une réunion d’échanges et d’informations destinée aux patients et à leur famille, est organisée sous l’égide de la Fondation ARCAD, le mardi 31 mars 2009 de 18 à 20 heures au Centre Antoine Lacassagne, à Nice.



Le traitement conservateur expérimenté

Le sujet sera abordé lors des journées portes ouvertes de l’ARCAD (Aide et recherche en Cancérologie digestive) qui se tiendront le mardi 31 mars 2009 à Nice, comme indiqué.

Traiter un cancer du rectum sans en passer par l’ablation mais sans réduire pour autant les chances de survie du patient. Cette chirurgie dite conservatrice est encore expérimentale et surtout restreinte à des cas particuliers mais elle pourrait constituer dans l’avenir une étape décisive dans l’évolution des traitements du cancer du rectum. Une maladie, assez fréquente qui était, il y a une vingtaine d’années, encore traitée de façon extrêmement radicale par une ablation pure et simple de cette extrémité du tube digestif et du sphincter anal ; les patients étaient dès lors contraints de vivre avec une poche (stomie), un impératif lourd de conséquences aussi bien physiques que psychiques.
Et qui ne permettait pas pour autant d’abolir le risque de récidives. Depuis cette date, les techniques opératoires ont beaucoup évolué, ce risque a été nettement réduit, de même que les séquelles sexuelle et urinaire et la stomie n’est généralement que transitoire.

RESERVE AUX PATIENTS ÂGES

L’introduction de la chimio et raidothérapie préopératoire ont permis de réaliser un autre grand pas en avant.
"Quand on a commencé d’appliquer ces traitements, on s’est aperçu en ouvrant le ventre du patient, que la tumeur avait nettement régressé, voire disparu dans 15% des cas. A partir de là, les experts ont commené à s’interroger sur la nécessité de l’opération !" explique le Pr.Daniel Benchimol, qui préside depuis 3 ans la conférence internationale de consensus sur le cancer du rectum.
Le Brésil a été ainsi l’un des premiers pays à faire le choix - périlleux - de ne plus opérer les patients, se contentant de les suivre à long terme.
"En France, on n’ose pas encore aller si loin. Mais, dans certains cas, et notamment lorsqu’il s’agit de patients âgés, dont l’état de santé ne permet pas de supporter une intervention aussi lourde que l’ablation du rectum, on se contente d’enlever la cicatrice de la tumeur (excision locale), après avoir soulis les patients à de la chimio et de la radiothérapie."

Aujourd’hui, et même dans les centres experts comme celui de Nice, on n’inclut encore que très rarement des patients jeunes et seulement dans des cas très particuliers.
"Se pose le problème des ganglions qui entourent le rectum et sont susceptibles d’être atteints de la tumeur. On ne sait pas les enlever sans toucher au rectum. Or, même lorsqu’il s’agit de petits cancers, le risque qu’ils soient atteints est de 10 à 20%."

Ainsi, l’ablation du rectum reste le traitement standard à l’heure actuelle, faute d’évaluation suffisante, mais le professeur Benchimol reste optimiste pour l’avenir : "Avec le développement du dépistage, on va détecter des formes de plus en plus précoces de tumeurs (sans atteintes des ganglions), et donc accessibles au traitement conservateur."

Nancy CATTAN Journal NICE-MATIN/VAR MATIN du dimanche 29 mars 2009 page 30


PS

FONDATION ARCAD : http://www.fondationarcad.org/

Centre Antoine-Lacassagne à Nice :
http://213.30.181.69/cal/index.htm

Prof.Daniel BENCHIMOL :
http://www.chu-nice.fr/site_CHU/site/afficherPersonneOffreSoins.php?menu=7&idRub=16&idPers=591

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