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Date : 6 avril 2009
par  Giselle Penat

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RECHERCHE : DES MEDICAMENTS ANTIDIABETIQUES POURRAIENT LUTTER CONTRE LE MELANOME

RECHERCHE : Des travaux menés par une équipe de chercheurs niçois pourraient permettre de réaliser à moyen terme un grand pas en avant dans le traitement du mélanome.



LE MELANOME

C’est l’un des cancers les plus redoutables qui soit. Le mélanome ne représente que 5% des cancers de la peau mais il est responsable de 80% de décès liés à ces maladies. L’arsenal thérapeutique dont dispose la médecine est souvent impuissant face à ce cancer au fort potentiel métastasique.

"Lorsque la maladie est dépistée précocement, les chances de survie sont importantes ; à un stade plus avancé, lorsque la tumeur a envahi les tissus sous-jacents, qu’elle est en phase métastasique, elle devient peu sensible à la chimio et à la radiothérapie" explique Stéphane ROCCHI, chercheur à l’INSERM U 895 (Equipe spécialisée en "BIOLOGIE ET PATHOLOGIES DES CELLULES MELANOCYTAIRES", dirigée par le Dr.Robert BALLOTI)

UTILISER LES CONNAISSANCES SUR LE DIABETE DE TYPE II

En partenariat avec les équipes de dermatologues du CHU de Nice, le chercheur et son équipe tentent depuis plusieurs années de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques contre le mélanome. Et, comme c’est souvent le cas en médecine, c’est en utilisant les connaissances acquises dans une pathologie toute différente, le diabète de type 2, que les scientifiques ont découvert une piste potentiellement intéressante :
"On s’est intéressé à un facteur moléculaire qui joue un rôle déterminant dans la différenciation des cellules adipocytaires (graisseuses).
Il existe d’ores et déjà des médicaments
(famille des thiazolidinediones = certains de ces médicaments ont été retirés du marché, à cause de leur toxicité hépatique, lorsqu’ils sont utilisés de façon chronique. Ce qui ne serait pas le cas dans le traitement du mélanome.) qui ciblent ce facteur et que l’on utilise pour traiter notamment le problème du métabolisme du glucose chez les patients atteints de diabète de type 2.

D’autres recherches ont montré, par ailleurs, que ces médicaments étaient capables d’inhiber la croissance des cellules en favorisant l’apoptose ("suicide cellulaire", NDLR) explique S. ROCCHI.

De là à tester ces médicaments sur le mélanome, il n’y avait qu’un pas que le chercheur s’est empressé de franchir.

PREMIERE "BONNE NOUVELLE" : dans le cas du mélanome, le facteur ciblé par les médicaments antidiabétiques voit son expression augmenter avec le développement de la tumeur, laissant supposer qu’il pouvait jouer dans cette pathologie un rôle déterminant.

DEUXIEME BONNE NOUVELLE : testés chez le rongeur et sur des lignées cellulaires de mélanomes métastasiques, ces mêmes traitements se sont révélés très efficaces.

30 PATIENTS INCLUS DANS L’ESSAI CLINIQUE

Compte tenu de la gravité de la maladie en jeu, les scientifiques peuvent d’ores et déjà passer à la phase 2, autrement dit tester ces médicaments chez les patients : " L’avantage, c’est que ces médicaments antidiabétiques sont déjà sur le marché, autrement dit ont déjà subi les premières phases très longues qui précèdent cette commercialisation. Même si certains ont été retirés de la vente à cause de leur toxicité, la balance bénéfice-risque, dans le cas du mélanome métastasique qui ne dispose aujourd’hui d’aucune thérapeutique, est en faveur de ces essais."

Les scientifiques attendent aujourd’hui le feu vert (et les deniers !) des industriels qui commercialisent ces traitements pour commencer à inclure dans des essais des malades atteints de mélanomes métastasiques et qui ne répondent plus aux chimiothérapies classiques (30 patients au total).

Cette étude pilote est conduite par Nice mais elle implique six autres équipes au niveau national. L’enjeu, on l’aura compris, est immense, mais la prudence, elle aussi, s’impose avant de crier victoire, les issues d’une recherche restant malheureusement aléatoires.

Articlé rédigé par Nancy CATTAN du journal NICE MATIN/VAR MATIN
E-mail : ncattan@nicematin.fr

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PREVENTION : SURVEILLER LES GRAINS DE BEAUTE

Les messages de prévention tournent en boucle depuis plusieurs années :

"Protégez-vous du soleil et faites surveiller vos grains de beauté pour dépister à temps toute transformation maligne."

Dans un quart des cas le mélanome se développe en effet à partir d’un grain de beauté. Ce que l’on sait moins, c’est que la maladie se développe surtout de novo, autrement dit sur aucune lésion préexistante :
" Elle peut dans ce cas, avoir une évolution très variable : très rapide ou sur plusieurs années".

Les facteurs de risque sont eux bien connus : exposition intermittente aux ultraviolets, antécédents de brûlure solaires particulièrement pendant l’enfance, antécédents familiaux de mélanome, le type de peau et le nombre de naevi (supérieur à 50).

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LES CHIFFRES DANS LE VAR ET LES ALPES-MARITIMES

Les cancers cutanés graves (hors basocellulaires) figurent parmi les cancers infiltrants les plus fréquents, recensés au cours de l’année 2007 dans la région.
Ainsi, en 2007, 1116 tumeurs invasives de la peau, parmi lesquelles 248 cas de mélanomes malins ont été pris en charge dans le département des Alpes-Maritimes (632 dont 133 cas de mélanomes dans le département du Var (à noter que les chiffres du Var ne sont pas exhaustifs, certains laboratoires ne participant pas encore au recueil des données, initié seulement en 2007, dans ce département.)

Ces données sont fournies par l’association des anatomopathologistes de la région PACA EST, le CRISAP.
Il serait intéressant de comparer ces chiffres à ceux relevés dans des régions moins ensoleillées (où la population est donc moins exposée) mais aucune autre base de donnée départementale ne dispose à ce jour de chiffres aussi récents.

Encarts dans l’article page 48 du NICE MATIN/VAR MATIN
signature : N.C.

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