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Date : 27 décembre 2009
par  Giselle Penat

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CANCER DE LA THYROÏDE

"Pour la majorité d’entre elles, les maladies qui affectent la thyroïde n’ont aucun caractère de gravité" rappelait à l’occasion de la semaine nationale de la thyroïde, le Professeur Jean-Louis Sadoul, endocrinologue au CHU de NICE.



Les affections les plus connues sont l’hyperthyroïdie et l’hypothyroïdie qui traduisent respectivement un emballement et un essoufflement de la thyroïde.

"Plus de 20 causes possibles d’hyperthyroïdie sont recensées ; la maladie touche surtout des femmes âgées de 20 à 40 ans, avec un second pic vers 60 ans. Les patientes se plaignent toujours d’avoir chaud, toujours soif, d’être énervées, de mal dormir, de se sentir fatiguées."
Moins connu une personne sur dix accuse un gain de poids.
Ce qui peut produire une certaine confusion.
"Cette prise de poids mais aussi des signes comme la fatigue s’observent également chez les personnes atteinte d’hypothyroïdies"

DES DOSAGES TROP FACILES

Cette "baisse de régime" de la tyroïde, responsable d’un ralentissement global des fonctions de l’organisme peut intervenir, elle, à tous les âges de la vie, même dans l’enfance, mais avec un pic entre 40 et 50 ans. A l’origine de la maladie, le plus souvent une auto-immunité dirigée contre la thyroïde.
La vraie difficulté réside dans le dépistage de ces troubles. A l’inverse de ce qui s’observe généralement en médecine, on pèche dans le domaine par excès :
"Comme le dosage des hormones tyroïdiennes est facile, il est pratiqué dès que la personne décrit des troubles aussi peu spécifiques que la fatigue, un mal être .. et l’on se retrouve face à des situations d’ypotyroïdie infracliniques ou frustres (c’est à dire très peu importante, Ndlr) "dont la majorité ne doit pas être traitée. Alors que seule une surveillance régulière est nécessaire, beaucoup de ces personnes repartent pourtant chez elles avec des hormones de synthèse."

Pour témoigner de l’ampleur du phénomène, un chiffre : LA LEVOTHYROXINE, traitement de référence, se classe parmi les dix médicaments les plus consommés en France.
Traiter une hypothyroïdie frustre n’est pourtant pas sans conséquence :
"20% des personnes prennent trop de lévothyroxine, avec un risque d’ostéoporose et cardio-vasculaire supplémentaire. Plus grave, on provoque chez ces personnes un sentiment d’insatisfaction ; dans les premiers temps, elles bénéficient d’un effet placebo, puis les symptômes n’étant pas spécifiques, ils ne sont pas améliorés de façon pérenne et suffisante. Et elles se retrouvent à long terme, très démunies, certaines cherchant d’elles-mêmes à modifier les doses de médicaments." Un comportement peu raisonnable, qui n’a d’autre effet que d’aggraver les choses.

Article de Nancy CATTAN - NICE-MATIN du 28 juin 2009 page 30

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CANCERS DE LA THYROÏDE : DES MALADIES RARES

"On assiste depuis quelques années avec le spectre de Tchernobyl, à une progression exponentielle des examens d’exploration des nodules tyroïdiens ; aux mains d’équipes entraînées, la ponction permet actuellement de trier efficacement les nodules à opérer et ceux à surveiller. La formation et l’information des praticiens permettront de réduire encore les actes inutiles, l’objectif étant d’opérer tous les cancers, mais seulement les cancers", précise le Dr. Christophe Sattonet, président du CRISAP Paca (Centre de Regroupement Informatique et Statistiques en Anatomie Pathologiques). Les chiffres fournis par cette association confirment pourtant qu’en dépit des craintes, les cancers de la thyroïde restent stables et toujours aussi rares (Dans la zone géographique la plus exposée au nuage de Tchernobyl, de la Corse à Strasbourg, la fréquence des cancers de la thyroïde est identique, voire plus faible que dans des régions épargnées, comme les régions bordant l’Atlantique) ; ils ne représentent que 2% en moyenne de tous les cancers. Hormis quelques formes agressives très rares, la plupart d’entre eux sont par ailleurs de très bon prognostic.
En 2005 (date du début du recueil, incluant les récidives et les métastases) : 157 cas dont 118 femmes (3,4% des cancers féminins) et 39 hommes (1% des cancers masculins) ont été détectés. En 2007, il y avait 144 cas : 108 femmes (3,1%) et 36 hommes (0,9%).

Article signé N.C. Journal Nice-Matin 28 juin 2009 page 30

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FACE A L’ENVIRONNEMENT

La thyroïde a besoin pour fonctionner d’iode et de selenium qui doivent être fournis par l’alimentation, même lorsqu’on habite au bord de la mer.
Méfiance avec les produits manufacturés, ils contiennent du sel non iodé car moins coûteux.
Attention également aux abus d’aliments comme les crucifères (choux), ils contiennent des cyanites qui, absorbés en grande quantité, diminuent le fonctionnement de la thyroïde.
Mais le principal danger réside dans certains produits chimiques dérivés du plastique, les célèbres perturbateurs endocriniens dont on évalue actuellement l’impact.

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LES DIFFICULTES DU JUSTE DOSAGE

Les personnes traitées par des hormones thyroïdiennes peinent souvent à trouver "le bon dosage". La raison en est simple : "il n’existe pas de normes absolues, mais des valeurs individuelles, idéalement, il faudrait avoir des dosages sur une période de 10 ans avant la maladie, pour savoir où se situe exacgtement le "set point" de chacun", note le Prof. Sadoul.
Les difficultés relèvent du manque d’observance : "On sait par exemple qu’il est important de prendre le médicament un quart d’heure avant le repas, car il existe des interactions avec l’alimentation. Autre écueil : la prise simultanée d’autres médicaments comme du fer ou des pansements gastriques : "en dosant les hormones on trouve des concentrations insuffisantes et on augmente d’autant les doses !"

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