Cancer familles
Cancer familles

Listes de discussions Cancer-Familles et Cancer-Deuil-Soutien

Brèves

  • CANCER DU POUMON

    Le lundi 30 avril

    CANCER DU POUMON - TRAITEMENTS CIBLES En 2009, le Professeur Paul Hofman, (anatomopathologiste - Hôpital Pasteur à Nice/06) évoquait dans les (...)
  • CANCER : DEJOUER SON AGRESSIVITE

    Le lundi 30 avril

    CANCER : DEJOUER SON AGRESSIVITE C'est une avancée significative dans l'offensive contre le cancer qui vient d'être accompli par une équipe de (...)
  • DETECTION DU CANCER PAR LES CHIENS

    Le samedi 23 avril

    Les chiens détectent les cancers humains Des détections meilleures par les chiens que par les machines ? http://www.suite101.fr/content/les-chiens-dep
Date : 18 septembre 2005
par  Cancer-famille

Accueil > Bloc infos  > Cancer des testicules

Cancer des testicules

Docteur J.C. DURAND Institut Curie

Pour la Ligue contre le cancer


Mots clefs associées

Cancer des testicules

Le cancer du testicule est un cancer rare puisqu’il ne représente que 1 % des cancers de l’homme, soit 2,3 pour 100.000 hommes et 3 % des cancers uro-genitaux ; cependant sa fréquence est probablement plus importante car un certain nombre de cancers généralisés dont le point de départ est testiculaire ne sont pas rapportés à la tumeur originelle. Ce cancer est important car d’une part ii survient souvent chez des sujets jeunes de 20 à 30 ans, d’autre part les méthodes modernes permettent une amélioration importante de son pronostic.

FONCTION TESTICULAIRE

Le testicule est la glande sexuelle mâle, elle a deux fonctions :

  1. Elle produit les spermatozoïdes qui vont féconder les ovules femelles. C’est son rôle de reproduction et l’immense majorité des tumeurs survient a partir de cette lignée.
  2. Une fonction endocrinienne. Elle secrète les hormones sexuelles mâles qui conditionnent les caractères sexuels secondaires masculins.

Les testicules primitivement se trouvent dans l’abdomen et, au cours de la vie fœtale et de la première enfance, descendent progressivement par le canal inguinal dans le scrotum pour occuper leur position définitive.

Les FACTEURS DE RiSQUES DANS LES CANCERS TESTICULAIRES

Les cancers sont, suivant les statistiques, de 12 a 48 fois plus fréquents quand le testicule n’est pas descendu à sa place normale avant I’ âge de 6 ans. II est donc indispensable de surveiller systématiquement chez les enfants la "descente testiculaire" et, si celle-ci ne se faisait pas, de la provoquer artificiellement si possible à I’ âge de 6 ans.

CIRCONSTANCES DE DÉCOUVERTE DES CANCERS TESTICULAIRES

Elles sont assez univoques. L’attention du patient dans la grande majorité des cas est attirée par une masse dure dans le testicule. Celle-ci peut être de volume variable, soit un "petit pois" enchassé dans la glande, soit une volumineuse masse englobant tout le testicule. Cette masse peut parfois être difficile à différencier d’une tuméfaction de I’epididyme, organe qui surplombe le testicule. Les tuméfactions epididymaires sont en général bénignes et d’origine infectieuse. Les tumeurs testiculaires s’accompagnent volontiers d’une sensation de lourdeur ou de tension mais il est rare que la douleur constitue le symptôme vraiment révélateur. Enfin et malheureusement , il est relativement fréquent que le patient vienne consulter pour une tumeur maligne d’autre localisation abdominale et pulmonaire en particulier. Ce n’est que I’examen complet qui retrouvera la tumeur testiculaire originelle.

LE DIAGNOSTIC

Ce n’est parfois qu’au bout de plusieurs mois que les patients consultent, ce qui explique que plus de la moitié des tumeurs testiculaires soient diagnostiquées alors qu’elles ont déjà donné des métastases à distance. II est très important que tous les hommes connaissent la technique de I’auto-examen testiculaire. L’examen est fait après le bain ou la douche quand la peau des bourses est amollie. La palpation testiculaire se fait des deux mains en palpant lentement la glande entre le pouce et I’index. Si un nodule est trouvé, une consultation médicale est indispensable. Le médecin palpera lors de I’examen le testicule et les éléments qui I’entourent , I’epididyme, le cordon. Si la tumeur est vraiment testiculaire, elle justifie en principe une intervention chirurgicale et éventuellement un examen histologique au cours de I’opération. Si la tumeur maligne est confirmée, une ablation du testicule avec section haute du cordon est nécessaire. Elle constitue la première partie du traitement et permet de préciser le type histologique qui conditionne la thérapeutique. Un bilan est nécessaire. II comporte :
- des marqueurs H.C.G. hormone spéciale , alpha foeto protéine utile pour surveiller I’évolution tumorale
- des radiographies : radiographie pulmonaire , urographie intra-veineuse qui visualise les reins , une tomodensitometrie abdominale permettra d’apprécier I’état des ganglions lateroaortiques ou peuvent se trouver des métastases du cancer testiculaire.

LES DIFFERENTS TYPES DE TUMEURS TESTICULAIRES

On distingue 4 grands types de tumeurs testiculaires dont les traitements et le pronostic sont différents :
- le séminome pur qui représente 40 % des cancers du testicule, très radiosensible.
- le dysembryome, moins radiosensible, 40 % des tumeurs testiculaires.
- le dysembryome associé au séminome ou au choriocarcinome, 15 à 20% des tumeurs testiculaires.
- le choriocarcinome, tumeur rare, 1 % des tumeurs testiculaires, et grave.

LE TRAITEME NT
L ’orchidectomie avec section haute du cordon constitue la première étape du traitement pour les 4 types tumoraux. Elle n’entraîne pas d’infertilité. II est possible mais non indispensable de remplacer le testicule par une prothèse. Les méthodes de traitement :
- La chirurgie. Outre I’orchidectomie, elle consiste en I’exérèse des ganglions lateroaortiques qui peuvent être envahis de façon latente (40 % des cas). Elle est particulièrement indiquée dons les cas de tumeurs radiorésistantes.
- La radiothérapie. Elle est basée sur le fait que, dons certaines tumeurs, les cellules cancéreuses sont plus sensibles aux rayons X que les cellules normales et peuvent donc être détruites sélectivement par radiothérapie.

Mais ceci n’est vrai que dons les tumeurs radiosensibles telles les séminomes. II est alors possible de traiter de cette façon les métastases ganglionnaires profondes lateroaortiques.
- La chimiothérapie. Les tumeurs testiculaires, en particulier les dysembryomes, ont une particulière sensibilité à la chimiothérapie. Les nouvelles drogues sont utilisées en régie en association. Elles sont très efficaces mais ont une grande toxicité, nécessitent une surveillance très stricte, entraînent des troubles fonctionnels gênants (nausées, vomissements, diarrhée, perte des cheveux pour certains) et perdent de leur efficacité au bout de plusieurs cures. Elles peuvent enfin entraîner une stérilité secondaire.
- Les indications thérapeutiques
- Dans les séminomes, outre I’orchidectomie, une radiothérapie sur les aires ganglionnaires latero-aortiques est indiquée.
- Dans les dysembryomes ou les tumeurs associées, un évidement lombo-aortique sera pratiqué en association avec la chimiothérapie en cas d’atteinte ganglionnaire lombo-aortique décelée a la tomodensitometrie. Si cet examen est normal et si les marqueurs sont normaux après I’orchidectomie, 2 conduites sont possibles :
. une surveillance très stricte et un traitement en cas de récidive
. un évidement lombo-aortique systématique a titre diagnostic. La chimiothérapie est indiquée dons les tumeurs étendues avec, en particulier, une extension aux ganglions latero-aortiques ou des métastases a distance.
- Les choriocarcinomes purs sont traites par chimiothérapie.

LE PRONOSTIC DES TUMEURS TESTICULAIRES

Le pronostic des séminomes est excellent puisque le taux de guérison de passe 90 %. Dons les dysembryomes, le taux global de guérison est de 80 %. II atteint plus de 90 % dons les cas sans atteinte ganglionnaire. Les choriocarcinomes dont le pronostic était it très mauvais voient leur taux de guérison augmenter de façon importante grâce a la chimiothérapie.

LES PERSPECTIVES D’AVENIR

Elles sont de trois ordres :
- une amélioration du dépistage avec détection plus précoce des tumeurs testiculaires, ce qui peut être obtenu par :
- un auto examen régulier
- I’examen systématique des bourses au cours de tout bilan médical complet .
- Une amélioration de la chimiothérapie avec utilisation de drogues efficaces et moins toxiques que les drogues actuelles.
- une adaptation très précise des indications thérapeutiques aux différents types de tumeur et a leur extension.

Docteur J.C. DURAND Institut Curie
Pour la Ligue contre le cancer

Réactions à l'article :
Cliquez ici pour réagir à cet article

  • Cancer des testicules
    15 juin 2007, par jydeyris

    Bonjour, au toucher j’ai une protubérance granuleuse sur le testicule droit de 0.5cm environ ; je ressens une gêne et une inflammation. Il y a trois ans j’ai été infecté par une tique en bas de la jambe droite et un erythème s’est développé jusqu’à l’aine droite.. et c’est arrêté à cet endroit ; il s’en est suivi un genre de zona sur l’aine droite... j’ai été soigné 1 an et demi après par une dose massive d’antibiotique suite à des problèmes cardiaques (palpitation et ratées). Outre le fait que je vais consulter mon médecin, je me demande s’il peut y avoir un rapport entre cette infection de tique et la protubérance constatée. Que penser ? merci de me répondre

    • Cancer des testicules
      16 juin 2007, par Giselle Penat

      Bonjour,

      Nous ne pouvons pas vous répondre : nous ne sommes pas médecins (et même à distance aucun médecin ne poserait de diagnostic) et nous ne pouvons pas nous permettre de donner ici des informations médicales farfelues ou approximatives. Chaque cas est spécifique aussi.
      Un conseil : consultez rapidement.

      Attention petit rappel : "Les infos diffusées ne peuvent en aucun cas être assimilées à un avis médical. Toute information relative à une thérapeutique ou à un diagnostic doit être reçue sous réserve ; seul votre médecin est habilité à confirmer la validité d’une telle information. "

      Cordialement
      Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer Deuil Soutien)


  • Cancer des testicules
    7 juin 2007, par local 3

    Je suis enceinte de 3 mois et l’on vient de découvrir un cancer du testicule chez mon mari. Y a-t-il un plus grand risque de malformation foetal ?
    J’ai entendu dire que si une personne atteinte du cancer du testicule suit une chimio ou une radiothérapie, il ne faut pas que sa partenaire sexuelle tombe enceinte sous peine de malformations foetales. Est-ce vrai ? Et quand est-ce que le risque n’est plus présent ?

    • Cancer des testicules
      8 juin 2007, par Giselle Penat

      Bonjour,

      Avant de croire, supposer, s’imaginer, penser que ..

      1. demandez d’abord un avis médical à votre gynécologue et au cancérologue qui suit votre mari.

      2. si des examens sont nécessaires par ex. une ponction de liquide amniotique au 4° mois de grossesse - seul votre gynécologue est le mieux placé pour prendre cette décision, s’il le juge utile.

      3. "la chimiothérapie comprend aussi le risque théorique qu’après une réapparition de la production normale de spermatozoïdes suite à un traitement anticancéreux, les spermatozoïdes produits soient génétiquement endommagés. Bien que des tests sur des animaux de laboratoire démontrent une augmentation des risques de fausse couche et d’anomalie à la naissance, rien n’a encore pu être prouvé chez l’homme. Il n’est donc pas nécessaire d’envisager une interruption de grossesse après un traitement contre le cancer (chimio ou rayons). " extrait d’un site belge sur le cancer du testicule, relatif aux traitements chimio + radiothérapie.Centrum voor Reproductieve Geneeskunde - le CRG ou Centre de Médecine de la Reproduction).

      4. Toujours prendre du recul face à la masse d’infos diffusées sur internet, où le pire côtoie le meilleur. Sélectionnez les sites médicaux sérieux.

      5. Pensez toujours au coureur cycliste Lance Amstrong (même si cas particulier) et à ses enfants, dont des jumelles, nés après les traitements subis contre le cancer des testicules métastasé, qui ne semblent pas avoir souffert de malformations foetales !

      Pour info, je rappelle que ce site avec ce petit forum interne n’a qu’un but informatif au sens large du terme et qu’à ce titre nous ne donnons pas de conseils médicaux, encore moins de diagnostics, d’autant plus que nous ne sommes pas médecins.
      Attention : "Les infos diffusées ne peuvent en aucun cas être assimilées à un avis médical. Toute information relative à une thérapeutique ou à un diagnostic doit être reçue sous réserve ; seul votre médecin est habilité à confirmer la validité d’une telle information. "

      Très cordialement
      Giselle (gestionnaire des listes Cancer-Familles et Cancer-deuil-soutien)

 
Copyright © 2005 Cancer familles |Site réalisé avec SPIP |

Plus d'infos sur le squelette Spip S-I-I