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Date : 31 mai 2009
par  Giselle Penat

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ANTICANCER - LES BONS REPERES -

On le sait, l’hérédité joue un rôle dans l’apparition de certains cancers. Mais, contraireement à ce que l’on pourrait penser, cela ne représente que 15% des cas. La majorité des cancers échappe donc à cette fatalité et pourrait relever de mauvaises habitudes de vie ou de notre environnement.
C’est en tout cas l’avis des experts internationaux du FONDS MONDIAL DE RECHERCHE CONTRE LE CANCER (FMRC).
Selon eux, 40% des cancers pourraient être évités par de simples modifications de l’alimentation et par un peu plus d’activité physique. D’où ces nouvelles recommandations nutritionnelles, à adopter sans hésiter.



MANGER PLUS DE FRUITS ET DE LEGUMES

Pour quelle raison ?

Ces trente dernières années, des centaines d’études ont évalué le lien entre végétaux et cancer. Conclusion : les personnes qui mangent peu de fruits et de légumes présentent un risque de cancer de une fois et demie à deux fois plus élevé. A contrario, consommer plus de végétaux reste l’un des meilleurs moyens de diminuer le risque de cancer non seulement de la bouche, du larynx, du pharynx, de l’oesophage et de l’estomac, mais aussi de la prostate ou du poumon. Cet effet protecteur des fruits et des légumes pourrait s’expliquer par l’action de leurs composants (fibres, vitamines, antioxydants).

Dans la pratique :

La recommandation actuelle du programme national nutrition santé préconise de consommer 400 g de fruits et légumes par jour. Le FMRC va encore plus loin et recommande jusqu’à 600 g par jour. Pour en manger le plus possible, l’astuce consiste à composer tous ses repas autour de légumes et de fruits et à en avoir toujours à disposition, qu’ils soient frais, en conserve ou surgelés.

LIMITER LA CONSOMMATION DE VIANDE ROUGE

Pour quelle raison ?

Comme l’a démontré une grande étude européenne (EPIC : European Prospective Investigation Into Cancer and Nutrition) , le risque du cancer du côlon chez les personnes qui consomment environ 200 g par jour de viande rouge ou de viande transformée (charcuterie, pâté, saucisse, corned-beef ..) est trois fois plus élevé que celui des personnes qui en mangent une ou deux fois par semaine. Le cancer du sein semble également plus fréquent chez les femmes qui mangent beaucoup de viande et peu de fibres. La cuisson compte aussi, puisque les grillades peuvent générer des substances cancérigènes voisines des goudrons.

Dans la pratique :

Pas question de se priver de viande rouge, source de fer, de zinc et de vitamine B12. Il suffit d’en consommer moins (500 g au maximum par semaine) et de limiter les barbecues à quelques occasions dans l’année. On peut alors compléter les apports en protéines avec de la viande blanche (poulet, dinde), des oeufs et du poisson, qui n’influent pas sur le risque de cancer. On peut prendre également la bonne habitude de remplacer deux fois par semaine les protéines animales par des protéines végétales : tofu, steak de soja ou légumineuses (haricots secs, lentilles, pois).

REDUIRE LES APPORTS EN SEL

Pour quelle raison ?

Le sel et les aliments conservés par salaison ou fumaison sont fortement impliqués dans les cancers de l’estomac.
C’est le moment d’ignorer la salière et de ne pas trop consommer de poissons fumés (pour mémoire, l’Organisation Mondiale de la Santé recommande de ne pas dépasser 5 grammes de sel par jour).

Dans la pratique :

A la place, on utilise des herbes aromatiques pour donner plus de goût, et aussi de l’ail, de l’oignon ou des épices comme le curcuma, pour leurs propriétés anti-inflammatoires qui aident à lutter contre les cellules cancéreuses.

BOIRE MOINS D’ALCOOL ET DE BOISSONS SUCREES

Pour quelle raison ?

Les boissons alcoolisées (et non le vin qui, s’il a un effet "alcool", possède aussi un effet "fruit" aboutissant à une diminution de 23% du risque) sont mises en cause de nombreux cancers : lèvres, bouche, oesophage, larynx, foie, côlon, sein ..
Quant à l’excès de sucre, notamment dans les sodas, il a pour conséquence, outre la prise de poids, de stimuler la secrétion d’insuline, facteur de croissance des cellules cancéreuses.

Dans la pratique :

Le FMRC recommande de ne pas dépasser deux verres d’alcool par jour pour les hommes et un verre par jour pour les femmes. Quant aux boissons sucrées, mieux vaut les limiter le plus possible et le remplacer par du thé vert (sans sucre !), préconisé par certains spécialistes pour les vertus protectrices de ses catéchines.

CUISINER MOINS GRAS, MOINS RICHE

Pour quelle raison ?

Les problèmes de surpoids et d’obésité augmentent aussi le risque de nombreux cancers, notamment le cancer colorectal et celui du sein chez les femmes ménopausées. Le bon IMC (indice de masse corporelle) pour s’en protéger se situe entre 21 et 23. Ni plus, ni moins.

Dans la pratique :

Limiter les aliments et les plats trop riches, faire la chasse aux graisses cachées (viandes et charcuterie, par exemple), utiliser, avec parcimonie de bonnes huiles (olive et colza) et consommer le moins possible de sucres, dont on sait qu’ils favorisent la production d’insuline et le stockage des graisses.


Article signé Katia SOAVE - paru dans le magazine VERSION FEMINA www.femina.fr du dimanche 24 mai 2009 - supplément du NICE-MATIN/VAR MATIN.

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Encart N° 1 page 52 :

LE TOP 5 DES VEGETAUX :

A consommer de manière la plus variée possible, sans pour autant exclure ou limiter les autres fruits et légumes de son alimentation quotidienne...

1. L’ail et ses cousins

L’oignon, le poireau, l’échalote et la ciboulette ont une action protectrice contre les substances cancérigènes et une capacité à empêcher la croissance des cellules cancéreuses.

2. Les choux

Le chou fleur, les choux de Bruxelles, les choux "feuillu" ou pommé et les brocolis font partie de cette famille de crucifères. Ils renferment de grandes quantités de composés qui empêchent les substances cancérigènes d’endommager les cellules.

3. Les fruits rouges

Framboises, fraises, myrtilles et cannerberges constituent une bonne source de polyphénols, or ces antioxydants renferment des molécules anticancéreuses puissantes (acide ellagique, anthocyanidines et proanthocyanidides) qui aident à se protéger.

4. Les tomates

Elles représentent la meilleure source de lycopène, un anti-oxydant protecteur dans certains types de cancers, notamment celui de la prostate. Leur cuisson dans un coprs gras (huile d’olive) augmente la présence de lycopène et le rend plus assimilable par les cellules de l’organisme.

5. Les agrumes

L’orange, le pamplemousse, le citron et la mandarine ne sont pas qu’une source de vitamine C. Entiers ou en jus, ces fruits apportent à l’organisme une multitude de composés phytochimiques, dont les propriétés anti-inflammatoires protectrices agissent directement sur les cellules cancéreuses, prévenant ainsi leur progression.

Source : "Les aliments contre le cancer", des Drs Richard Béliveau et Denis Gingras, Solar.

"Cuisiner avec les aliments contre le cancer" des Drs Richard Béliveau et Denis Gingras,, éditions Robert Laffont
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Encart N° 2 page 54 :

LA NUTRITION POUR ENRAYER LA MALADIE

Développée par le Groupe de Recherche en thérapeutique anticancéreuse (GRETAC), une nouvelle approche, fondée sur la nutrition, permettrait de lutter contre le cancer.

http://www.espace-sciences.org/science/10065-sciences-ouest/20164-Annee-2005/20524-226/20536-dossier-du-mois-poles-de/20545-des-aliments-contre-le-cancer/index.html

Les explications du Professeur Jacques-Philippe Moulinoux, chef du service de cytogénétique et biologie cellulaire au CHU de Rennes.

Question : Comment en êtes-vous arrivé à la conclusion qu’une alimentation adaptée peut freiner le développement du cancer ?

J-P.M. On a découvert que les tumeurs cancéreuses baignent dans un milieu très riche en petites molécules, les polyamines. De là à penser que que ces substances jouent un rôle dans la croissance tumorale, il n’y avait qu’un pas .. confirmé par les expériences : lorsqu’on ajoute un produit qui bloque la sytnhèse des polyamines dans un milieu où sont cultivées des cellules cancéreuses, ces dernières cessent de proliférer.

Question : Cette stratégie efficace in vitro l’est-elle également in vivo ?

J-P.M. Malheureusement non, car dans "la vraie vie", les cellules cancéreuses continuent d’être alimentées en polyamines. En recherchant d’où celles-ci provenaient, on a découvert qu’une partie est fabriquée par la tumeur elle-même, une autre par la flore intestinale, mais que l’essentiel (80%) est apporté directement par les aliments !

Question : D’où l’idée de proposer à des patients des aliments pauvres en polyamines ?

J-P.M. En effet. A cette fin, nous avons conçu et développé, en partenariat avec la société NUTRIALYS, un aliment diététique à très faible teneur en polyamines, appelé CASTASE (délivré uniquement sous stricte indication et surveillance médicales), que nous avons associé au traitement inhibiteur de la synthèse des polyamines et des antibiotiques pour limiter leur fabrication par l’intestin.

Question : Quels ont été les résultats de cette trithérapie ?

J-P.M. Stupéfiants ! Sur 10 patients atteints d’un cancer de la prostate métastasé, devenu résistant à tout traitement, 5 ont vu la progression tumorale stoppée, 4, leur marqueur PSA diminuer et tous ont connu une amélioration de leur qualité de vie, que ce soit en terme de fatigue ou de douleur.
Quant aux défenseurs de l’organisme que sont les lymphocytes, leur taux sanguin s’était accru. D’autres travaux sont en cours pour d’autres cancers, dont les conclusions sont attendues d’ici la fin 2009.

Propos recueillis par Cendrine BARRUYER.

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